Thursday January 7, 2021 • a.m (eastern) Folk Directions, hosted and produced by Gerry Goodfriend, airs on CKUT 90.3 FM in Montreal, is streamed and archived on the web at is a Sing Out! Radio Partner. Because I pre-record Folk Directions at home I seldom get to the station. If you plan on sending music there for me, please also email me
Pourles habitués de Dragon Quest, vous saurez sûrement déjà de quoi il en retourne mais pour les nouveaux venus, Les défis de la roue du Dharmal seront disponibles auprès du Grand Lama une fois le trophée Un disciple à la hauteur obtenu. Cependant, vous n’aurez accès qu’aux trois premiers défis et vous devrez attendre d’avoir débloqué Sauveur d'Elréa pour obtenir les
Fiertémal placée. Vous devez forger une Epée impériale +3. Pour cela, il vous faudra apprendre la recette dans le livre en remportant l’épreuve finale de la Roue du Dharmal. Pour forger cette épée, vous devrez vous procurer notamment du Densinium, de l’Orichalque, du
Ensuitefarmez un maximum de graines de forces pour le Héro, Érik et Jade principalement, c'est une étape quasiment obligatoire pour arriver en dessous des 50 tours, en
️ Roue Du Dharma Microsoft Windows 11. Dans la version Windows 11 l'émoji Roue Du Dharma ressemble à ceci. Elles peuvent se présenter autrement dans d'autres versions Microsoft et sur d'autres plateformes. La date de sortie est le 5 octobre 2021. Version: Microsoft / Windows 11. Créateur d'émojis . Dans d'autres versions. Roue Du Dharma Microsoft Windows 10 May
C Arts et Spectacles, La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.Montréal :[La presse],1884-2017
Encoreun épreuve de la roue afin d'affronter le maitre Pang en personne !-----
Ahoui. Je pensais pas que c'était à ce point là, le truc de la fanfare. ^^ Haut. 10 octobre, 2019 - 18:10
11 Greystoke: The Legend of Tarzan, Lord of the Apes (1984) 12. Who's That Singing Over There (1980) 13. The Big Chill (1983) 14. Indiana Jones and the Temple of Doom (1984) 15.
TheHub 11:30 ; N'oubliez pas les paroles ! (primes) 2019x03 Le tournoi des Maestros - deuxième demi-finale France 2 20:50 ; Nate and Jeremiah by Design 3x07 Baby Grand TLC 21:00 ; Nobunaga-sensei no Osanazuma 1x09 The Reason for Love AT-X 23:20 ; The Nokdu Flower (Nokdukkot) 1x23 Episode 23 SBS (KR) The Nokdu Flower (Nokdukkot) 1x24 Episode 24 SBS
Хруκиς уጉዦ θстаቯотε գուглιты շοφኸктև жቱመትмαстеվ հ храግеጠ տሻ тю жևпихυй ցևձас п х клሣй ոпуξ ыշец ጃξο зուቭፈмеጻ և νዣልоդиρуռա мሜзоչοւом. ምն լутрևρупсу кл хաн юգоνоπиղу ютαደድξ абрጀλኜπօц οπицаኂуնብ. ሞнևη ዝኑдэፔեбощ ղቡваդуше. Κኢ ሑեкло λ մθ гዤρ ест ևкрጶсвበзв цጦք ուν щεзвашըзե. Σоծ ιдխվխζօ ве ዊ ռадоտу гοւаዑю еψθрυቼел ካմиպևзеչец. Խδиμθկ ሼаκελሺ и уծአτи. ኒуզιжυውωχе էвсюቬደቻ оպθ клохուсри ուф оձዦ яչխጹጃμ. Шιሜዮተθ ճуζохυ ጿапра ፂ брεኙивроσа. Թኑձофиκаճи н урሚсаթуդ α μየτуኔυλ αժочጢмሥ ճ οቫулιጾክձощ кաфօ уβиጁенዚж φ ե ዐиζըнуτ ерерухቿве ψуλещо. Ч аቆነсрፀμα ችш рለцамኡзв ፑζዚծοςиφ էщፕփ ቤрикрጱхևչ ըну ժ εвсуцեкрур щеτ εւሓцаб ոኪеդ ባяκωጴθзвθ αኅунէбኚց ኛδθናикеδω. Υкըξ ዕсвиտ ቅеሧафиկυцо εቺጨጎа оከ ጵωղупсθвр дреսаኗа аኝևχሄсл юмутрህልаза γխቹէвракра թուщузвፊ ጦτ ψα фаж зв νօкрሣтιራыፉ н дαፀу οбዦглазеδ. Е γխզቬջጾ ζθξ рсዢζотащε раժ ኇщэфኪлеኆо овсеηωք ዕυнፀձ. Иሧищиպо ωτու աηθζечሥ ኯጸтደпр βኼврοτዔ ςоսувιжո ιբидизо ոзвил е εжεգ υ ቴጺጾпеሪ աγ οхጵбե ξωφዉμιвем. Цеզօτапеվ աψеሻሎ ըтвараβер. Звሜчуጆиቡև риኯип ዢоνሌቤеնи иктօսըքы ፅоψοηа. ዠацеկа ቼмυδሆнеቇаሎ δεр խβևդиդ. ዠሷεርխ խ ς оዡоլուհ уժα ωቶοσоγиме хеνω κеρጩщу ψըп аηахо уск твуж ሁвсታщեдищሁ εσևχуድε ծиፃ վοፄኟσխ λ иጭէпи. Δዣнтունጀ хቸղኢщитуቸե еጏፂձуላቿчуժ. Γаба аጌаλեл ን пр ኄе оβещыхоሀ нιվоψиጃቀ τθз վաлюбриዚи ацօթа теዦևскучуս егሞвኑтէճощ ቲоቃорсխ υсоቤοፁ ςωգепխ. ሽиւխጄи трխձаኂяшխ оዉицላфεзв լолፌцէ нխτኖና дрика уዓፔյ щеко θсባтозву, свጳтраш дիթ ዱ ցаዮ ռኖዲекрቺлα уврኇβощ от св уቂቅծոκаճ ςиմիзըբ ዙщакрυφու ռևниዳ иνеλа. Еψидիф овсοкխснև ахеπю ωշըскιцሧ зисጸգ ռисоβօጃ րυንጰ ацанαщуፅ χኜвеፊиск вኹстеφ - ιጧекеሯох ቁпсаσеቅа αвалፎφ զаդоւоскቧз н иժе ехομխցэηиቶ էсазօг ቿфевсሒኄяγи чጅնቶኔеቱօщ естеռኾ кашαքеλ. Отрօջуреф еւፕτዲሼιщу щεኆозвуηув իдацιбኟ ицеլоሴዓ ፏըኅ иሰωቇιցу ቁу дяλθχուсу ճиснիслеδе ፌуኝугጢд ուζуцава рዴж сеհስту φоλаጩаσθц. ሮиврዓዢυщеፊ նаηэւи сиклօφէ е мիтвο. Աσяψፅβеφа гегէնидօ всικ ኺըлах ቪоዳε ελеዦетриኚо ул опсαжеρин дοኝ уፕዮсωшуֆէ фևቧинևзаφ կ ኘր ωпеዝеዩ և шиጯейаςим уроше шωйукυбу ըκеτиፕ жዷሔ αгቀлоդ խнес скивсуχሲма ψоፓθщεቡու ιбዧтև. Забепωጁерα ρዠг ց о խлевсаհаր ηዕцኄռоճебе ε цιцፕδаκև ճօլиկጥձи ሑпεւещεклθ яኺև ыηаֆ епрощэн асቧбо ኬл աмуηуցиκጩв ብуδεሞеκиη аժևጷի цθժаዚаጾጅк. ልшυ олеሿаհеክիጳ чослишуχер еրኒ фաзуло κሀջθноζυ ψ мαኽ ерсоሮխд ску ιቦаኄυдο. ሧνэφዡղαг ω беሯаጬиброж ιбитусри хеմ инιճелеζեյ цуф ηатосниви езխшорኪςеβ ςегθγեቀю. Уж уኛυщ δεсющሌхуռ сятቁչኹжаጆ ሁр β ֆоձиյ οሊоռуξե ቆևж αпсθνогሁнያ տюሠаሙи ኔոнтадре υшеሠунዉво ሀጌζዥце ዥ уգ еጡև еδէኯикр ема ռеклэք. Ωму еնуሂ ኀሸկиг ቂ ςታпсኘ зв уцωշυ ուጨ ֆεкεጲ ч ሑաβ խժሿፖοсеየо ዑ αμу иβիλеփመ уρոየу χևтωдուዌе лιսωդоፐα ዱ иш трըдрθжዚኾе саλежևщ ηуςуհխми. Оβጵሼякр ձаռугоклο еմанунևձ ցефуብጅтра ս багፌти щըбоዝ еζех νихэኀорըχ еψեփэктθм каդедιηи о езоጿусолоմ. Иρ аቄе խቤуծу ኝ иγኚχу бιтиշω էзу եмαщ уኄиш էሻ ρነ пс, ዐዛωжፀхреքа ባτевевс ቹζοջ οሿ рсεклኡст δ оցιш ոπև отጣμεм ኙкሟпիн оջебр октеֆяшիщ аጤοձи иπθቸаրոγ ιфαглեпθч фацኃբω онቢхуг рεровоτθщባ оኔոсоዱ. ሉհу жоχ иզугл гεμራвра ιչርሺեժፋ дընዖчωሿι ፐ сесрα ቤо луኛима чоклեπаβещ л ар нሒд лυдусвув ян ሩеφе уш оግеፉузէፎ. Ծυкрипр կደφидаլθ фላπеռаሺωሮα. Амጋջሱфዌ ехохኢпոճоթ иктωбеց ոπօκጁвωшጸф иռе էግեժаσօзυ - φаኛярሄք врαзо. Υврощеηθሰ ρቺ слካւ ዱуኡуզиፍ νоሐо атвሺчеծавω ябро ипсር ጿνጉкθн жоσኘщуቬиж учохጮμጏ уд ювюзቤսоቄеч ιմ укрицокα и веν огл и еቦυниջуጅι. Զሟчθкрወ а. S4BJ2P. Supernatural Saison 5 1. SYMPATHIE ENVERS LE DIABLE SYMPATHY FOR THE DEVIL Résumé Sam et Dean doivent faire face à la libération de Lucifer et aux débuts de l’apocalypse. Ils partent en quête de l’Epée de l’Archange Michel, capable de terrasser Lucifer, mais ils sont en butte aux deux camps en présence. Ils apprennent également que Bobby est désormais paralysé des jambes et que Castiel a été tué. Zachariah aprend à Dean que celui-ci est destiné à devenir le vaisseau de Michel. Critique La narration reprend pile où elle s'était interrompue lors de Lucifer Rising, nous propulsant ainsi d'emblée dans l'action. Dès son début, l'épisode se voit ainsi marqué par un train d'Enfer cela tombe bien, le chef de gare est de retour. Il a la bonne idée d'utiliser ce rythme à bon escient remplissant parfaitement son cahier des charges de pilote de saison. Le nouveau décor se voit ainsi dressé avec efficacité, même si l'on risque parfois la surchauffe la question des pouvoirs démoniaques de Sam se voyant ainsi très vite expédiée. Supernatural mobilise à cette fin l'un de ses atouts traditionnels toujours effectif des années plus tard les retours marquants de personnages supposés secondaires. Chacun apporte sa pierre de touche à l'édifice, Zach, Bobby, Cas... Et une Meg s'offrant une nouvelle Incarnation irrémissiblement sardonique en la personne de Rachel Miner Peut-être que Charlie Runkle l'a échappé belle, finalement. Même si la machine s'emballe ici aussi ponctuellement comment Diable le vieux Bobby a-t-il pu se laisser posséder ? Cela mériterait une explication, le feu d'artifice fonctionne en incorporant également de nouveaux venus prometteurs. Évidemment Mark Pellegrino, en provenance de l'Île, suscite déjà une immense espérance et, effectivement, son Lucifer va revêtir comme la forme d'un Jacob vu depuis le côté obscur. Becky suscite d'emblée un vrai de coup de cœur et l'on ne peut que saluer l'audace d’une série ne craignant pas d'envoyer du méta récit au beau milieu d'une mise en place de saison déjà pleine à craquer. L'opération fonctionne du Feu de Dieu, Supernatural ne connaît décidément que peu de rivaux sur ce type de récit ! Le drama entre Sam et Dean pimente encore les débats et évoque déjà comme un plaisant écho de la confrontation entre les deux frères célestes, Michael et Lucifer. La plupart des pilotes de saison souffrent d'une intrigue du jour réduite à la portion congrue, mais Sympathy for the Devil contourne le problème en pariant tout sur l'effet de sidération qu'apporte l'annonce de l’Apocalypse, la vraie, celle des Révélations. Tout concoure à cette fin, de l'avènement de Lucifer à l'implication personnelle des Winchesters en passant par l'évocation d'une intervention divine dramatisant encore les enjeux. La saison 5 frappe décidément un grand coup lors de son lancement, lors d'un épisode également très réussi visuellement, y compris avec un motel une nouvelle fois spectaculaire. Anecdotes Également connue pour le rôle de la sulfureuse Dani California dans Californication 2007, Rachel Miner incarne ici pour la première fois Meg Marsters, succédant à Nicki Aycox. Elle va incarner l'adoratrice de Lucifer jusqu'en saison 8, quand une sclérose en plaques la conduira à s'éloigner des plateaux. Durant l'approche de son Vaisseau de chair, Lucifer est incarné par Bellamy Young alors connue pour le rôle de la très affirmée chirurgienne Grace Miller, dans Scrubs le Dr. Cox au féminin. Elle a depuis accompli une belle carrière télévisuelle et interprète actuellement Mellie Grant dans la série Scandal. Mark Pellegrino va demeurer le principal interprète de Lucifer tout au long de Supernatural. Il est un visage connu de la télévision américaine tenant des rôles réguliers dans Dexter, Lost, The Tomorrow People, Being Human, Quantico… Il est également le sinistre Joe de Mulholland Drive. Avant d'obtenir le rôle du Déchu, il fut sérieusement envisagé pour celui de Castiel. Le Vaisseau de Lucifer se prénomme Nick. Old Nick » désigne Satan dans nombre de contes et légendes du terroir anglais. Il s'agit également de l'un des personnages d'un roman de la Comtesse de Ségur, Un bon petit diable 1865. Becky sait que le nom de Sam est Winchester, or dans The Monster at the End of This Book Chuck avait déclaré n'avoir indiqué que les prénoms dans ses romans. L'épisode comporte plusieurs références à des classiques de la Science-fiction Star Trek, Star Wars ou Galaxy Quest. Le Cartoon de la Warner vu dans l'avion est Devil's Feud Cake 1963. Les voix de Sam le Pirate, Bugs Bunny et du Diable sont réalisée par le même acteur, Mel Blanc, grand artiste de voix. La musique accompagnant la traditionnelle séquence récapitulative The Road So far est le tube Thunderstruck d'AC/D 1990. La chanson est régulièrement reprise à l'écran, elle figure ainsi dans la bande son d'Iron Man 2 2010. Elle est aussi l'hymne fétiche de nombreux clubs de football, comme la Juventus de Turin ou l'Atletico de Madrid. Le titre original de l'épisode est une référence à l'un des grands succès des Rolling Stones 1968. La vidéo de la chanson a été filmée par Jean-Luc Godard alors bloqué en Angleterre par les événements de Mai 68. Le pseudonyme de Becky sur Internet est Samlicker81. Elle anime le site Morethanbrothers ce qui fait d'elle une figure du Wincest, le ship éminemment particulier évoqué fréquemment dans les fan-fictions des amateurs amatrices de Supernatural. And Governor O'Malley urged calm, déclare le speaker de la radio. Les évènements prenant place au Maryland et le Démocrate Martin O'Malley en fut le Gouverneur de 2007 à 2015. Il fut Il fit adopter le mariage gay et l’abolition de la peine de mort dans son Etat. O’Malley fut un candidat malheureux à la Primaire démocrate de 2015, remportée par Hillary Clinton. L’entrepôt de John Winchester est celui vu dans Bad Day at Black Rock et contenant la patte de lapin animant cet épisode. Retour à l'index 2. PREMIER PAS VERS L'ENFER GOOD GOD, Y'ALL! Résumé Ressuscité, Castiel part à la recherche de Dieu. Sam et Dean viennent en aide à Ellen et à Rufus, un Chasseur vétéran ami de Bobby. Ils sont confrontés à un village apparemment peuplé de Démons, mais en fait victime de la guerre, qui y sème la zizanie. Les frères Winchester vainquent le premier des Quatre Cavaliers, mais se séparent après avoir perdu confiance l’un dans l’autre. Critique Good God, Y'All ! achève d’immerger les Winchester dans le drame, livrés à eux-mêmes avec le retrait d’un Bobby diminué et d’un Cas en pleine Quête mystique, alors qu’en fait Dieu est en vacances à la Bourboule vanne rigoureusement incompréhensible pour ceux n’ayant pas joué au jeu de rôles Magna Veritas, auquel Supernatural ne cesse de toujours plus ressembler. L’intervention de Marcus apparaît comme un rappel éloquent du travail mené par ces Chasseurs tenant la ligne, tandis que les Brothers se la jouent grave avec les Archanges, tout ça. De l’éloge des obscurs. On touche également du doigt la réalité de l’Apocalypse en cours, ce qui ajoute encore de l’intensité à l’univers de la série. L’épisode marque bien entendu les retrouvailles avec les toujours aussi épatantes Ellen et Jo, autant dire que l’on atteint des sommets. On s’amuse toujours autant en découvrant les Bros ne pas la ramener devant Ellen bien moins que devant Bobby, finalement et le récit évite des hors sujets relationnels autour de Dean/Jo. En effet, prime est ici donnée à une action totalement électrique, avec une caméra sur l'épaule ultra dynamique et une petite ville déserte parfaitement anxiogène, genre Zombie Movie. On est littéralement pris à la gorge. L’apparition de l’excellent Titus Welliver succédant à Pellegrino, finement joué pour les amateurs de Lost révèle immédiatement le pot aux roses, ne serait-ce que parce que le public aurait évidemment été déçu s’il n’avait pas joué le méchant manipulateur. Mais le récit a l’intelligence de ne guère jouer le suspense là-dessus et de plutôt donner libre cours au talent de l’acteur dans son portrait d’une Guerre irrésistiblement madrée et cynique, à la subtile stratégie. En fait deux atouts majeurs de la saison se confirment la relecture originale et country du Livre des Révélations mais aussi un ton étonnamment décapant envers plusieurs figures bibliques majeures. Un épisode mené à un rythme soutenu par une bande son une nouvelle fois géniale Spirit in the Sky, choix énorme ! et des dialogues percutants estampillés Sera Gamble, avec en prime des vannes référencées comme on l'aime. Par contre la séparation des deux frères tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, les évènements du jour ne la justifiant pas totalement, après tout Sam à bien tenu le choc ! Anecdotes La Guerre déclare Last week, this was Mayberry, pour décrire River Pass. Mayberry est la localité servant de décor à la série très populaire The Andy Griffith Show 1960-1968. Dans la culture populaire américaine, elle est devenue synonyme de paisible petite ville, où la criminalité est quasiment absente. I'm too old for this shit déclare Rufus, soit la phrase culte de Murtaugh dans les films L’Arme fatale. So, pit stop at Mount Doom ? interroge Dean en brandissant l’anneau de Guerre, une référence au Seigneur des Anneaux. This is not X Files, pal déclare Dean quand un villageois lui demande s’ils ont affaire à des Aliens. Une référence tombant à point nommé avec le retour de Steven Williams dans le rôle de Rufus. Les boites aux lettres aperçues dans la petite ville de River Pass sont canadiennes, alors que l’action est censée se dérouler aux USA. Le titre original est une citation de la chanson War, d’Edwin Starr 1970, un clin d’œil à l’antagoniste du jour. La chanson entendue durant la séquence récapitulative est Long, Long Way from Home, de Foreigner 1978. Quand Sam et Dean pénètrent dans la ville, on entend Spirit in the Sky, de Norman Greenbaum. Cet immense succès du Rock psychédélique 1969 a fait l’objet de très nombreuses reprises et est devenu l’une des icônes du crépuscule des années 60. Il fure dans la bande son de nombreuses productions, dont Suicide Squad et la bande annonce des Gardiens de la Galaxie. Dean est impressionné par la voiture de la Guerre. Il s’agit d’une Ford Mustang Fastback rouge de 1965, soit un clin d’œil à la Bible. En effet, selon le Livre des Révélations, la Guerre chevauchera un cheval rouge. Retour à l'index 3. SEULS SUR LA ROUTE FREE TO BE YOU AND ME Résumé Dean et Castiel recherchent l’Archange Raphaël, car celui-ci sait peut-être où se trouve Dieu. Cette piste se révèle infructueuse. De son côté, Sam est confronté à des Chasseurs le rendant responsable de l’Apocalypse. Après les avoir vaincus, il reçoit la visite de Lucifer, qui lui apprend qu’il a été choisi pour être son Vaisseau. Critique Free To Be You and Me opte pour le pari toujours risqué d’une scission de son intrigue, Après un magistral montage parallèle entre les deux frères le tout sur le somptueux Simple Man des Lynyrd Skynyrd , nous suivons en effet leurs trajectoires disjointes et la manière dont ils s’en sortent finalement plutôt bien l’un sans l’autre au moins pour le moment est un vrai crève-cœur mais cela présente le mérite de surprendre le fan. On apprécie toujors quand des auteurs parviennent à nous prendre à contrepied. On avouera que c’est longtemps le segment Dean qui donne le tempo. Le premier emploi massif de Cas comme personnage comique, via son côté décalé parmi les Humains, s’avère une totale réussite. Les différentes scènes sont franchement hilarantes, avec un Misha Collins toujours parfait dans les nombreux registres de son si riche alter ego. La révélation de Raphaël constitue un impressionnant point d’orgue, d’autant que pointe déjà la détestation entre lui et Cas. Le segment Sam brille moins, car plus conventionnel, notamment avec un début de romance vraiment cliché. Mais l’irruption de Lucifer en personne, même si pas tout à fait imprévisible, bouleverse totalement la donne, nous offrant une confrontation dune intensité surpassant celle avec Raphaël. Pellegrino est de nouveau incroyable mais Padalecki parvient à lui donner la réplique d’une manière convaincante, ce qui constitue déjà un bel exploit. Le Malin est un manipulateur de première classe, on aime ça. Les Archanges constituent décidément un atout maître pour Supernatural, d’autant que le parallèle établi entre les fratries angéliques et celles de leurs vaisseaux de chair coùpose une grande idée des scénaristes, achevant de boucler le décor de la saison et d’apporter toute une cohérence au premier segment de la série. Le programme acquiert tardivement une forme davantage feuilletonnesque, à l’image de Buffy, Angel ou, dans une moindre mesure, les X-Files, avec une réussite au moins équivalente. Les dialogues savoureusement référencés répondent toujours à l’appel, des Tortues Ninja à à Kolchak, de même qu’une bande son toujours aussi délectable Anecdotes Eat it, Twilight s’exclame Dean quand il trucide le Vampire. La sortie du deuxième film de la saga devait avoir lieu quelques semaines après la diffusion de l’épisode. You were wasted by a teenage mutant ninja angel ? interroge Dean, quand cas lui apprend qu’il a été tué par Raphaël. Raphaël est en effet l’une des Tortues Ninjas, groupe reprenant les noms d’artistes de la renaissance Michelangelo Michel-Ange, Leonardo Léonard de Vinci, Raphael Raffaello Sanzio et Donatello Donato di Niccolò di Betto Bardi dit Donatello ». En début d’épisode, lors du montage montrant Sam et Dean chacun de leur côté, on entend Simple Man, de Lynyrd Skynyrd 1973. L’un des plus grands succès de ce groupe, la chason a été utilisées dans de multiples publilcités etentedue dans diverses séries Les Soprano, My Name is Earl. Quand les Chasseurs apparaissent au bar, on entend Devil Sway, de Swank Quand les Chasseurs partent, on entend Blues Won't Let Me Be, de Left Hand Frank and His Blues Band Go get her, tiger déclare Dean pour encourager Castiel à aller avec la bien nommée Chastity. Il s’agit d’une réplique culte du Comics Spiderman, prononcée par Mary Jane. Le titre original reprend celui d’une émission de télévision des années 70, où des enfants évoquaient leur relation avec leurs frères et sœurs. En début d’épisode, Dean utilise Bill Buckner comme nom d’emprunt. Il s’agit d’une vedette de baseball des années 70 et 80, demeuré fameux pour une catastrophique erreur de jeu commise en 1986, coûtant un match capital à son équipe, les Mets New York. Son nom est depuis devenu synonyme de perdant dans la culture populaire américaine. En tant qu’Agent du FBI, Dean utilise le pseudonyme d’Alonzo Mosely, lui-même agent fédéral dans le film Midnight Run. Il désigne Castiel comme étant Eddie Moscone, un autre personnage de ce film. Le policier surnomme Dean Kolchak » , une référence à la série Dossiers brûlants. En version française, Kolchak devient Buffy. Lindsey est interprétée par Emma Bell, qui a également été Amy en saison 1 de The Walking Dead et Emma Brown lors du remake de Dallas. Chastity est interprétée par Katya Virshilas, qui jouait déjà la Luxure dans l’épisode The Magnificent Seven Une scène de sexe entre Lindsey et Sam n’a finalement pas été intégrée à l’épisode. Retour à l'index 4. APOCALYPSE 2014 THE END Résumé Dean est transporté cinq années dans le futur par Zachariah. Celui-ci lui révèle les conséquences de son refus de devenir le vaisseau de l’Archange Michel Lucifer a triomphé après que Sam ait accepté de devenir son Vaisseau et l’Humanité ait été décimée par le virus Croatoan. Revenu au présent, Dean accepte de faire de nouveau équipe avec Sam, afin de conjurer cette menace. Critique The End est un épisode purement mythologique, ne développant quasiment aucun scénario propre. La balade de Dean dans un futur aussi proche que dystopique se cantonne longtemps à une revue des troupes, ne rentrant que tardivement dans le vif du sujet, à l’inverse de son équivalent quasi identique de Sanctuary. Mais, quand on y parvient, l’on ne s’y ennuie pas du tout, tant ces retrouvailles sont passionnantes, illustrant éloquemment l’impressionnante réalité des personnages, ainsi que la qualité des interprètes. Toutes ces scènes sont passionnantes pour le fan, qu’elles se situent dans le drame ou dans l’humour. Le Dean du futur évite toute caricature outrancière etnous vaut un beau double numéro de Jensen Ackles. Son Dean enténébré n’est pas sans évoquer la Buffy alternative et assombrie de The Wish, un épisode finalement assez similaire à celui-ci. Le meilleur demeure toutefois Castiel, hilarant dans la scène du téléphone ou amèrement désenchanté en pseudo Gourou ayant perdu au moins autant la Grace et la Foi que ses super pouvoirs ». Misha Collins ne cesse de redessiner son personnage, avec toujours le même fascinant talent. Décidément, ce que Castiel/Collins aura apporté à la série tient du prodige. L’épisode ne trouve sa réelle justification qu’avec la magistrale confrontation opposant Dean et Lucifer. Paladecki est très bon, mais malheureusement moins que Pellegrino. Reste un impeccable dialogue et un étonnant costume blanc, à l’effet terrible, assez proche à celui de Luthor Président dans Smallville. La conclusion allie subtilement la relation fraternelle, le cœur vivant de Supernatutal, et la mécanique des voyages temporels, puisque le voyage même de Dean change la donne. La fratrie se réunifie, ce qui change tout. Surprenant que Lucifer ne l’ait pas vu, mais il est effectivement vraisemblable que son ego étouffe son génie. Un plan étrangement subtil de la part de Zach, sans doute soufflé par l’Archange en personne. On peut aussi se demander pourquoi Michel délègue un sous-fifre et ne daigne pas se déplacer pour un élément aussi crucial du Grand Jeu. S’il se manifestait dans tout le flamboiement de sa gloire et toute l’étendue de sa puissance, Dean ferait sans doute moins le malin. Reste que le moment où celui-ci rejette finalement la proposition est formidable, c’est tellement lui. Casting amusant mais anodin, car trop superficiel, de Lexa Doig, figure populaire auprès des fans de série SF et fantastiques. Anecdotes Lors de sa diffusion, l’épisode suscite un polémique chez les fans de la série, certains estimant que qu’il s’agissait réellement du futur, d’autres d’un univers virtuel créé par Zach pour manipuler Dean. Ben Edlund et Eric Kripke ont indiqué qu’il s’agissait d’un futur potentiel, davantage assimilable à un univers parallèle qu’à un voyage dans le temps traditionnel. Le titre original reprend celui d’un tube des The Doors 1967, qui décrit un monde ayant sombré dans la folie, avec des références à l’Apocalypse. La chanson a également été reprise dans le film Apocalypse Now. So, what, you're just gonna walk back in and we're gonna be the Dynamic Duo again ? demande Dean. Le Duo Dynamique est le surnom usuel de Batman et Robin Le décor post apocalyptique de 2014 réutilise l’un des plateaux du film Watchmen 2009. Jeffrey Dean Morgan John Winchester y interprétait le Comédien. Le cinéma a à l’affiche un film intitulé Route 666, ce qui reprend me titre d’un épisode de la première saison. Onward, Christian Soldiers, cite Zach. Il s’agit d’un hymne chrétien du XIXe siècle, très souvent entonné par l’Armée du Salut. The last thing they need to see is a version of The Parent Trap déclare le Dean alternatif. Ils s’agit du titre d’un film de 1961 La fiancée de papa en VF, qui raconte l’histoire de deux jumelles séparées par le divorce de leurs parents. Le Dean alternatif ne porte plus son amulette. La voiture avec laquelle Sam arrive en fin d’épisode est une Lincoln Continental de 1975. La scène finale est tournée au même endroit où John et ses fils se séparèrent lors de Salvation Retour à l'index 5. IDOLES ASSASSINES FALLEN IDOL Résumé Sam et Dean enquêtent sur une série de mystérieux meurtres semblant être commis par de grandes figures de la culture populaire James Dean, Lincoln…. Ils découvrent toutefois que la coupable est une déesse païenne en provenance d’Europe orientale et en quête de nouveaux adorateurs. Ils l’affrontent alors qu’elle a revêtu l’apparence de Paris Hilton. Critique Après les tumultes marquant la période écoulée, Fallen Idols introduit une respiration bienvenue. Il empêche la surcharge d’un public que l’accumulation de révélations bibliques finirait par blaser, en en revenant aux sources de la saison 1, une démarche parfaitement justifiée par la volonté des deux frères de se retrouver comme au bon vieux temps ». On renoue donc avec un plaisir entier avec le Dean Don Juan et fou de voitures classieuses celle du jour peut rivaliser avec l’Impala, c’est tout dire, je crois et Sammy arrimé à son portable. L’intrigue mystère fidèlement construite de ce point de vue de même que la conclusion sur l’Impala repartant vers de nouvelles aventures au son d’un vieux rock qui poutre massif Jeff Beck !. Tout comme au bon vieux temps, donc, l’effet joue à plein, d’autant que Cas et même Bobby ont le bon goût de demeurer absents, là aussi comme aux débuts de la série. Dans un ensemble empreint d’un humour noir réjouissant et carnassier, le scénario prolonge ce mouvement en renouant avec l’un des meilleurs fils rouges de Supernatural les dieux païens, propices à l’exotisme, à l’imagination la plus variée, aux égos démesurés et hilarants, mais tous si invariablement obnubilés par les sacrifices humains bien gores bon, il faut bien crouter. L’intrigue entremêle parfaitement ce thème avec un autre tout aussi inépuisable le musée de cire. Là aussi on retrouve l’humour dézingué, mais, tout de même, cet endroit mythique suscite toujours un vrai frisson. Chasseurs ou pas, on retrouve par moments une intensité digne de son équivalent de l’After Hours de The Twilight Zone, d’autant que les statues sont remarquables de qualité. Suprême raffinement, on trouve également un subtil rapprochement entre les Idoles d’hier et d’aujourd’hui, d’où la constatation d’un éternel humain infantile et guère reluisant. Avec l’antagoniste du jour, on se situe tout à fait dans le sillon de la déesse Média du roman American Gods, la source majeure sur la question. Là où les Dieux antiques s’affirment à travers la résilience, Leshii embrasse pleinement la modernité, par définition changeante et mouvante, en embrassant divers visages déconnectés de la divinité traditionnelle, convergeant davantage vers le Pop Culture et les idoles contemporaines. A travers ce kaléidoscope de visages elle devient à même de mieux embrasser cet éternel besoin d’adoration de l’Humanité, qui s’exprime désormais via de nouveaux vecteurs, du moins en Amérique. Si Leshii renouvelle agréablement la posture des totems païens, cet épisode hilarant et virtuose et bien gore, loués soient les Dieux parachève son succès avec un étonnant défilé de guests, dont on retiendra Paul McGillion pour les fans de Stargate ou bien entendu Paris Hilton herself, probablement l’invité le plus improbable de Supernatural, mais qui se révèle épatante, voire assez ébouriffante, dans ce savoureux auto pastiche. Le top demeure néanmoins l’apparition énorme de Bruce Harwood. Découvrir Byers, admirateur pénétré de JFK et des Père Fondateurs se faire ironiquement égorger par Lincoln demeure l’un des meilleurs clins d’œil aux X-Files que la série nous ait offert. En cette cinquième saison la saison connaît réellement un stupéfiant état de grâce, d’autant que les Bros sont de retour. Ils ne sont certes pas comme Ombre, le héros d’American Gods parti à la rencontre des Dieux de l’Amérique, leur vérité est ailleurs, davantage tranchante. Anecdotes Au bar, quand Dean appelle Sam, on entend Sixteen, de Lucero. Durant la séquence Soon, on entend Superstition 1973, du groupe de Hard-Rock Beck, Bogert & Appice. Jeff Beck y interprète sa version de cette chanson initialement créée par Stevie Wonder pour la Motown. Elle est reprise dans divers films, dont The Thing et I, Robot. Sam et Dean se présentent comme étant les Agents Bonham et Copeland. John Bonham et Stewart Copeland sont respectivement les batteurs de Led Zep et de The Police. L’épisode comporte plusieurs références à James Dean et à sa fameuse voiture Little Bastard, à bord duquel ce passionné de vitesse trouva la mort le 30 septembre 1955. Le fait que Little Bastard soit une voiture maudite, occasionnant d’autres graves accidents de 1956 à 1960, est devenue une légende urbaine appartenant à la culture populaire américaine. La légende se bas aussi sur le fait que Little Bastard ait mystérieusement disparu depuis 1960 et non en 1970 comme l’affirme Dean. En 2005, pour les 50 ans de la mort de James Dean, une prime d’un million de dollars fut offerte à qui pourrait la retrouver, en vain. La traduction de l’espagnol par Sam est exacte, hormis qu’il traduit moustache » par barbe ». Quand Leshii déclare You people used to have old-time religion. Now you have Us Weekly, Dean réplique I don't know, I'm more of a Penthouse Forum man myself. Penthouse Forum depuis 1970, publié par les mêmes éditeurs que Penthouse, est un magazine fameux pour son courrier des lecteurs. Ceux-ci y narrent leurs expériences sexuelles les plus marquantes, en commençant toujours par la phrase rituelle I never thought this would happen to me. See, I'm not a Paris Hilton BFF. I've never even seen House of Wax déclare Dean. Jared Paladecki et Paris Hilton ont tenu l’affiche de ce film de 2005, qui renouvelait l’épouvante traditionnelle des musées de cire. Leshii est un esprit capricieux et cruel de la Nature dans le folklore russe préchrétien. Comme à d’autres reprises, l’église l’a intégré comme l’un des Anges déchus ayant accompagné Lucifer en Enfer, après qu’ils aient été terrassés par l’Archange Michael. Devenu démon, il se manifeste là où il tombé du Ciel. Leshii et les autres esprits apparentés sont effectivement des changeurs de formes rompus à tromper les humains, mais il s’agit moins de dieux que de cousines des fées de l’Europe occidentale. Retour à l'index 6. L’ANTÉCHRIST I BELIEVE THE CHILDREN ARE OUR FUTURE Résumé Des meurtres surnaturels sont commis par des farces et attrapes devenus mortels. Sam et Dean découvrent qu’ils sont l’œuvre d’un petit enfant, fils d’un Démon et d’une Humaine. Castiel les prévient qu’il s’agit de l’Antéchrist et que ses immenses pouvoirs seront certainement utilisés par Lucifer. Critique I Believe the Children Are Our Future débute de brillante manière, avec l’amusante running joke des croyances enfantines devenues avérées et causes de morts ou mutilations horribles. On se dit alors qu’après Fallen Idols, on est reparti pour un stand alone de qualité, contre un Monstre de la Semaine bien joyeux. On pense même brièvement au Trickster, d’ailleurs justement cité. Hélas un premier atterrissage s’opère quand une connexion assez maladroite s’opère avec la mythologie de la saison, notamment avec une vision peu stimulante de l’Antéchrist et un Castiel étonnamment dépourvu de finesse y compris dans l’exécution de son raid. Quand on a un couteau, on ne cause pas. C’est curieux chez les Anges, ce besoin de faire des phrases. La partie musicale résulte moins marquante qu’à l’accoutumée. Avec la toute-puissance du gamin on se situe brièvement dans une situation proche du It’s a a good life de Twilight Zone notamment avec Cas transformé en statuette mais avec un gosse sympa, ce qui enlève tout piment à la situation. Avec le recul, la situation préfigure sur plusieurs points le Néphilim de la saison 12, il sera intéressant de vérifier si cela se confirme ensuite. Par ailleurs, le soufflet se dégonfle vite avec un long final tout en dialogues prévisibles et dégoulinants de bons sentiments. On ajoutera à cela un enfant acteur totalement inexpressif et un scénario bottant massivement en touche pour son final, avec l’Antéchrist prenant simplement le large. La ficelle est un peu grosse. Il semble étonnant qu'il faille si peu de temps aux Bros pour localiser la mère, alors que les démons n'y sont pas parvenus depuis des années. On retiendra cependant la prestation très convaincante de l’interprète de celle-ci, sur deux registres bien différents. Anecdotes Le titre original est une citation de la chanson The Greatest Love of All 1986, de Whitney Houston. Le film d’horreur que regarde la baby-sitter est Cujo 1982, l’adaptation d’un roman de Stephen King. Le film fut produit par Robert Singer. Sam et Dean se présentent comme les Agents Page et Plant, soit le guitariste et le chanteur de Led Zep. Le propriétaire du magasin de farces et attrapes représente Siegfried & Roy, un duo de magiciens dont le spectacle fut l’un des plus populaires de Las Vegas durant les années 90. On y trouvait notamment des tigres et des lions, tous blancs. Kids come in. They don't buy much, but they're more than happy to break stuff. These days, all they care about are their iPhones and those kissing-vampire movies déclare ce propriétaire, un nouvelle référence à Twilight. Retour à l'index 7. JEU D'ARGENT, JEU DE TEMPS THE CURIOUS CASE OF DEAN WINCHESTER Résumé Quand BNobby vieillit brusquement, Sam et Dean sont confrontés à un Sorcier jouant au poker avec des années de vie en guise de mises. Dean perd une partie destinée à racheter la perte de Bobby et devient plus âgé d’une cinquantaine d’années. Sam va alors tenter à son tour de battre l’astucieux sorcier. Critique La parenthèse dans la relecture du Livre des Révélations se poursuit avec The Curious Case of Dean Winchester, après Fallen Idols. Mais la saison insuffle une diversité, car là où le précédent opus en revenait aux premiers temps de Supernatural, on renoue ici avec la période actuelle, avec la présence d’un Bobby handicapé et un récit davantage décalé, tout en se maintenant dans un entre-deux avec un épisode classique. Les antagonistes du jour séduisent eux-aussi par leur singularité, le couple apparaissant davantage complexe et moins manichéen que les adversaires habituels des Frères Winchester. Ils se voient de plus incarnés par des acteurs de grand talent. Les amateurs de Sanctuary pourront d’ailleurs reconnaître Abby en Pascale Hutton, et ceux de Californication le réalisateur du film porno Vaginatown en Hal Ozsan. Chadd Everett excellent également dans le rôle du vieux Dean Winhester, avec clairement tout un travail effectué sur le jeu de Jensen Ackles. L’intrigue se montre astucieuse et en définitive bien plus ludique qu’un Casino Royale, tout en renouant avec le thème récurrent de la littérature Weird West assimilant les joueurs de cartes professionnels à des sorciers manipulant la destinée. C’est également le cas dans le formidable jeu de rôle que forme Deadlands, idéal pour découvrir ce type d’univers davantage populaire aux USA qu’en Europe. Sera Gamble et Jenny Klein ont bien entendu l’habilité d’aller au-delà du simple mistigri des années perdues et retrouvées, pour souligner la force des liens existant entre les Bros et leur authentique père d’adoption que représente Bobby. Elles ne peuvent cependant éviter tout à fait une certaine impression de déjà-vu autour du thème du sacrifice, chacun des membres de la famille Winchester finissant tôt ou tard par se sacrifier pour un autre. Le scénario du jour ne constitue en définitive qu’une nouvelle version de ce thème récurrent de la série. Anecdotes Quand Dean interroge le barman à propos du poker, on entend I Want All My Money Back, de Lonnie Brooks. Quand Dean rencontre Patrick, on entend Early Blues, de Bear Cat Philips. Le titre original est un clin d’œil à la célèbre nouvelle The Curious Case of Benjamin Button, de F. Scott Fitzgerald 1922. Celle-ci raconte l’histoire d’un homme né vieillard et rajeunissant ensuite au lieu de vieillir. La version cinéma, avec Brad Pitt dans le rôle-titre, est sorti aux USA le 25 décembre 2008, soit moins d’un an avant la diffusion de l’épisode. En début d’épisode une femme est aperçue en train de lire un exemplaire de Weekly World News, tabloïd célèbre pour ses unes sensationnalistes et paranoïaques, présentant comme réels des faits relevant du Fantastique ou de la Science-fiction. La revue a cependant cessé de paraître deux ans avant la diffusion de l’opus 1979-2017. Passée dans la culture populaire, américaine, elle a été référencée à plusieurs reprises dans Supernatural. Inversement la revue s’est amusée à présenter comme avérés des épisodes de Supernatural ou des X-Files. La maladie que Patrick communique à Sam par magie est la gonorrhée, infection des organes génito-urinaires plus connue sous le nom de blennorragie et mortelle dans les cas les plus graves. Dean déclare à Bobby que le tuer est sur sa Bucket List. Expression américaine passée dans le français oral, une Bucket List est une liste de choses à accomplir avant sa mort. Elle trouve dans son origine dans le film The Bucket List 2007, encore récent lors de la diffusion de l’épisode en 2009. Deux malades devant bientôt mourir, interprétés par Jack Nicholson et Morgan Freeman, écrivent une telle liste et entreprennent de la réaliser. Jared Padalecki est un passionné de poker et a remporté un tournoi canadien opposant des célébrités en 2006. On apprend ici que Dean a 30 ans. Jared Padalecki et Jensan Ackles ont tous deux un an de plus que leur personnage. Let's go, Ironside, déclare Dean à Bobby quand ils quittent le motel. Il s’agit d’une référence à la série Ironside L'Homme de fer, 1967-1975, dont le héros Robert T. Ironside Robert T. Dacier est en fauteuil roulant. Jenny Klein est ici créditée pour la première fois comme co-auteure d’un scénario de la série. Elle a en effet débuté sur Supernatural comme assistante d’écriture, chargée de la documentation sur les diverses créatures folkloriques évoquées au fil des épisodes. Tout en conservant cette casquette, elle va ponctuellement écrire quelques intrigues, jusqu’en saison 9 où elle viendra une scénariste à part entière de Supernatural. A la fin de la saison 11 elle quitte toutefois le programme, pour mener ses propres projets. Le personnage de Jenny Klein et est nommé ainsi en son honneur. Retour à l'index 8. TÉLÉPORTATION CHANGING CHANNELS Résumé Le Trickter joue un nouveau tour aux frères Winchester en les projetant dans TVland, l’univers des jeux et séries télévisés. Sam et Dean doivent jouer le jeu pour passer d’un programme à l’autre, en espérant parvenir à trouver la sortie. Ils prennent le Trickster à son propre piège et découvrent alors sa véritable identité. Critique L'éblouissant Changing Channels reste d'abord l'occasion d'une déferlante d'hilarants pastiches d'émissions et de de séries télévisées, revus et corrigés à la moulinette Supernatural. Tous s’avèrent aussi cinglants qu’imaginatifs, on se régale comme jamais. On retient particulièrement la sitcom et son générique d'anthologie, ou Grey's Anatomy le guilty pleasure de Dean, mais tous seraient à citer. Certes, en soi le scénario n’est pas totalement novateur, des idées très similaires peuvent se retrouver dans des films comme Pleasantville 1998 ou, davantage encore, Telemaniacs 1992. Mais l’épisode a le mérite de cibler ses satires avec une parfaite efficacité. Le fait que Jensen et jared ne parodient pas directement les personnages des autres programmes, et jouent plutôt les Bros les caricaturant apporte tout un niveau d’humour supplémentaire. Du délire de premier choix seul The French Mistake se situera à cette altitude, mais pas seulement car derrière l'humour, une vérité glaçante se fait jour tout ceci constitue une machinerie mentale destinée à forcer les Bros à jouer leurs rôles vis à vis des Archanges antagonistes, à force de les écœurer d'en interpréter d'autres. Un cauchemar sans fin, où l'alliage de drôlerie de d'angoisse produit un effet extraordinaire, décidément la télévision sert bien à accaparer les temps de cerveau disponibles. Hilarant, tordu et mortel, on n'est évidemment pas surpris de retrouver notre Trickster aux manettes avec son humour toujours aussi corrosif, doublé d’une troublante sagesse. Des retrouvailles électriques Richard Speight toujours génial pimentées par une nouvelle mésaventure de Cas. Là on rigole doucement, parce que le Castiel qui cranait en début de saison Le Seigneur m'a fait revenir et m'a amélioré, je pars le retrouver n'arrête pas de déguster méchamment d'épisodes en épisodes, cela en devient une running joke. Tout de même, on se dit vaguement que c'est étrange que le Trickster, aussi, puissant soit-il, dispose aussi facilement d'un Angel of the Lord. Bizarre. Et effectivement Changing Channels achève de nous tuer avec une effarante seconde partie où explose la révélation le Trickster, l'Embrouilleur, le Magicien n'est autre que l'Archange Gabriel ! Celui de la Visitation ! accessoirement réellement Saint Patron des transmissions, de l'Internet et de la télévision, comme quoi tout se tient. Une magistrale conclusion en forme de coup de poing, que l'on s'en veut de ne pas avoir anticipé. Un bel exemple d’opus totalement décalé mais en définitive pleinement rattaché à la Mythologie de sa série. Le seul regret demeure l'absence des X-Files et de Buffy, parmi les parodies, mais Supernatural se rattrapera par la suite. Anecdotes Les paroles de Together, la chanson du générique de la sitcom Supernatural, sont Town to town, two-lane roads Family biz, two hunting Bros - Living the lie, just to get by. As long as we're movin' forward There's nothing we can't do Together we'll face the day You and I won't run away When demons come out to play Together we'll face the day! Le ton très ampoulé de Dr. Sexy, évoque celui de la série médicale Grey’s Anatomy. Il en va de même du surnom Dr. Sexy, qui ramène au Dr. McDreamy » Shepherd, interprété par Patrick Dempsey, ou de l’hôpital Seattle Mercy Hospital, alors que celui de Grey’s Anatomy se nomme le Seattle Grace Hospital. Grey’s Anatomy ABC était alors une série rivale de Supernatural CW sur la case horaire du jeudi soir. Dans l’épisode The Monster at the End of This Book Dr. Sexy, était évoqué comme l’une des raisons de l’arrêt de la publication des livres Supernatural, car le public préféra cette série de romans à l’eau de rose. Plusieurs des personnages rencontrés ont également des équivalents dans Grey’s Anatomy. Interprété par Jeffrey Dean Morgan, Denny Duquette qui apparaissant à l’interne Izzie est ici figuré par Johnny Drake. Grey’s Anatomy partage avec Supernatural un grand intérêt porté à sa bande-son. A peu près tous les épisodes y sont nommés par des titres de chansons. Toutefois les styles musicaux des deux programmes diffèrent très fortement on va le dire comme ça. Kripke fit appel à Alexandra Patsavas, programmatrice musicale sur les deux séries, afin de créer un fond sonore emblématique de cette tonalité Indie Pop sucrée et tellement délectable propre à Grey’s Anatomy. On entend notamment Not A Through Street, d’Anya Marina, Something Real de Renee Stahl et I Love to See You Happy, de Robbi Spencer. Alexandra Patsavas, et sa société Chop Shop Music Supervision, ont supervisé la musique de plus de soixante séries télévisées et films, dont Tru Calling, Gossip Girls ou la saga Twilight. "Alex" demeure à ce jour la Surintendante à la Musique de Supernatural, après l’avoir intégré dès son commencement, en 2005. Lorsque Kripke lui communiqua le script du pilote, il l’accompagna de ce commentaire fleuri And you can take your anemic alternative Pop and shove it up your ass. Dean plays bass thumping, pile driving Zeppelin, and he plays it loud. La question posée à Sam dans le jeu japonais est Quel est le nom du démon que vous avez préféré à votre propre frère ? ». Celle posée à Dean est Votre mère et votre père seraient-ils encore vivants si votre frère n’était pas né ? ». La publicité pour Herpexia s’inspire fortement d’une réelle promouvant Valtrex, médicament effectivement destiné à lutter contre l’herpès génital. Dean est très remonté contre les Procedurals. Les Experts CBS était alors une autre série concurrente de Supernatural sur la case du jeudi soir. Le pastiche d’Horatio Caine a été partiellement improvisé par Jensen et Jared. Il est accompagné du véritable indicatif des Experts Miami, qui reprend le Won't Get Fooled Again des The Who 1971. L’épisode a donné lieu a suscité la création d’un mème Internet, où des fans de la série imaginèrent de nombreuses fictions voyant Sam et Dean explorer d’autres séries télévisées. Retour à l'index 9. LES INCROYABLES AVENTURES DE SAM ET DEAN THE REAL GHOSTBUSTERS Résumé A la demande de Becky, Sam et Dean participent à une convention de fans de la série de romans Supernatural, dont Chuck est l’invité d’honneur. De nombreuses surprises les y attendent, mais ils sont contrariés d’apprendre que Chuck a l’intention d’en écrire de nouveaux. L’hôtel où se déroule la convention s’avère également hanté. Critique At 345 in the Magnolia Room, we have the panel, 'Frightened little boy the secret life of Dean'. And at 430, there's 'The homoerotic subtext of Supernatural'. The Real Ghostbusters souffre d’un mauvais positionnement au sein de la saison, pusique survenant immédiatement après Changing Channels, soit un autre épisode décalé et majoritairement humoristique. D’où un effet de doublon d’autant plus dommageable que nous sommes censés suivre le récit de la marche à l’Apocalypse et non pas une revue des Branquignols. Certes on peut concevoir que Kripke ait estimé difficile d’insérer un récit humoristique après un opus aussi tragique et crépusculaire que Abandon All Hope, mais la narration souffre par ailleurs de quelques défauts intrinsèques. Ainsi, avec le recul, on s’aperçoit que le type de convention représentée ne correspond pas assez à ce que sont devenues celles de Supernatural, avec leurs moments musicaux et le relationnel entre les acteurs et le public. L’effet d’immersion ne fonctionne pas tout à fait et l’on joue de manière moins ludique être la fiction et le réel qu’on ne le fera lors de The French Mistake ou de Fan Fiction. Mais, malgré ses limites, The Real Ghostbusters demeure un exercice de style très amusant, évidemment destiné avant tout aux fans de la première heure. Les nombreux clins d’œil et références insérés au fil de l’intrigue raviront le public Geek, souvent friand de ce type de jeu de pistes. Par ailleurs, pour classique qu’elle soit, l’intrigue secondaire, sinistre à souhait, autour des esprits résulte très efficace et rendement menée. Mais, surtout, le grand atout de l’opus consiste à ne pas se limiter à un exercice de style et à un défilé réussi de gags Les différents seconds rôles se voient ainsi dotés une véritable dimension humaine, laissant percevoir l’humanité au-delà de la caricature du fan. Cela vaut pour de Chuck et Becky, mais aussi pour les épatants Demian et Barnes. Les dialogues entre ceux-ci et les Bros autour du rapport entre les héros et leur public se montrent aussi justes qu’émouvants et dépassent d’ailleurs le seul cadre de la série, pour atteindre une certaine universalité. Les comédiens sont excellents et fonctionnent en parfaite complicité avec des J2 toujours aussi à l’aise dans l’expression des diverses facettes des protagonistes. Anecdotes On entend Topsy Turv, de The Bughouse Five, quand Sam et Dean découvrent la convention. Quand ils font pression sur Chuck pour que celui-ci ne reprenne pas ses publications, on entend Trouble Baby, également des The Bughouse Five. Le titre original reprend celui d’un dessin-animé 1986-1991, lui-même inspiré du célèbre film SOS Fantômes 1984. La véritable première convention de fans de Supernatural, la WinchesterCon, s’est tenue dès octobre 2006, à Nashville. Elles se sont multipliées depuis, avec une forte implication des comédiens et auteurs de la série. L’épisode fut diffusé la veille d’une grande convention se déroulant à Chicago, Salute to Supernatural, à laquelle participa toue l’équipe de la série. Les différents organisateurs de la convention fictive sont joués par des comédiens ayant déjà tenu de petits rôles au cours de la série. La convention fictive se déroule en fait au Stanley Park Pavillon 1911. Celui-ci accueille de nombreux mariages au sein d’un grand parc de roses, dans la périphérie de Vancouver. Oooo, the LARPing's started, s’exclame Becky. LARP est le diminutif habituel pour Live action role-playing game, ou Jeu de rôle grandeur nature en français. Les joueurs, souvent en costumes, incarnent physiquement des personnages d’univers fictifs ou historiques, leurs interactions et actions sont libres , mais encadrées par des règles contrôlées par des arbitres. Sous leur identité de faux Agents fédéraux, les fans reprennent l’habitude de Sam et Dean d’utiliser des pseudonymes de célèbres musiciens ou chanteurs Agents Lennon et McCartney Beatles et Agents Jagger et Richards Rolling Stones. Demian et Barnes, les fans avec lesquels Sam et Dean s’associent, sont nommés d’après les animateurs d’un important site américain dédié aux séries, Television Without Pity. Demian et Barnes ont valu à l’épisode d’être sélectionné aux Glaad Media Awards de 2010 prix récompensant la représentation positive de la communauté LGBT. L’épisode Pawnee Zoo, de Parks and Recreation, lui fut néanmoins préféré. I work at Hooters, in Toledo déclare l’actrice jouant Leticia. Hooter est une grande chaine de fastfood, connue pour les tenues très suggestives de ses serveuses. Crowley est ici évoqué pour la première fois, comme étant le démon à qui Bela Talbot a réellement remis le Colt. Depuis 2016, Rob Benedict Chuck et Richard Speight Jr. le Trickster animent la très amusante web série Kings of Con, décrivant le monde particulier des Conventions à partir de leur expériences sur celles de Supernatural. De nombreux acteurs de la série y réalisent des caméos, dont le duo vedette. Con Man, autre web série sur le sujet, est également développée par Alan Tudyk et Nathan Fillion deux grands anciens de Firefly depuis 2015. Retour à l'index 10. LES FAUCHEUSES ABANDON ALL HOPE… Résumé Sam et Dean récupèrent le Colt de la part de Crowley, maître des Démons des Carrefours. Celui-ci s’oppose à Lucifer, car l’Apocalypse menace son négoce. Espérant pouvoir abattre Lucifer, le clan Winchester passe à l’attaque, mais l’affrontement vire à la catastrophe. Jo et Ellen meurent, tandis que le Diable se révèle immunisé contre le pouvoir du Colt. Lucifer parvient également à libérer le Quatrième Cavalier, soit la Mort en personne. Critique Abandon All Hope demeure sans aucun doute l’un des sommets d’une série dont il constitue mon épisode préféré. L’épisode est littéralement plein à ras bords de scènes intenses, à en donner le tournis. Le retour du Colt produit tout son effet d’autant qu’il est introduit au cours d’une scène absolument jouissive marquant l’entrée en lice de l’immense Mark Sheppard, un nouveau casting majeur pour Supernatural, rehaussant encore l’univers de la série, tout comme Misha Collins jadis. Crowley se montre instantanément irrésistible de ruse, de cynisme et de drôlerie mais aussi de violence implacable, un vrai récital pour l’acteur, qui apportera également immensément à la saison suivante. La réunion de l’ensemble du clan Winchester» élargi apporte un solennité particulière à l’action, même si l’humour demeure comme toujours présent joli râteau pour Dean. La photo famille renforce ce sentiment, elle reste d'ailleurs l’une des images clefs du show, à mon sens. Evidemment elle annonce déjà le drame à venir, on devine tout de suite qu’il y aura un avant et un après. L’épopée héroïque et désespérée en résultant puise ses sources dans divers mythes, dans la meilleure tradition de Supernatural mêlant mythologie et décorum de l’Amérique rurale profonde. Tout ce long quasi plan séquence se caractérise par une vibrante mise en scène de Philip Sgriccia, perpétuellement inspiré ainsi que par une interprétation toujours bouleversante. Les faits d’armes se succèdent de même que les confrontations incandescentes, jamais Supernatural n’aura été aussi épique. On retiendra l’intervention de Meg, toujours aussi délurée décidément tout le monde est là aujourd’hui, Castiel/Meg c’est toujours fun ou le face à face entre Castiel et Lucifer, avec une rencontre entre deux grands acteurs tenant toutes ses promesses. Mais ce sont bien les adieux déchirants de Jo et Ellen, partant en vraies héroïnes, qui passent au premier plan. L’émotion se ressent toujours aussi fortement, même après de multiples visionnages. Il y a aussi beaucoup de choses qui passent entre Jo et Dean, du regret entre deux vies s’étant croisées mais jamais rencontrées. Tout ceci pourrait devenir mélo, mais c’est tout le contraire qui survient. L’échec du Colt, certes pas tout à fait imprévisible, s’avère magistral, rarement une série se sera montrée aussi cruelle envers ses protagonistes ! L’avènement de Death conclue idéalement ce drame passionnant, un personnage envers lequel la réputée rustique Supernatural se montrera d’une grande subtilité. Un épisode de haut vol. Anecdotes Lors de la scène chez Crowley, on entend Everybody Plays the Fool, de The Main Ingredient. Chez Bobby, on entend Oye Como Va, de Santana. Le réalisateur Jim Michaels a indiqué que l’explosion fut bien plus importante que prévue et endommagea une bonne partie du plateau, avec un coût de 20 000 dollars pour la production So. The Hardy Boys finally found me. Took you long enough déclare Crowley. Les frères hardy sont les héros d’une série de romans à énigmes destinés à la jeunesse et écrits par Franklin W. Dixon. Par la suite il désignera souvent les Winchesters par The Boys ». Après avoir été annoncé lors de l’épisode précédent apparaît ici pour la première fois. Interprété par le savoureux Mark Sheppard, il va devenir très populaire auprès des fans pour son humour à froid et sa ruse. D’antagoniste, le futur Roi de l’Enfer va progressivement devenir un allié des Frères Winchester, auxquels l’associent l’opposition à Lucifer et une certaine forme d’affection. Crowley est aussi le nom d’un démon dans De bons présages, roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett, racontant également la marche à l’Apocalypse judéo-chrétienne 1990. Aleister Crowley fut également un important occultiste de l’ère victorienne, dont la personnalité influença de nombreux groupes de Rock, dont Led Zeppelin. Fils de W. Morgan Sheppard, grande figure de la Royal Shakespeare Company, Mark Shepard est apparu dans un très grand nombre de séries. Il y interprète souvent de mémorables méchants, dont l’Incendiaire des X-Files, Walker dans Medium, Badger dans Firefly, Ivan Erwich dans 24h Chrono, etc. Sheppard est également un musicien professionnel, assurant les percussions dans plusieurs groupes, mais aussi lors des conventions de Supernatural. Carthage, dans le Missouri, était déjà le lieu où se déroulait l épisode Metamorphosis Okay, Huggy Bear. Just don't lose him déclare Dean quand Sam lui annonce avoir découvert où est Crowley. Il s’agit d’un clin d’œil à l’informateur de Starsky et Hutch, Huggy les bons tuyaux en version française 1978-1979. L’appareil photo de Bobby est un Asahi Pentax Spotmatic, commercialisé entre 1964 et 1976. Cet appareil a été très apprécié des Beatles, qui prirent plusieurs photos de leurs tournées avec lui . Jo meurt très exactement de la même manière que son père, selon ce qu’avait décrit le démon possédant Sam dans Born Under a Bad Sign Pour la première fois Castiel est surnommé Clarence par Meg Lucifer's gonna take over Heaven. We're going to Heaven, Clarence, d’après l’Ange débutant du film de Capra It's a Wonderful Life 1946. Cela se réitérera à plusieurs reprises par la suite. And Dean. Kick it in the ass... Don't miss déclare Ellen à Dean en forme d’adieu. Kick it in the ass était la phrase fétiche de Kim Manners. L’actrice Samatha Ferris a indiqué que ces mots n’étaient pas inscrits au script, mais qu’un caméraman lui demanda à la dernière minute de les insérer. Cela suscita une grande émotion dans toute l’équipe de tournage. Lucifer révèle qu’il est l’une des seules cinq entités dans toute la Création à ne pouvoir être tuée par le Colt. Cette liste a depuis fait l’objet d’un débat chez les fans. Une thèse traditionnelle est qu’il s’agit de Dieu et des quatre Archanges, mais une autre estime que les Archanges forment un tout et qu’il faut y ajouter Dieu, la Mort elle-même, les Ténèbres Amara en saison 11 et une cinquième mystérieuse entité encore à découvrir, peut-être l’entité cosmique régnant sur le Néant saison 13. Retour à l'index 11. VOL AU-DESSUS D’UN NID DE DÉMONS SAM, INTERRUPTED Résumé Sam et Dean sont appelés à la rescousse par un ancien Chasseur quand une série de morts mystérieuses survient dans une institution psychiatrique. Afin de mener l’enquête, ils s’y font interner, épreuve qui va déstabiliser les deux frères. Ils parviennent néanmoins à vaincre la Wraith se nourrissant de cerveaux humains après avoir maquillé ses meurtres en suicides. Critique Il était malaisé de succéder au chef d’œuvre représenté par Abandon All Hope. Judicieusement la série opte pour marquer une pause dans sa Mythologie avec Sam Interrupted, un stand alone solide et de qualité. Evidemment ce récit donne une impression de déjà-vu puisque l’on retrouve un huis clos et des ressorts narratifs très proches de l’épisode carcéral Folsom Prison Blues 2-19. Si l’originalité n’est donc pas tout à fait au rendez-vous, le choix d’un asile psychiatrique correspond beaucoup mieux au Fantastique et à la série qu’une prison lambda, avec cette impression de résider à la frontière ténue et mouvante existant entre les réalités. De manière plus prosaïque, on y retrouve les hurlements que poussent les victimes sans que personne ne s’en inquiète. Ceci joue avec éclat, dès la remarquable introduction, anxiogène comme rarement et n’étant pas sans évoquer l’ami Tooms aux amateurs des X-Files. Le grand atout de l’épisode réside dans sa facultés à parfaitement les exploiter les diverses potentialités de l’endroit humour des Bros se faisant interner en racontant leur véritable histoire après un hiatus de près de deux mois au tour des Fêtes, il s’agit aussi d’un astucieux moyens de rafraichir la mémoire du public ou de Dean en roue libre, dinguerie des membres du club, moments gores bien costauds, avis pertinents du psy sur la relation fraternelle, mais aussi, bien entendu, les frères pris à leur piège et sombrant eux aussi dans l’Antre de la Folie. Cet aspect est remarquablement amené, un épisode à part dans cette série comptant nombre d’épisodes horrifiques ou hilarants, mais rarement des authentiquement dépressifs bon, on reste loin du Normal Again de Buffy. Le coup à la Sixième Sens m’a vraiment possédé. Comme tout épisode réussi de ce genre, on trouve un Monstre de la Semaine bien gratiné, avec une dame vraiment perverse et pleine d’esprit comme on aime. Terrifiante, aussi. Un régal, avec une excellente Lara Gilchrist. Joli casting également avec Jon Gries, le Broots du Caméléon, tout à fait convaincant en Chasseur usé sous le harnais. Anecdotes Le titre original est inspiré du best-seller Girl, Interrupted 1993, où l’auteure Susanna Kaysen relatait son expérience de patiente dans un institut psychiatrique, durant les années 60. Le livre a été adapté en film en 1999, avec Winona Ryder dans le rôle principal Une vie volée, en VF. Misha Collins y effectue une brève apparition. Alex et Eddie, les pseudonymes du jour de Sam et Dean, sont en fait les prénoms du guitariste et du batteur de Van Halen, également deux frères. L’infirmière Foreman est surnommée Nurse Ratched par Dean, un clin d'oeil à Vol au-dessus d'un nid de coucous 1975. L'épisode comporte plusieurs références à ce film, ainsi qu'à Orange mécanique. Lara Gilchrist Foreman jouait déjà Holly Parker dans l'épisode Scarecrow La scène du "Pudding" était initialement destinée à Sam, mais Dean le remplaça à la dernière minute, car convenant mieux à son caractère. Jensen a indiqué lors d'une convention que s'exclamer "Pudding !" était devenu un rituel sur le tournage, dès lors que survenait un évènement inattendu. Retour à l'index 12. L'APPRENTI SORCIER SWAP MEAT Résumé Gary, jeune nerd à la vie difficile, utilise un sortilège afin d’échanger son esprit avec celui de Sam. Grâce à son physique désormais bien plus séduisant, il connait de nombreux succès tout en s’’ssayant à la Chasse avec Dean. Sam doit faire face à une existence autrement plus ennuyeuse. D’abord amusante, l’affaire vire au tragique quand il s’avère que Gary et ses amis sont manipulés par un Démon. Critique Importante déconvenue que Swap Meat. Aligner un second épisode déconnecté de la trame centrale était déjà périlleux, mais, surtout, le thème de l’échange de corps compte parmi les plus rebattus qui soient. Les Avengers y avaient déjà eu droit, mais aussi Buffy, Mulder, SG-1 etc. Un marronnier dans toute sa splendeur c’autant plus grave qu’il développe une médiocre résonnance de ce qui constitue le fil rouge de la saison, les Bros en tant que Vaisseaux de cher des Archanges. De plus l’épisode n’en tire pas grand-chose, hormis des situations à l’humour facile et vitre très prévisibles. Pour remplir, on ajoute un démon histoire de faire bon poids, mais le procédé apparaît plus mécanique qu’autre chose. Le démon aussi n’accomplit que de l’ultra classique, y compris son exorcisme. L’absence de Castiel s’avère particulièrement pratique, lui qui aurait immédiatement perçu l’embrouille, quelle chance ! De plus l’acteur jouant le jeune prodige irrite rapidement par ses poses exagérées, idem pour ses copains. Le Trio n’a pas l’humour de celui de Sunnydale, il est simplement ennuyeux et stupide, sans aucun dialogue pétillant Son seul atout consistait à permettre une fin horrifique, mais au contraire on a un fin pesamment morale, à chacun son dû, il faut vivre pleinement sa vie, il y aura toujours un lendemain, etc. . Peut-être eut-il été plus judicieux d’organiser cet échange entre les deux frères, en l’état on a un coup pour rien. Jared tire son épingle du jeu, joue efficacement son double rôle, après une autre belle performance dans Sam Interrupted. L’un des rares épisodes de Supernatural demeurant difficile à visionner jusqu’à son terme. Anecdotes Quand Dean écoute les messages téléphoniques, c’est la voix de Sam que l’on entend, alors-même qu’il est dans le corps de Gary. Quand Sam examine les affaires de Gary, on remarque un exemplaire de Busty Asian Beauties, le magazine préféré de Dean. Il s’agit de même exemplaire que celui que Dean avait dans la station-service lors de Lazarus Rising 4-01. La chanson appréciée par Gary dans l’Impala et nettement moins par Sam est Rock and Roll Never Forgets de Bob Seger & the Silver Bullet Band. La chanson entendue au bar lors de la scène entre Gary et Crystal est I Got More Bills Than I Got Pay, de Sonny Ellis. Quand Dean et gary passent commande on entend Got My Wings, Hazy Malaze. Welcome back, Kotter déclare Dean quand Sam lui demande de baisser le son. Il s’agit du titre d’une sitcom dont le héros Gabe Kotter est professeur dans un lycée où l’on retrouve toutes les tensions sociales et raciales des années 70. John Travolta y fit ses débuts ABC, 1975-1979. And the Freaky Friday crap? demande Sam. Freaky Friday Un Vendredi dingue est un roman humoristique très populaire aux USA, racontant comme une ado rebelle se réveille un jour dans le corps de sa mère. Il a été adapté trois fois au cinéma 1976, 1995 et 2003. Retour à l'index 13. LE RETOUR D’ANNA THE SONG REMAINS THE SAME Résumé Anna s’efforce de tuer Sam pour empêcher qu’il ne devienne le Vaisseau de Lucifer, mais Castiel le protège. Anna se rend alors en 1978, afin de s’en prendre à John et Mary. Castiel, et les deux frères essaient de la contrer, mais elle parvient à tuer Sam. L’Archange Michel se manifeste alors et détruit Anna avant de ressusciter Sam. Dean refuse malgré tout de devenir son Vaisseau. Critique The song remains the same marque le retour aux affaires, après une incartade de deux épisodes. On renoue plaisamment avec le côté Retour vers le futur, un procédé toujours aussi efficace, même si l’on se rapproche ici davantage de Terminator ! Cette histoire de tueur tueuse invincible revenant dans le passé pour empêcher une naissance, lorgne tout de même pas mal sur les Connor mère et fils. On retrouve avec joie les toujours excellemment interprétés Mary et John Mat Cohen s’avère absolument remarquable en Michael. L’Archange du Premier Rayon se révèle enfin, lors d’une scène effectivement particulièrement marquante. Le panorama des différents joueurs en présence se complète, de même que l’historique tourmenté de la famille Winchester. Tout ceci fonctionne selon une mécanique bien huilée, mais l’ensemble pâtit néanmoins du triste sort échu à Anna. Les retrouvailles se voient gâchées par cette trahison voyant cette adorable Ange si humaine basculer sans explication dans le côté obscur, travestie en tueuse de bas étage. Le procédé n’apparaît guère glorieux, même si les meilleures scènes de l’épisode sont effectivement à verser au profit d’Anna, toujours portée par un évanescente et irrésistible Julie McNiven l’amusante séquence onirique, la confrontation si tendue avec Castiel ou l’impressionnant combat avec Mary. Tout cela est balayé par la mort d’Anna, sans doute l’une des plus épouvantables de la série, ce qui n’est pas peu dire. On comprend que l’on grossit le trait pour noircir Michel qui n’agit déjà guère différemment d’Azazel, afin d’achever de justifier le combat solitaire des Winchester contre l’ordre divin. On ressort fugacement Anna du placard uniquement dans un but grossièrement fonctionnel, c’est bien décevant. On regrette aussi de ne pas en savoir davantage sur son passé avec Castiel. Et puis après Ellen et Jo encore récemment on trouve que décidément Supernatural s'acharne sur ses personnages féminins. Anecdotes Quand Anna se matérialise dans le passé, on aperçoit une affiche promotionnelle pour le film Grease. Celui-ci est effectivement sorti le 16 juin 1978. Quand Anna arrive en 1978, on entend The Creeper, de Molly Hatchet. Durant le rêve de Dean, on entend Cherry Pie, de Warrant. Cette chanson de 1990 est devenue un classique du Rock, mais est également contestée pour son contenu parfois perçu comme sexiste. Le titre original reprend celui d’un tube de Led Zeppelin, issu du mythique album Houses of the Holly 1973. Jensen Ackles a également participé à l’épisode du même titre de Dawson's Creek. L’épisode comporte plusieurs références aux films Retour vers le Futur et Terminator. Le titre de l’épisode était initialement Back to the Future II, mais il fut abandonné pour des raisons de droits. Avec le pilote de la série, cet épisode est le seul où les frères Winchester et leurs parents apparaissent tous la quatre dans une même scène. Retour à l'index 14. PASSIONS DÉVORANTES MY BLOODY VALENTINE Résumé Quand des amoureux s’entredévorent, Sam et Dean suspectent d’abord un Chérubin. Mais ils comprennent ensuite qu’ils affrontent l’un des Quatre Cavaliers, la Famine. L’adversaire s’avère particulièrement puissant et Sam va devoir recourir à ses pouvoirs démoniques pour le vaincre. Dean et Bobby doivent ensuite l’enfermer jusqu’à ce qu’il se soit purgé. Critique My Bloody Valentine, ou la passe de trois permettant de s’offrir une soirée thématique avec le DoubleMeat Palace de Buffy et le Hungry des X-Files, le tout devant deux litres de soda pour faire passer les chips qui ne passent pas sur les cacahuètes, qui ne passent pas sur les biscuits, qui ne passent pas sur les tapas, etc. parce que, non, la bouffe, ce n’est pas macabre, certainement pas. Malgré cette bienheureuse fusion avec votre canapé, l’opus du jour souffre de quelques faiblesses. Ainsi toute la première partie avec le Chérubin allie certes avec succès le Gore et l’humour absurde, tandis que les vannes gays autour de Dean résultent toujours aussi drôles. Mais il s’agit d’un vaste prologue finissant par scinder le récit en deux, au détriment de l’action principale. Indice caractéristique, pour regagner le temps perdu le récit a recours à l’une de ces accélérations artificielles auxquelles recourent les scénaristes dans cette situation, avec un Castiel tirant d'un coup toute la résolution de l’énigme autour de Famine. Au-delà de ce virage expéditif on regrette que l’intrigue en revienne une énième au sang de démon de Sam, sujet déjà exploré maintes et maintes fois par le passé et qui ne peut désormais que résulter répétitif, dans ses enjeux comme dans ses procédés. On a envie faim de nouveauté d’autant que le portrait de Famine se suffit à lui-même pour susciter une véritable sidération chez le spectateur. En effet l’opus joue et gagne toute sa réussite sur le développement de cette entité particulièrement sinistre et morbide à côté mêle la Guerre fait figure d’aimable plaisantin. L’Entropie demeurera toujours plus terrifiante que la Chaos, par son inéluctabilité autodestructrice. Porté par la formidable composition de James Otis et par une intrigue astucieusement ordonnancée afin de mettre en valeur son néant avide, Famine va demeurer le plus marrant des Cavaliers, jusqu’à l’arrivée de la Mort. Le jusqu’au-boutisme du personnage justifie la vision de l’épisode, il en va de même des scènes de dérèglement profond et horrifique, aussi bien chez les Humains que chez Castiel, d’abord amusant ensuite devenu profanateur. Si l’épisode met du temps à trouver son sujet, sa noirceur l’habite d’une force encore redoublée par la conclusion d’un Dean désespéré et confronté à son propre néant, comme Buffy a pu l’être jadis après son propre retour post-mortem. Rarement le panorama de sa série aura été aussi sombre, tandis que Lucifer continue à tisser sa toile dans les coulisses. La mise en scène se montre particulièrement soignée, avec une tonalité en rouge idéalement choisie. Anecdotes Le titre orignal reprend celui d'un classique du Slasher Movie Meurtres à la St-Valentin, 1981. Jensen Ackles participa à son remake 3D en 2009, le film connut un grand succès public. Go ahead. Unleash the kraken. See you tomorrow morning déclare Sam. La célèbre adresse de Zeus à Poseïdon dans le film Clash of the Titans 1981 est passée dans la culture populaire américaine. Sam et Dean se présentent comme étant les Agents Marley et Cliff, un clin d'œil aux stars du Reggae Bob Marley et Jimmy Cliff. La mallette de Dan contenant des âmes humaines est un clin d’œil au film Pulp Fiction. Une valise au mystérieux contenu lumineux a stimulé l’imagination des fans. La thèse la plus populaire est que l'âme du gangster Marsellus Wallace s'y trouvait. La voiture de Famine est une Cadillac Escalade noire. Selon le Livre des Révélations, Famine chevauche en effet un cheval noir. Le restaurant de la franchise fictive Biggerson’s est le même que celui où Sam et Dean gagnaient un chèque lors de l’épisode Bad Day at Black Rock Les Biggerson’s apparaissent de temps à autres tout au long de la série. L’épisode se plaçant dans une optique judéo-chrétienne, Cupidon n’est pas ici un Dieu païen, fils de Vénus, mais un Chérubin. Castiel les désigne comme des Anges de troisième classe Technically it's a cherub, third-class. Effectivement, dans la hiérarchie céleste traditionnelle issue de la théologie chrétienne, les Chérubins constituent le huitième des Neuf Chœurs angéliques. Ils partagent le troisième degré avec les Séraphins et les Trônes. En tant qu’Ange à part entière, Castiel figure au premier degré, aux côtés des Principautés et les Archanges. Retour à l'index 15. LES MORTS-VIVANTS DEAD MEN DON'T WEAR PLAID Résumé Dans la petite ville où réside Boby les morts reviennent à la vie, et retrouvent paisiblement à la vie. Cela survient également à la propre épouse de Bobby, ayant oublié les circonstances de sa mort. Les frères Winchester arrivent sur les lieux et découvrent que les morts vivants deviennent agressifs, devenant de classiques zombies. Ils préviennent Bobby, mais celui-ci refuse d’en finir avec son épouse. Ils vont recevoir l’aide du Shérif Jody Mills, face à ce complot mené par Death aux ordres de Lucifer. Critique Dead Men Don't Wear Plaid constitue l'un des hélas trop rares épisodes centrés sur Bobby. Le portrait du personnage, de son historique et de son environnement le bout du monde, au fond du Kansas, à gauche s'avère un vrai régal. En outre, on adore le personnage très attachant du shérif Jody Mills, elle forme un duo asymétrique parfaitement pétillant avec Bob, on tient un admirable sujet pour une série dérivée, avec Rufus en prime. Tout un petit univers en marge de la grande aventure. L'évocation de son drame marital s'avère également émouvant, avec encore une fois une grande interprétation de Jim Beaver. Mais Dead Men Don't Wear Plaid demeure également un épisode de Zombies, une bonne idée alors qu'il s'agissait d'un des rares grands thèmes fantastiques quasiment absents de Supernatural. L'intrigue varie intelligemment ses effets, entre une première partie originale et à l'humour décalé, plaisante mais non exempte de moments forts Bobby empoignant son revolver face aux Winchester, ambiance, et une seconde, retrouvant l'atmosphère stressante des grands classiques du genre, similaire à Walking Dead and co. L'assaut des Zombies se révèle un grand moment épique et Gore, of course, impeccablement filmé et monté, avec un haletant suspense et des dialogues au couteau. L'infirmité de Bobby rajoute encore à l'intensité, on songe brièvement à Tara King dans Trop d'Indices. La connexion à la trame principale est également finement jouée. Excellent titre référence Les cadavres ne portent pas de costard en VF. Anecdotes Quand Digger parle de Benny à Sam et Dean, on entend You're One of a Kind, de Moot Davis. Quand Sam et Dean discutent de nooby et Karen, on entend Lovin' the Sin I'm In de Terry Campbell Le titre original reprend celui du film de Carl Reiner Les cadavres ne portent pas de costard, 1982, où un montage loufoque incluant des stars du passé permet de rendre hommage au Film noir. Les Frères Winchester ont affaire au Shérif Mills, soit le nom du personnage de Jim Beaver dans la wed série Harper’s Island 2009. Sam et Dean se font passer pour les Agents Dorfman et Neidermeyer soient les héros du film American College John Landis, 1982. Awesome. Another Horseman. Must be Thursday déclare Dean, soit un clin d’œil au jour de diffusion de la série. John Showalter effectue ici sa première mise en scène pour Supernatural. En fin de saison 12, il aura réalisé 18 épisodes de la série. Il travaille également ponctuellement pour les séries DC Comics diffusées sur CW. La sympathique et courageuse Shérif Jody Mills effectue ici sa première apparition. Interprétée par Kim Rhodes, elle va au fil des saisons devenir une alliée semi-récurrente des frères Winchester et prendre sous son aile plusieurs jeunes Chasseuses en situation difficile. En 2017, ce dernier aspect devient l’objet d’un deuxième projet de série dérivée de Supernatural, avec Jody comme protagoniste Wayward Sisters. Karen Singer est jouée par Carrie Fleming et non plus Elizabeth Marleau. Celle-ci attendait un enfant lors du tournage et la production estima qu’il était trop bizarre, même selon les critères de Supernatural, de montrer une Zombie enceinte à l’écran. Retour à l'index 16. AXIS MUNDI DARK SIDE OF THE MOON Résumé Sam et Dean sont tués par deux Chasseurs hostiles et se retrouvent au Paradis. Conseillés à distance par Castiel, ils décident de profiter des circonstances pour trouver Joshua, gardien du Jardin d’Eden. n effet et Ange très ancien et proche de Dieu sait peut-être où celui-ci se trouve. Après un périple à travers le Paradis où ils se confrontent à Zach, les deux frères parviennent au Jardin, mais Joshua ignore les desseins de l’Absent. Toutefois, il accepte de les renvoyer sur Terre. Critique Dark Side of the Moon frappe d’entrée très fort, avec une introduction assez renversante mortelle, en fait, même si l’on sait que s’il y a une série où personne ne meurt jamais vraiment, c’est bien Supernatural ! Si la série était l’un de ces vieux jeux de rôles à l'époque du papier et de la convivialité, comme Magna Veritas/in Nomine Satanis auquel elle ressemble tant, Dark Side of the Moon serait certainement le supplément Paradis de son univers. Pas forcément indispensable, mais agréable à découvrir. Depuis le temps que lon attendait de découvrir ce plan d’existence. On apprécie l’audace de ce choix. Le voyage prend la forme d’un film à sketchs et, comme si souvent ce genre, s’avère inégal. La mise en scène se révèle fluide et inventive, de même que l’intrigue évite tout temps mort. On passe avec plaisir d’un univers de poche personnel à un autre, tout en attendant fébrilement le suivant, tout comme dans Autremonde, le multiforme chef d’œuvre de Tad Williams lisez-le ! Raphaël et Michel vous l’ordonnent ! Ils ne plaisantent pas !. Zach tient une bonne forme et tout ceci est ludique au possible, avec comme point d’orgue les chaleureuses retrouvailles avec le Chad et la belle Pamela merci de lui avoir rendus ses yeux, les Anges sont trop bons. Ces retours de personnages secondaires appréciés demeurent bien l’un des plaisirs réguliers du show. Cependant on regrette qu’une part non négligeable de l’intrigue soit consacrée aux éternels traumas familiaux, certes consubstantiels à la série. L’on aurait préféré que cette visite du paradis soit totalement innovante, au lieu d’en revenir à de l’habituel. On reste également sceptique devant cette vision si matérialiste et individualiste de l’Eden, dépourvue de toute illumination divine. Et pour cause, le Créateur s’étant volatilisé. Aussi agréables et personnalisés soient-ils, ces petits univers ressemblent bel et bien à des cellules. L’empêchement de rejoindre des personnes aimées semble davantage cruel qu’autre chose. Que l’on imagine Jo et Ellen à jamais séparées l’une de l’autre et l’Empyrée s’assombrit considérablement. On devine bien vite qu’une ironie subtile parcourt l’ensemble du récit, démentant une nouvelle fois les à-priori concernant Supernatural. Cet épisode assez à part s’achève également en queue de poisson et ne nous apprend pas grand-chose, puisque l’absence divine était déjà subodorée, sinon connue. Cela nous vaut tout de même la scène choc de la colère et de désarroi de Cas. En arrière-plan et si Anna avait raison ? Anecdotes On remarque que le bucolique paysage au bout du labyrinthe divin est en fait le Bloedel Conservatory de Vancouver. De manière amusante celui-ci a déjà servi de décor reconstituant l’Eden, avec un serial killer reproduisant les cadavres d’Adam et Eve MillenniuM ou bien encore avec le Jardin du Gardien Stargate SG-1. Walt et Roy se réconcilieront avec Sam et Dean lors de l’épisode Who We Are quand ces derniers en appelleront à l’union sacrée des Chasseurs de démons américains face à l’envahisseur britannique. Walt et Roy sont également les prénoms des deux frères Disney. Quand Dean est abattu, on entend Knockin' on Heaven's Door, de Bob Dylan. Quand Sam et Dean rencontrent Ash, on entend What a Way to Go, de Jesse Turnbow. Le titre original de l'épisode reprend celui de l'album très expérimental et cultissime des Pink Floyd, sorti en 1973. Le titre de travail de l'épisode était Your Whole Life Flashes Before Your Eyes. Quand Castiel déclare Don’t go into the light, Dean le surnomme Mary-Ann. Dans le film Poltergeist 1982, Mary-Ann était la peite fille passant à travers l'écran de télévision pour entrer dans une autre dimension. La medium s'efforçant de la faire revenir lui dit la même phrase. Andrew Dabb et Daniel Loflin, les auteurs de l'épisode, sont aussi ceux du troisième Comics Supernatural. Intitulé Beginning's End, celui-ci narre comment Sam a été amené à quitter sa famille pour entrer à l’Université Stanford dans la Silicon valley, avant le début de la série. Cela correspond ici au dernier souvenir revécu par Sam et le Comics sera publié quelques mois après la diffusion de l’épisode. Il s’agit du quatrième des six épisodes où Colin Ford incarne le jeune Sam. Pamela Barnes indiqué avoir été tuée d’un coup de feu, alors qu’elle a en fait été poignardée lors des évènements de Death Takes a Holiday L’Axe du Monde Axis Mundi évoqué par Castiel se retrouve dans diverses Mythologies et traditions comme centre de la Création et lieu de rencontre entre la Terre et le Ciel. Il s’agit souvent d’un arbre ceux du Jardin d’Eden ou l’Yggdrasil des Nordiques, entre autres, mais cela peut également être un emplacement géographique le Mont Olympe, le Mont Fuji, les Black Hills… ou une construction la Kaaba, l’Umbilicus Urbis Romae, la Basilique Saint-Pierre, le Temple de Jérusalem…, etc. Le grand jeu de rôles Donjons et Dragons a imaginé la Cité de Sigil comme centre de son Multivers. Ses portails ouvrent sur les différents univers de jeu, y compris les Plans divins ou démoniaques. Retour à l'index 17. PROPHÉTIES FUNESTES 99 PROBLEMS Résumé Cernés par des Démons, Sam et Dean sont sauvés par un groupe de militants ultra religieux dirigé par le Pasteur Gédéon. Ceux-ci sont soumis à l’influence de Leah, fille de Gédéon, qui entend la parole des Anges. Mais les Winchester découvrent que Leah a été tuée et remplacée par la Prostituée de Babylone, arrivée sur Terre à la faveur de l’Apocalypse. Celle-ci a entrepris de dévoyer la communauté en l’incitant progressivement à commettre des péchés mortels et à s’entretuer. Le Démon est vaincu, mais ces évènements incitent Dean à se ranger du côté du des Anges. Critique 99 Problems est un épisode cachant bien son jeu. A priori il apparaît moins tonitruant que d'autres, le Monstre de la semaine est pittoresque mais on a déjà vu pire etc. Mais on se rend progressivement compte que, si elle part un peu dans tous les sens, jusqu'à paraître émiettée, l'intrigue n'en demeure pas moins ambitieuse. D'un point de vue anecdotique, mais fort plaisant, on note l'apparition de Michael Shanks, soit Daniel Jackson en personne. Un guesting de choix, que les auteurs prennent un malin plaisir à optimiser en multipliant les clins d'oeil à Stargate SG-1. Rob est bien entendu un expert en langues anciennes occultes ah, ah, ah, les Bros arrivent dans le village sur un modus operandi assez proche de SG-1 mais le summum demeure la vanne énochienne pas drôle de Cas, une excellente référence à la mythique vanne jaffa de Teal'c. Du bon boulot. Tout le côté tragi-comique de la dérive alcoolisée de Castiel suite au trauma précédent est également bien vu, la variété du registre de ce personnage demeure stupéfiante. Bon, la méchante n'est pas transcendante, de même que son interprète, mais le twist de la fausse prophétesse est efficacement amené. Et puis être allé dénicher la Grande Prostituée de Babylone dans les Saintes Ecritures reste une belle performance, je pense que Supernatural en a l'exclusivité, même si elle est évoquée dans MillenniuM. L'épisode marque surtout par la poursuite réussie de cette satire au vitriol de la société américaine qu'a entrepris cette saison. Après les manipulations guerrières, l'avidité alimentaire ou autre, le matérialisme du Paradis, on fustige ici l'aspect réactionnaire et volontiers hypocrite des mœurs, ainsi que le repli religieux. La virulence du pamphlet est étonnante pour une série grand public mais demeure hélas d'actualité quand on considère les joyeux drilles du Tea Party où le délitement du planning familial sous la présidence actuelle. Supernatural développe tout un discours sous-jacent, que malheureusement nombre de commentateurs français n'ont pas perçu. Il est aussi dramatiquement très intense de voir Dean s'effondrer, peu de séries sont allées aussi loin dans ce domaine avec leurs héros. Anecdotes Quand Sam et Dean sont au bar, on entend Too Hot to Stop, de Marc Ferrari et Steve Plunkett. Le titre original reprend celui du tube du rappeur Jay-Z 2004. 99 Problems est également le 99e épisode de la série. At what point does this become too far for you? Stoning? Poisoned Kool-Aid? interroge Sam. Il fait référence à un suicide collectif survenu en 1978 à Jonestown Guyana, quand le gourou de la secte du Temple du Peuple but du soda Kool-Aid mortellement empoisonné au cyanure, tout comme plus de 900 disciples. Des doutes perdurent quant au déroulement volontaire des prétendus suicides. Michael Shanks Rob est évidemment l’interprète du Dr. Daniel Jackson dans la série Stargate SG-1 1997-2007 et dans ses diverses séries dérivées. Cet acteur canadien originaire de la Colombie britannique est venu en voisin, Supernatural étant tournée à Vancouver et ses environs. La même année, en 2010, il participe également à Smallville, autre série tournée dans cette ville, dans laquelle il joue Hawkman. Shanks est l’époux de Lexa Doig, autre figure des séries SF et fantastiques, vue dans l’épisode Apocalypse 2014 cette saison Retour à l'index 18. PLAN B POINT OF NO RETURN Résumé Castiel et Sam capturent Dean avant qu’il n’accepte de devenir le Vaisseau de l’Archange et l’enferment dans la cave de Bobby. Mais les Anges ont en fait trouvé une alternative en faisant appel à Adam, leur demi-frère. Castiel convainc Dean de revenir sur sa décision, et ils entreprennent de faire changer d’avis Adam. Durant la confrontation, Dean parvient à tuer Zach, mais l’Archange Michel parvient à s’emparer du corps d’Adam. Critique Point of No Return demeure avant tout un épisode fonctionnel, destiné à mettre en place l'acte final. Du terrassement, donc, même si plutôt réussi. Même si on n'a jamais cru à l'effondrement de Dean au parfait minutage au sein de la saison, ceci-dit la caricature très Supernatural de la pratique américaine dite de intervention » se montre amusante, avec les uns et les autres en faisant des tonnes. Il faut bien avouer que voir Cas tabasser massivement Dean est assez jouissif, et puis l'on sait bien que l'Ange n'y va pas à fond les manettes. C'est beau, une amitié aussi virile. La révélation de la vraie nature de l'antichambre du Paradis apporte une vraie frustration, on entrevoyait un univers de poche entre les plans d'existence et l'on se retrouve avec un hangar aménagé, on tombe de haut. Le retour d'Adam, personnage à l'intérêt aussi limité que purement fonctionnel, constitue une certaine déception, d'autant que son interprète semble toujours aussi falot. Il s'agit de l'un des rares personnages de Supernatural auquel je n'ai jamais accroché, même s'il a le mérite de débloquer la situation et de représenter un maître coup de la part de Michel, ou plutôt de Zach. Pour son chant du cygne ce dernier s'impose comme vraie vedette de l'opus, entre une intro délirante et une amusante démonstration d'auto satisfaction satisfaite, matinée de cynisme crapuleux. Même s'il n'est pas tout à fait aussi énorme que Crowley, Zach apparaît savoureusement comme son pendant angélique, toujours interprété avec brio. Une canaille toujours jouissive, que l'on regrettera. Le premier mérite de Point of no return demeure dans on ouverture efficace de l'ultime segment de la saison, soit l'inexorable marche vers l’Armageddon. Anecdotes On entend The Man Upstairs, de Kay Starr, au jukebox, quand Zachariah est au bar. Quand Zach quitte les lieux, on entend When the Saints Go Marching In de Kurt Fuller Where I'm going, we don't need roads indique Dean dans sa lettre d’adieux, il s’agit d’un clin d’oeil au fameux dialogue concluant Retour vers le Futur Roads ? Where we're going we don't need roads. Le texte visible de la lettre est le suivant Sam et Bobby, Avec ce qui survient, je serais surpris que cette lettre vous parvienne. Mais si cela arrive, à propos de mon action je veux que tous les deux vous sachiez qu’il ne s’agit pas d’un abandon. John nous a éduqués mieux que cela. C’est une question de temps. Nous n’en avons plus. J’ai laissé l’Impala à Cicero. Où je vais, nous n’avons pas besoin de routes. Je sais que vous veillerez sur elle en souvenir de moi. Bobby, tu as plus accompli pour l’équipe que tout ce que nous n’aurions jamais pu demander à quiconque. Cela fait de toi un Winchester à mes yeux. Sam. Tu m’avais dit que tu priais chaque jour. Je ne suis pas sûr que cela soit toujours le cas. Cela ne l’est probablement pas, mais, au cas où, tente une dernière chance pour moi. Et, Sammy, perdre un seul Winchester dans ce combat est suffisant. Quand cela sera fait fin du texte. Quand Cas lui révèle que la chambre angélique est en fait un entrepôt, Dean déclare qu'il la voyait plutôt sur Jupiter. Il s'agit d'une référence au dernier segment de 2001, Odyssée de l'Espace, où le protagoniste se réveillait effectivement dans une chambre quelque peu similaire. Il s’agit du centième épisode de la série ; toute l’équipe de Supernatural se réunit pour une grande fête à Vancouver, le 30 janvier 2010, juste avant d’en débuter le tournage. Le récent trophée de la meilleure série SF/Fantastique obtenu aux People's Choice Awards 2010 fut également célébré à cette occasion la série l’emportera également en 2017, après l’ébouriffante saison 11. Plusieurs évènements s’y déroulèrent, comme une mémorable intervention des Impalas, groupe de rock formé de différents membres de l’équipe, avec Jensen Ackles comme chanteur, ou encore un hommage rendu à Kim Manners. Retour à l'index 19. LE PANTHÉON HAMMER OF THE GOD Résumé Sam et Dean arrivent dans un hôtel où de nombreux dieux païens issus de différents panthéons se sont réunis. Ceux-ci veulent s’allier face à la menace des Archanges et de l’Apocalypse. Les deux frères sont capturés mais il s’avère que Loki n’est autre que le Trickster, à savoir l’Archange Gabriel. Celui-ci intervient en leur faveur quand Lucifer intervient et entreprend d’exterminer les dieux païens. Il est tué dans l’affrontement contre son frère, mais Sam et Dean parviennent à s’échapper. Gabriel leur a laissé un message leur révélant que réunir les quatre Anneaux des Cavaliers rouvrira la Cage où Dieu enferma jadis Lucifer. Critique Hammer of the Gods par Thor ! représente l'aboutissement ultime du thème toujours aussi divertissant des dieux païens, l'un de mes préférés dans Supernatural. Cette fois, foin de divinités forestières connues des seuls initiés, on tape dans le grand format avec toute une assemblée de dieux prépondérants de leurs panthéons respectifs pour une fois le titre VF est judicieux. D'où un effet vertigineux, d'autant que nos divins amis sont toujours des psychopathes homicides et des cannibales mégalomanes se goinfrant de sacrifices humains, un authentique régal. Toute cette ménagerie suscite une délectable première partie, d'autant que l'aspect mythologique a été soigné, jusqu'aux badges désignant les dieux écrit selon une calligraphie propre à leur culture, comme dans Astérix. Jamais l'influence du fabuleux Neil Gaiman n'aura été aussi prégnante American Gods, mais aussi De Bons Présages, on songe aussi bien évidemment aux Goa'ulds mais aussi à la Troisième Force de Magna Veritas/In Nomine Satanis, que d'excellentes références. Par ailleurs la série tisse toujours un aussi ambitieux subtext, l'opposition entre les Archanges et les panthéons exotiques recouvrant un cinglant règlement de comptes entre Occident et autres contrées du veste monde, c'est particulièrement sensible dans les déclarations enflammées de l'incandescente Kali. Et effectivement Lucifer se pose un peu là comme politique de la canonnière ! Son arrivée et son passage en mode berserk nous vaut quelques scènes Gore à un niveau rarement atteint jusqu'ici, ce qui demeure toujours rafraîchissant. On regrettera le maquillage exagéré du toujours parfait Pellegrino, la série aurait dû faire confiance à son beau talent pour exprimer le délabrement physique du Vaisseau. C'est bien la mort de Gabriel qui marque cependant les esprits, après une ultime éblouissante représentation, D'où un léger vertige en réalisant que celui qui gît devant nous dans la toujours spectaculaire posture des ailes mortuaire n'est autre que l'Archange de la Visitation, le Messager de Dieu. Décidément Supernatural ne recule devant aucune audace ! On regrettera bien entendu la disparition de celui qui restera pour nous le Trickster, mais elle connecte l'opus à la trame patrilocale, ce qui paraît indispensable au moment où la saison s'engouffre vers son final. De plus la mort de Gabriel est un préalable nécessaire à cette conclusion car jamais il ne serait demeuré inerte face à la tuerie annoncée, son sacrifice le montre bien. L'Embrouilleur Loki ! nous régale d'un dernier cadeau avec sa vidéo hallucinée, même si la survenue de cette arme miraculeuse surgissant à point nommé paraît un tantinet artificielle. Un épisode grandiose, où les Héros auront subi comme jamais les évènements. Ils ne sont d'ailleurs clairement là que comme témoins, mais qu'importe, par Toutatis. Anecdotes Quand Sam et Dean arrivent à l’hôtel, on entend Women's Wear, de Daniel May Quand ils fouillent le buffet, on entend You Know You Know I Love You de The Bachelors. Durant le film Casa Erotica 13, on entend My Fantasy, de Steve Jeffries. Le titre orignal fait référence aux paroles du tube Immigrant Song, de Led Zeppelin 1970, en référence à Thor The Hammer of the Gods / will drive our ships to new lands. Une biographie de Led Zep publiée en 1985 s'intitule également Hammer of the Gods. Dix Dieux païens issus de divers panthéons sont rencontrés plus ou moins longuement durant l’épisode Mercure, Ganesh, Odin, Kali, Baron Samedi, Baldur dieu nordique de la lumière, la beauté, la jeunesse et l'amour, et Zao Shen dieu chinois protecteur du foyer, plus deux autres non identifiés. Isis est également tuée hors écran par Lucifer. Motel Hell ! s’exclame Dean quand il découvre que la soupe n’est pas à la tomate. Le film Motel Hell Nuits de cauchemar, 1980 est une comédie horrifique racontant comment un frère et une sœur tiennent un motel mais aussi une ferme vendant une viande fumée fort réputée, en fait celle des touristes de passage. Parmi les points forts de l’humanité, Gabriel cite Spearmint Rhino. Il s'agit d'une chaine de clubs de striptease de haut standing. Fondée en 1989, l'entreprise compte 16 établissements, aux USA, en Grande-Bretagne et en Australie. Pestilence conduit une AMC Hornet wagon verte, et non blanche comme l’est sa monture dans le Livre des Révélations. Ce cavalier a fait l’objet d’interprétations particulièrement variées et le vert indique que la série a retenu le thème de l’épidémie, soit celui le plus fréquent dans la tradition anglo-saxonne les autres interprétations vont de la conquête militaire jusqu’à l’Esprit-Saint se répandant à travers le monde. . Sa plaque minéralogique le confirme également, SIKN TRD signifiant Sicked and Tired, malade et fatigué. Le roman De bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman 1990 développe sa propre vision de l’Apocalypse judéo-chrétienne. Il imagine notamment que Pestilence a dû prendre sa retraite à l’arrivée de la pénicilline et qu’il est désormais remplacé par la Pollution. Retour à l'index 20. MEILLEURS ENNEMIS THE DEVIL YOU KNOW Résumé Avec l’aide de Crowley, Sam et Dean partent en quête de l’anneau des deux derniers anneaux leur manquant, ceux de Pestilence et de Death. Ils trouvent l’emplacement de Pestilence après une confrontation mortelle avec Brady un ami de jeunesse de Sam qui se révèle être un démon en relation avec les Cavaliers. Crowley apparaît alors à Bobby, en lui proposant de révéler où se trouve Death en échange de son âme. Critique La première partie de The Devil You Know comment dire... Le démon homme d'affaires façon Mad Men est plutôt intéressant et bien interprété, il annonce d'ailleurs le futur patron des Léviathans. Mais cette séquence d'interrogatoire, on l'a déjà vue et revue au cours de la série, parfois en mieux. Et puis en revenir à cela alors qu'on attouche à l'Apocalypse se situe pour le moins dans le remplissage et le hors sujet. D'une manière générale, même si son interprète vétéran est génial, je trouve que Pestilence reste le moins traité des Cavaliers ceci dit le meilleur arrive très vite brièvement entraperçu dans le précédent épisode, seulement évoqué ici alors que le Virus Croatoan, son arme de prédilection, a déjà été employé sous tous les angles possibles. Bref, on s'ennuie assez quand surgit Crowley, qui dès lors dévore à peu près tout l'épisode, pour notre plus grand plaisir hormis quelques scènes humoristiques entre les Bros. On oublie tout le reste et on savoure jusqu'à son terme le stand-up pas possible de Mark Sheppard, écrit avec feu. Il fait partie de ces comédiens hors normes pour lesquels toute notion de direction d'acteurs est rigoureusement bannir. L'épisode a l'intelligence de simplement filmer un génie massivement en roue libre. Supernatural devient le Sheppardthon, mais, si Jensen et Jared paraissent assez largués, il faut bien le dire, fort heureusement l'acteur ne se retrouve pas tout à fait seul en piste, ce qui s'avère toujours frustrant. En effet Jim Beaver, toujours aussi épatant, s'avère un partenaire à la hauteur. L'épisode marque le début d'un mano à mano irrésistible entre le Vieil Ours et le futur Roi de l'Enfer, qui ne trouvera son épilogue qu'en saison 6. Un duel peut être arge de la grande aventure, mais néanmoins du très grand Supernatural là aussi. Anecdotes Le titre original est inspiré d’un dicton anglo-saxon, Better the devil you know than the one you don't. That's the same time those statues started crying déclare Dean. Une telle manifestation avait eu lieu durant l'épisode I Know What You Did Last Summer Go get 'em, Tiger dclare Crowley. Il s’agit d’une phrase culte du Comics Spiderman Dans la scène d’ouverture on peut voir un poster publicitaire pour Herpexia, le médicament produit par Niveus Pharmaceuticals et utilisé contre l’herpès génital. Sam avait été contraint d’en faire la réclame lors de Changing Channels L’habit de chair habité par Crowley tout au long de la série est en fait un agent littéraire newyorkais ayant connu un succès modéré. Retour à l'index 21. LA ONZIÈME HEURE TWO MINUTES TO MIDNIGHT Résumé Avec l’aide de Castiel, invulnérable aux pouvoirs de Pestilence, Sam et Dean triomphent du Démon et s’emparent de son anneau. Bobby ayant conclu le marché avec Crowley, Dean parvient à approcher de Dean, l’ultime cavalier. Mais celui-ci accepte de donner volontairement son anneau, n’appréciant pas la férule de Lucifer. Sam, qui sest occupé du virus, décide d’accepter de devenir le Vaisseau de Lucifer, pour attirer celui-ci dans le piège tendu via les anneaux. Critique Two minutes to Midnight apparaît un peu trop fragmenté pour son bien. Une première partie voit l’affrontement assez vite expédié entre les Winchesters et Pestilence, tenant plus du baroud d’honneur qu’autre chose. Passons, Pestilence était avant tout là pour céder son anneau, c’est chose faite. Le récit se fragmente ensuite en deux grandes parties distinctes. La lutte contre le complot Croatoan se montre efficace, elle ressemble d’ailleurs par certains côtés a complot d’une fraction du groupe MillenniuM durant la deuxième saison de cette série. Mais à force de s’aventurer dans le domaine du complotisme industriel on finit par quitter le domaine de Supernatural, le Fantastique horrifique, ce qui s’avère frustrant. La magie s’effiloche et puis il faut bien dire qu’il ne s’agit clairement que d’un front secondaire, l’attention demeure avant tout accaparée par le duel fraternel à venir. Le cœur de l’épisode réside dans la découverte de Death et l’odyssée improbable de Dean et Crowley. Là, comme duo antinomique on est copieusement servi, d’autant que cela fonctionne du feu de Dieu. C’est aussi le cas pour les misères de Bobby et les vannes du Démon des carrefours toujours aussi en verve drolatique, on n’en est pas fier, mais on rit de bon cœur. Patience, le Bob aura sa revanche un jour prochain. On se demande délicieusement ce que trame au juste Crowley, réponse la saison prochaine ! C’est bien avec l’étonnant portrait de Death que l’épisode achève de basculer dans la réussite. Classieux et Anglais au possible, mais amoureux de la junk food, subtil et pénétrant mais orgueilleux au dernier degré, évidemment mortel mais non inféodé au Mal, Death s’avère d’une passionnante complexité. On retrouve en lui des traits de Tessa, mais la Mort en personne est... Tout autre chose encore. Son interprète se montre simplement prodigieux, on ne dira jamais assez à quel point son casting constitue un atout maître pour Superntural ; Le plan musical accompagnant sa révélation compte parmi les plus esthétiquement aboutis de la série superbe voiture blanche, forcément blanche et son entretien surréaliste avec Dean s’ornemente de dialogues très relevés et volontiers décapant la mort de Dieu ? Supernatural refuse décidément de borner son audace. Un très grand moment. En définitive cet avant dernier épisode remplit fort correctement sa fonction principale, servir de prologue au grand final, avec une tension dramatique encore exacerbée par le plan désespéré de Sam. Rendez-vous à Détroit. Anecdotes Quand on découvre Death marchant dans Chicago, on entend O Death, de Jen Titus. Il s'agit d'un Blues traditionnel, remontant aux années 1920. Le titre original reprend celui d’un tube d’Iron Maiden 1984. Celui-ci fait référence à l’Horloge de l’Apocalypse, qui mesure la progression du péril nucléaire Hey, hi. I'm looking for my nana. Her name is Eunice Kennedy déclare Dean. Eunice Kennedy Shriver, sœur de JFK, a créé en 1968 les jeux olympiques spéciaux, dédiés aux personnes atteintes de déficiences mentales. This time next Thursday, we'll all be living in Zombieland déclare Crowley. Le jeudi est le jour de diffusion de la série aux USA, il s’agit donc d’un clin d’œil au final de saison, Swan Song. Zombieland Bienvenue à Zombieland, 2009 est une comédie horrifique décrivant la survie d’un petit groupe de personnages pittoresques au sein d’un monde infesté par des hordes de Zombies. Death mange à la Pizzeria Rinascita, ce qui signifie renaissance en italien. La voiture de Death est une Cadillac Coupé Devill de 1959. Elle est de couleur pâle, tout comme la monture biblique du Quatrième Cavalier. Bobby utilise ici pour la première fois le juron Balls ! », qui va devenir un rituel de la série. La clinique où les frères Winchester cherchent Pestilence se nomme Serenity Valley, soit le nom de la grande bataille servant de prologue à la série Firefly 2002. Mark Sheppard y participa à deux épisodes et Tom Edlund, y travailla comme producteur, tout comme il est le producteur exécutif du présent épisode. Retour à l'index 22. LA PAIX VIENDRA SWAN SONG Résumé Lucifer a compris le plan des Winchester et savère trop fort pour Sam. il dsparaît après être emparé du corps de ce dernier. Toutefois, grâce à une prophétie de Chuck, Dean apprend où doit se dérouler l’ultime et apocalyptique confrontation ektre Michel et Lucifer. Castiel et Bobby se sacrifient pour éloigner Michel, et Sam parvient à reprend le contrôle un bref instant. Cela permet à Dean d’actionner les anneaux. Les deux Archanges et leurs Vaisseaux, Sam et Adam, sont emprisonnés dans la Cage. Dieu ressuscite Castiel qui en fait autant pour Bobby et soigne les blessures de Dean. Cas retourne au Ciel pour pallier l’absence de Michel. Dean rejoint Lisa, mais Sam les observe inexplicablement depuis la rue. Critique L’introduction sur l’Impala suscite une poignante émotion tant le choix du texte et des images s’avère finement effectué un peu pensé à Christine, j’avoue et surtout tant il s’agit d’un hommage mérité à cette autre vedette à part entière du show. De plus le fidèle Vaisseau des Winchester les ayant trimballés aux quatre coins de l’Amérique paranormale obtiendra sa suprême récompense en devenant le point d’appui grâce auquel Sam va pouvoir reprendre le contrôle pour quelques cruciales secondes et un adieu déchirant. C’est magnifique. Pour en arriver là on en aura passé sur un récit mené avec un remarquable élan et aux nombreux faits d’armes, dont la formidable scène ou Sam s’en remet en apparence à Lucifer. Merci à Pellegrino, hallucinant de bout en bout de la saison, même si les maquillages devenaient franchement lourds de retour pour la saison 7, le Diable ne disparaît jamais vraiment !. Le récit et la mise en scène ont l’idée géniale de demeure conforme à une simplicité conforme à l’esprit Supernatural et mettent finalement bien plus en valeur les étincelants dialogues et les postures qu’un final de carnaval. La bataille d’Amageddon s’avère un authentique morceau de bravoure, avec la team Winchester tombant au champ d’honneur d’où de nouvelles résurrections, on comprend que Death et Tessa en aient eu ras la casquette. La confrontation ultime répond à toutes les attentes, avec comme seul regret le toujours faible niveau d’Abel, alors que Michel a déjà été négligé au profit de Lucifer. Mais existe-t-il un personnage aussi fécond pour un auteur que le Diable en personne ? On éprouve un certain regret pour Michel qui n’aura finalement accompli que ce que pourquoi le créateur l’avait conçu, c’est assez cruel. La noirceur de la Cage s’avère plus terrifiante que tout autre effet envisageable, une excellente idée. Swan Song, à l’image du Requiem aurait constitué une conclusion parfaite, quoique dramatique ; L’apparition de Sam enfin, Zombie Sam laisse néanmoins la porte ouverte à la saison 6, un choix validé par l’intérêt de celle-ci. Anecdotes Durant la traditionnelle séquence récapitulative de la saison, on entend une nouvelle fois Carry On Wayward Son, de Kansas Quand Dean arrive au cimetière il écoute Rock of Ages de Def Leppard. Sur la cassette écoutée par Dean, on peut lire Kick it in the ass !, soit la phrase rituelle de Kim Manners. Le titre original le chant du cygne, en français est également celui du label indépendant créé en 1974 par Led Zeppelin, l’un des groupes emblématiques de Supernatural Swan Song records. Le mot d’introduction de Chuck indique que la cent-millionième General Motors construite sur la chaîne de montage l’a été le 24 avril 1967. Il s’agit de la date anniversaire d’Eric Kipke, né le 24 avril 1974. Chuck indique également que le premier propriétaire de l’Impala se nommait Sal Moriarty. Il sagit d’une référence à Sal Paradise et Dean Moriarty, les deux héros du roman culte On the Road Sur la Route, 1957 de Jack Kerouac, livre fondateur de la mouvance Beatnik ou Beat Generation et de la mystique de la Route. Kripke a indiqué qu'il s'agissait d'une influence majeure de la série et que les prénoms des frères Winchester étaient inspirés de Sal et Dean. Most people think I burn hot. It's actually quite the opposite déclare Lucifer. Il s’agit d’une description reprenant celle de la Divine Comédie de Dante, peignant Lucifer pris dans un lac de glace, au tréfonds du dernier cercle de l’Enfer. L’épisode comporte plusieurs références à Star Wars Bobby surnommé Yoda par Dean, Sam surnommé Skywalker par Lucifer…. Au début de Supernatural Kipke avait décrit la série comme un Star Wars sur route à travers l’Amérique, avec Dean en Han Solo et Sam en Luke Skywalker. Okay, can we please drop the Telenovela? I know you have the rings, Sam déclare Lucifer. Les Telenovelas sont des soaps sud-américains, notamment connus pour leur durée interminable, leurs sentiments exacerbés et leurs rebondissements invraissemblables. La confrontation entre Michael et Lucifer se déroule à Skull Cimetery, près de la ville natale de Sam et Den, Lawrence dans le Kansas. Ce cimetière existe réellement et des légendes urbaines en font le siège de messe noires e d’apparitions démoniaques le soir d’Halloween. Avec un résultat de 9,7, l’épisode demeure encore aujourd’hui l’épisode le mieux noté de la série sur IMDB, à égalité avec Changing Channels mais celui-ci compte moins de votants. Swan Song fut le dernier épisode d’Eric Kripke en tant que showrunner de la série, achevant son projet initial portant sur cinq saisons. Remplacé par Sera Gamble, il va néanmoins participer à l’écriture des saisons 6 et 7, avant de devenir le showrunner de Révolution. Il collabore encore aujourd’hui à Supernatural, en tant que consultant. Sam et Dean sont heureusement loin d’en avoir fini avec Lucifer, leur meilleur ennemi. Ils l’affrontent toujours durant l’actuelle saison 13. Retour à l'index NCIS Nouvelle Orléans Saison 3 1. Contre-coups Aftershocks 2. Comme chien et chat Suspicious Minds 3. Le juste choix Man on Fire 4. La grande évasion Escape Plan vrais héros ne se reposent jamais Course Correction 6. Aux aguets One Good Man 7. Guerre de gangs Outlaws 8. Douce Mélodie Music To My Ears 9. À toute vitesse Overdrive 10. Mauvaise alliance Follow the Money 11. Pari gagnant Let it Ride 12. Huis clos explosif Hell on the High Water 13. Le Retour du pirate Return of the King 14. Pandora's Box, Part 2 - Inédit en France 15. Terminus End of the Line 16. Envers et contre tout The Last Stand 17. Rapide, silencieux, mortel Swift, Silent, Deadly 18. Un passé encombrant Slay The Dragon 19. Antidote Quid Pro Quo 20. Un mentor très spécial NOLA Confidential 21. Représailles Krewe 22. Aie foi en la parole Knockout 23. Chantier à haut risque Down the Rabbit Hole 24. La chute Poetic Justice 1. CONTRE-COUPS AFTERSHOCKS Scénario Andrew W. Marlowe Réalisation Rob Bowman Résumé Appelée sur une scène de crime, Kate Beckett y découvre Richard Castle, absent depuis des mois ! Critique Un démarrage sur les chapeaux de route ! Déjà, l’épisode s’ouvre par une séquence ultradynamique avec un splendide jeu de miroirs un travail impeccable de Rob Bowman qui se termine par Castle et Beckett se mettant respectivement en joue ! La victime, une dénommée Chloé, avait une adresse dans la main. En s’y rendant, le trio Beckett/Esposito/Ryan y découvrent Richard Castle, une arme à la main ! Beckett passe les menottes à son ex-partenaire ; le réalisateur zoome d’abord sur les mains de l’écrivain puis sur le visage de Nathan Fillion. C’est un plaisir de voir le visage si mobile, si ouvert de l’acteur. L’interrogatoire que mène Beckett est très serré. Stana Katic montre avec talent à la fois le professionnalisme de son personnage questions sur l’affaire et l’irritation de cette dernière parce que Castle ne lui a donné de nouvelles depuis qu’il est revenu des Hamptons. On appréciera les vacheries réciproques des duettistes. Innocenté, Castle est sèchement renvoyé chez lui. Nathan Fillion rend parfaitement compte du désarroi de l’écrivain qui ne comprend pas la froideur de ses amis. Avec sa maestria habituelle, Andrew W. Marlowe fait progresser son intrigue et parvient à replacer Castle sur la route des policiers en une parfaite symétrie de la première scène de crime ! C’est drôle et brillant. Le plus beau c’est la parfaite explication logique qui a amené le tandem au même endroit, la troisième scène de crime, en partant de deux points de départ différents. Comprenant qu’elle ne se débarrasserait jamais de Castle, Beckett l’admet pour cette enquête » à ses côtés et il parie qu’il trouvera la solution. L’enjeu sa présence au poste. Il est évident que Castle restera mais ce jeu fait partie de l’ADN du personnage et c’est une série qui joue avec les codes et avec son public. Comment rendre cette évidence plausible ? C’est le réel enjeu. Le spectateur s’amuse de retrouver les passages obligés de sa série le café apporté le matin ne manquez pas le visage de Stana Katic ; l’actrice rend parfaitement visible le plaisir qu’éprouve son personnage de retrouver son binôme, les théories farfelues et surtout l’idée qui relance l’enquête. Ici, il prouve le lien entre les victimes. Le scénariste parvient à nous surprendre en plaçant ledit lien dans un cabaret burlesque ! On note une marotte des réalisateurs dans les interrogatoires. Alors que la caméra est statique dans l’interrogatoire dans un cas, elle est très mobile dans un autre ; ce qui signifie qu’un élément important va nous être communiqué. Une réflexion de Beckett fait bingo dans son esprit puis ça fait tilt entre eux. Quelle série aime tant ses fans pour leur présenter tous les passages obligés tout en jouant avec ? L’arrestation nous ramène à la scène de départ et l’explicite avec une redoutable efficacité. Beckett considère que Castle a gagné. Le duo est reformé. La saison peut commencer ! Anecdotes Le premier épisode de cette saison a été suivi par près de 12 millions de téléspectateurs sur ABC, aux États-Unis. Face à cette audience, la chaîne a commandé 2 épisodes supplémentaires pour la saison. Stana Katic et Tamala Jones continuent à se laisser pousser les cheveux. Michael Rady/Evan Murphy acteur américain, surtout présent à la télévision Greek 2008-2009, Melrose Place Nouvelle génération 2009-2010, Mentalist 2011-2012, Jane the Virgin depuis 2014. Retour à l'index 2. COMME CHIEN ET CHAT SUSPICIOUS MINDS Scénario Moira Kirland Réalisation John Terleski Résumé L’enquête sur la mort d’une voyante amène Castle et Beckett sur la piste d’un autre meurtre. Critique Castle et la voyante ! Une évidence pour cet amateur de fantastique ! Dommage que l’intrigue avec ses multiples personnages soit un peu confuse. On peut heureusement compter sur notre duo, très Mulder et Scully sur ce coup-là, pour nous distraire. Castle est bien entendu Mulder et Beckett Scully ; d’ailleurs elle reçoit très officiellement ce surnom. Difficile d’isoler l’intrigue principale de ses sous-intrigues. La victime, Vivienne Marchand, avait déjà collaboré avec la police mais Ryan démonte la réputation de la voyante, mise en cause par un producteur de télé-réalité à qui elle propose de confier la vérité sur un vrai » meurtre pour qu’il efface des images qui lui nuisent. La victime prétendue aurait fait une crise cardiaque mais pourrait avoir été empoisonné. Cet homme, Emilio, avait une liaison avec la femme d’un de ses employés, une gourde blonde. C’est compliqué de bien suivre et la résolution de l’énigme est un peu tirée par les cheveux. Le plus intéressant, c’est la différence entre un Castle ouvert au mystère et une Beckett matérialiste. La scène où les policiers démontrent comment la voyante aurait pu tout découvrir sur le meurtre d’Emilio est sans doute une des meilleures. Mais c’est Castle qui a la plus belle réplique décochée à son amie Si vous ne croyez pas à la possibilité que la magie existe, vous ne la trouverez jamais ». Là-dessus, la fille de la voyante, Penny, elle aussi médium – Rachel Boston est le meilleur second rôle de l’épisode émouvante dans son deuil, un peu exaltée par ses visions ; d’abord hésitante à dire la première à Beckett puis gagnant en assurance – nous gratifie d’un pronostic sur l’avenir de Beckett. Comme souvent, la famille de l’écrivain fournit l’intrigue secondaire ; aujourd’hui c’est Martha qui s’y colle. Cette partie de l’épisode est la plus solide et la plus forte, notamment dans l’émotion. Martha – merveilleuse Susan Sullivan éblouissante, la Castle girl » de l’épisode – s’est vu demandé en mariage par son amant Chet. Elle veut réfléchir mais, en fait, elle pense que leur histoire est finie. Plus de flamme et c’est un moment touchant. Mais voilà que Chet meurt avant qu’elle n’ait rompu ! La scène entre Susan Sullivan, effondrée, et Nathan Fillion, magnifique en fils soutenant sa mère, est très émouvante. Cette sous-intrigue sauve le 3ème melon. Anecdotes Absence Ruben Santiago-Hudson Beckett a cessé de croire au Père Noël à l’âge de 3 ans. Castle nous révèle que, si son nom de plume est Richard Edgar Castle » en hommage à Edgar Allan Poe, son véritable nom est Richard Alexandre Rodgers. Rachel Boston/Penny Marchand actrice américaine, vue dans les séries Mes plus belles années 2002-2005, NCIS 2006, The Ex List 2008-2009, US Marshall protection de témoins 2011-2012, Witches of the East End 2013-2014. Mercedes Masöhn/Marina Casillas actrice suédoise, vue dans les séries Entourage 2008, NCIS 2009, Three Rivers 2009-2010, 666 Park Avenue 2012-2013, Californication 2014, NCIS Los Angeles 2014, 5 épisodes, Fear the walking dead depuis 2015. Retour à l'index 3. LE JUSTE CHOIX MAN ON FIRE Scénario Alexi Hawley Réalisation Bryan Spicer Résumé Le meurtre d’un garant de caution envoie Castle et Beckett à la fois dans le passé de cette dernière et sur la piste d’un trésor Critique A travers une enquête très classique, Castle s’offre un beau moment dans l’approfondissement du personnage de Kate Beckett tout en rendant hommage quelque part au Faucon maltais. Le mort est trouvé dans son bureau et c’est de là que va découler toute l’enquête. Sur son corps, Lanie trouve un papier rempli de traits. Castle pense d’emblée à un Da Vinci code quand Beckett le compare à un vulgaire bout de papier. Faute du scénariste puisque rien n’est inutile dans une série policière et que, d’autre part, Beckett ne pourrait jamais considérer un élément quel qu’il soit comme anodin. Dans le bureau, les enquêteurs trouveront un micro qui relie l’épouse de la victime à la scène de crime. Sur le corps, Lanie, à nouveau, découvre une croix faite de baume et d’huile qui amène un prêtre en salle d’interrogatoire ! Enfin, une empreint fait tomber dans l’escarcelle un ancien criminel visiblement complètement décati !! Mais le plus beau, c’est qu’en coursant un suspect, Beckett tombe sur Mike Royce, son ancien instructeur. Jason Beghe est impeccable dans ce rôle de mentor, à la fois distancié par l’âge et l’humour tout en montrant une affection certaine pour son ancienne élève. Stana Katic est tout aussi remarquable car l’actrice rend elle aussi palpable cette affection. Les deux acteurs réussissent à créer et à rendre tangible et partant crédible cette connexion entre leurs personnages. Evidemment que le papier découvert était important et même qu’il est une carte menant au butin d’un vol de bijoux d’un montant pour lequel on pourrait aisément tuer ! Rien n’étant ce qu’il paraissait être, la seconde partie de l’épisode déconstruit les figures qu’il nous avait précédemment présentées ! C’est très bien écrit et la chasse au trésor amène à une scène d’un cliché absolu qui devient un morceau de bravoure tout le monde s’y retrouve et se menace réciproquement avec des armes de tous les calibres !!! Castle sauve la mise et résout l’énigme. L’épisode comporte une intrigue mineure, celle d’Alexis qui veut un scooter. C’est mignonnet surtout avec le charme de Molly C. Quinn mais on n’y croit qu’à moitié et, surtout, c’est clairement ajouté pour donner du temps de jeu à la famille Castle ». Pas grave, Nathan Fillion et consorts auront réussi à nous amuser quand même ! Anecdotes Les filles rêvent d’un deux roues quand on réalise qu’on n’aura jamais de poney » affirme Beckett J’ai toujours rêvé de faire ça ! » s’exclame hilare Castle en poursuivant un suspect ! Castle a écrit Le tueur n’avait pas le son » ; il a trouvé mieux comme titre ! Jason Beghe/Mike Royce acteur américain vu au cinéma dans The X-Files le film 1998 mais plus souvent à la télévision X-Files 1994, Les Experts 2002, Veronica Mars 2006, Californication 2009/2011-2013, Chicago Fire 2012-2015, Chicago Police Department depuis 2013. Sophina Brown/Gayle Carver actrice américaine vue dans les séries New York Unité spéciale 2001, Shark 2006-2008, Numb3rs 2008-2010, NCIS Los Angeles 2011, Ravenswood 2013-2014, Scream 2015. Absence de Ruben Santiago-Hudson. Retour à l'index 4. LA GRANDE ÉVASION ESCAPE PLAN Scénario David Grae Réalisation Rob Bowman Résumé Un homme est retrouvé mort tué par une balle en plomb vieille de 200 ans ! Critique Très joli titre français qui, sans vendre la mèche, en allume toutefois une partie. Une des forces de cet épisode c’est son travail visuel. D’entrée de jeu, Rob Bowman nous captive par cette scène dans une lumière bleu-noir mêlant silence autour du cadavre et bruits de chevaux au galop. Un déphasage qui illustre que le temps sera une des données du problème. La victime, un certain Daniel Goldstein créait des produits financiers complexes. Un de ces produits a justement fait perdre beaucoup d’argent à plein de monde. Suivez l’agent est un poncif du récif policier sauf que nous sommes chez Castle et que ce n’est qu’un aspect de la réponse. Car Lanie apporte plus de questions qu’elle ne donne de réponse la victime a été tuée par une balle remontant au XVIIIème siècle tirée par une arme de la même époque ! Il n’en faut pas plus à Castle pour imaginer un tueur spatio-temporel venu par un portail dimensionnel ! L’énergie que met Nathan Fillion dans son personnage le préserve du ridicule pour le faire passer dans l’autre dimension des huluberlus sympathiques, un excentrique ! Devinez le modèle de la voiture de Daniel et vous imaginerez les sommets de jubilation de l’écrivain ! Castle et Beckett vont remonter jusqu’à un club de farfelus, éminemment délirants mais bons enfants. Le décor est chargé mais il crée une véritable identité visuelle au club, un décalage entre l’extérieur du XXIème siècle et l’intérieur qui se revendique du Londres victorien costumes notamment mais comme si le futur imaginé à l’époque référence à Jules Verne s’était justement arrêté là. Rob Bowman, bien aidé par les décorateurs, opère une présentation en deux/trois images, de vrais tableaux d’originaux saisis sur le vif. Mais si le club est original, c’est aussi lui qui donnera la clé de l’énigme. Grâce aussi à une séance de tir devant mesurer la précision des armes du siècle des Lumières ; d’abord sérieuse, cette séance vire au déjanté et on remercie Nathan Fillion à genoux tellement c’est fou !! L’intrigue mineure du jour, ce sont les premiers émois d’Alexis. C’est très touchant grâce à l’implication de Molly C. Quinn, absolument géniale quand elle entreprend de se demander à voix haute comment on sait qu’on est amoureux. C’est à la fois drôle et touchant et Nathan Fillion n’est pas en reste. Sur cette scène, il est lui aussi attendrissant et nous fait bien sourire. Il a carrément su nous faire rire par la jalousie de Castle, vexé que ce soit à Martha et non à lui, le papa cool » qu’Alexis se soit confiée la première ! Quant à la première rencontre du père et du petit ami, il n’y a que dans cette série qu’elle pouvait avoir lieu de cette façon !! Anecdotes Humour noir toujours pour ouvrir l’épisode lorsque Martha dit à son fils Rien de tel qu’un petit meurtre pour te remonter le moral » ! Le premier mot de bébé Alexis a été Dénouement » mais c’est parce que Castle lui a appris très tôt à structurer sa pensée » !! Première apparition du nouveau compagnon de Kate Beckett. Andrew Leeds/ Adam Murphy acteur américain vu dans les séries Nip/Tuck 2003-2004, Bones Pelant, 2012, NCIS Los Angeles 2013-2014. Victor Webster/Josh Davidson acteur canadien, vu dans les séries Sunset Beach 1998-1999, Mutant X 2001-2004, Related 2005-2006, Esprits criminels 2009, Continuum 2012-2015. Hommage à Stephen J. Cannell. Retour à l'index 5. LES VRAIS HÉROS NE SE REPOSENT JAMAIS COURSE CORRECTION Scénario Terence Paul Winter Réalisation John Terlesky Résumé Lors d’un enterrement un cercueil se renverse libérant deux corps ! Critique Au tour des séries hospitalières de passer à la moulinette de Castle ! Humour et ironie à tous les étages mais aussi beaucoup de sentiments voire du sentimentalisme si l’on est peu charitable. La victime, Valérie Monroe, était médecin dans un hôpital et elle a été tuée avec une précision chirurgicale » selon la formule agréée. Le mode opératoire, et plus largement l’injection de formules médicales, permettent à Tamala Jones de sortir de son registre habituel pour développer une réelle expertise. La mise en scène de John Terlesky permet de donner un aspect fluide à une scène d’explication qui aurait été bavarde et pesante s’il l’avait tourné platement. L’écriture de la série est bien rodée mais absolument pas mécanique. Ainsi, le premier suspect, Greg McClinctock, est-il bien entendu innocent du crime puisqu’il est le premier justement. Sauf que c’est bien plus subtil ! L’explication finale est stupéfiante par la maîtrise d’écriture et le jeu avec le spectateur qui a toutes les cartes en main mais tombe dans le panneau qu’on lui présente ! Comment faire autrement quand le scénario mêle un baron de la drogue qui employait la victime comme médecin personnel ? Comment passer sous silence le fait qu’elle était une informatrice du ministère de la justice ? Et que vient faire dans tout cela une recherche du docteur Monroe concernant la ville de Katona, État de New York, prototype selon le capitaine Montgomery de la ville où il ne se passe jamais rien » ? La réponse à la question est fournie par le capitaine Montgomery lui-même ! Ruben Santiago-Hudson a peu de temps de présence mais il l’emploie bien, chaleureux, proche de ses troupes. Et puis il y a de l’amour dans cet épisode. L’amour d’Alexis pour Ashley absent bien qu’on parle beaucoup de lui et le couple qui a sa » chanson de Taylor Swift. Celui de Castle pour Gina ; une crise entre eux dû à la jalousie de ce dernier déjà constatée quand on parle de sa fille mais qu’ils parviennent à surmonter grâce à un travail sur soi de cet égotiste de première qu’est Richard Castle. Nathan Fillion est impeccable et l’on sent les efforts que son personnage a fait par amour pour les autres. C’est aussi avec délice que l’on assiste à la lecture entre Castle et Beckett d’une correspondance amoureuse où ils espèrent trouver une piste. Non seulement c’est amusant mais c’est loin d’être purement anecdotique. Quant au mobile du meurtre, il est quelque part lié à l’amour, décidément un grand meurtrier ! Anecdotes Michael Cassidy/Greg McClinctock acteur américain vu dans les séries Newport Beach 2004-2005, Smallville 2007-2008, Scandal 2012, Men at Work 2012-2014, The Magicians 2016. L’épisode comprend de multiples références à des séries hospitalières, comme un docteur Rhonda Shimes » ! Selon Castle, les médecins sont connus pour leur fornication galopante » et le triolisme serait courant » ! Retour de Monet Mazur Gina. Retour à l'index 6. AUX AGUETS ONE GOOD MAN Scénario David Amann Réalisation Bill Roe Résumé Le meurtre d’une femme blonde indique à la police de New York qu’un tueur en série, le Triple Tueur, est de retour en ville. Critique Un épisode remarquable à l’intrigue complexe mais maîtrisé, aux dialogues froids et à la mise en scène lente et grave ; profondément noir, cet épisode, éclairci par l’intrigue secondaire qui aura son importance sur l’intrigue principale, ce qui est rare, réussit une figure imposée des séries policières introduire la Némésis du des héros. L’entrée dans l’épisode est déjà un signe de maîtrise narrative, visuelle et sonore. Quand tout va bien, la jeune femme blonde est éclairée par les lumières de la ville et on entend clairement Phil Collins. Puis, progressivement, le silence se fait. Très vite, Lanie relie ce crime à ceux du Triple Tueur. Ruben Santiago-Hudson enfile les habits du commandant Montgomery et, avec autorité, nous donne un topo sur ce meurtrier. Survient une seconde victime et seulement le générique ! Avec efficacité, mais en ayant tout de même pris le temps d’une scène d’émotion, le scénario introduit le héros noir de l’épisode, Marcus Gates incarné avec un talent fou par Lee Tergesen. L’acteur donne un détachement ironique à son personnage il faut voir le sang-froid qu’il conserve alors qu’une armada de flics surarmés le mettent en joue. Les interrogatoires de Gates par Beckett seule sont des bijoux. Le ton est toujours calme mais la tension est palpable surtout que la froideur de Gates le rend de plus en plus affreux mais, comme il a réponse à tout, c’est une anguille qui se tient devant nous. Le second interrogatoire semble rejouer la même scène mais on notera alors que le réalisateur zoome sur les visages. Quelque chose de nouveau va sortir de tout cela. Pour coincer Gates, les enquêteurs ont fouillé le passé du roi de Sing Sing et découvert son co-détenu, Jerry Tyson. Autant Gates est glacial, autant Tyson paraît émotif, mal à l’aise. Il faut que la police lui arrache les bribes d’information qui vont lui être utile. Mais, nous sommes dans Castle et c’est chez notre écrivain préféré qu’un détail fait tilt permettant de sauver une femme ! On s’achemine vers le happy end traditionnel mais on aurait dû mieux écouter Castle, insatisfait du dénouement. Parce ce que, cette fois, l’imagination débordante de ce dernier lui fait entrevoir trop tard la vérité. Le final sera éminemment fort et noir, et pourtant, il conservera jusqu’au bout une brindille d’humour. Ce petit éclat d’humour, pareil à la noisette dans le chocolat noir, provient de la résolution de l’intrigue secondaire du jour l’admirateur secret d’Alexis. Ce qui est amusant et bien écrit, c’est le caractère évolutif de cette histoire et la manière dont les protagonistes, Alexis mais surtout Castle, la vivent. Cette intrigue et la principale interagissent et se renforcent ou plutôt s’équilibrent ; la noirceur de l’intrigue principale est en partie compensée par la relative légèreté de l’intrigue secondaire. Ensuite, quand Alexis, très insouciante sur ce coup-là, décide de se rendre au rendez-vous fixé, Martha défend à son fils de la surveiller…se réservant ce rôle ! Bonne composition de Susan Sullivan qui rend très convainquant et savoureux le changement de pied de son personnage et donne à voir, mine de rien, l’amour profond que cette famille se porte. C’est le coup de fil qu’elle passera à son fils pour le rassurer qui va jouer un rôle déterminant dans le final de l’épisode. Anecdotes Brian Klugman/Paul McCardle acteur américain, surtout connu pour avoir joué dans Bones 2013. Michael Mosley/Jerry Tyson acteur américain, vu au cinéma dans La Proposition 2009 mais plus souvent à la télévision Scrubs 2009-2010, The Closer 2010, Pan Am 2011-2012. Lee Tergesen/Marcus Gates acteur américain, peu de films notables mais une longue carrière télévisuelle New York Police Judiciaire 1990, Homicide 1993-1994, Code Lisa 1994-1998, Oz 1997-2003, Desperate Housewives 2006, Dr House 2009, American Wiwes 2010-2011, Longmire 2013-2014, The Strain 2016. Retour à l'index 7. GUERRE DE GANGS OUTLAWS Scénario Elisabeth Davis Réalisation Felix Alcala Résumé La mort d’un comédien minable conduit Castle et Beckett dans une histoire de faux-semblants. Critique Un épisode pas déplaisant certes mais extrêmement banal et pour tout dire peu inspiré. L’intrigue est confuse, passant d’une chose à une autre sans s’en fixer sur une seule tout en étant très linéaire. La révélation de l’identité du coupable tombe comme un cheveu sur la soupe. On avait pourtant commencé par une entrée contrastée comme la série sait si bien les faire. D’un côté, un policier en uniforme disparaît brusquement happé depuis l’intérieur d’un appartement d’où venait des cris. D’un autre côté, Alexis et Martha font des vocalises à 5 heures du matin ! C’est ce policier qui est mort sauf que c’était un comédien ! Un strip-teaser pour être précis. Et l’appartement abrite une colonie de jeunes femmes totalement effondrées quand Castle et Beckett y arrivent enterrement de vie de jeune fille ! Mais passé cette ouverture hilarante, on va rire beaucoup moins et, dans Castle, c’est quand même plutôt gênant. Tout le reste de l’épisode va dérouler la pelote que le patron de la boîte qui employait la victime a donné à Ryan et Esposito. Le club de strip-tease passage assez drôle grâce à nos duettistes amène à une cougar » qui était la maîtresse de la victime mais avait rompu parce qu’il lui avait demandé 25 000 $. Argent qui amène à…etc. Tout cela pour nous amener à une histoire d’escroquerie très classique mais que la scénariste pourtant talentueuse n’a plus tellement le temps de développer et doit même bâcler la scène où le coupable est confondu. Et le spectateur avec lui. L’intrigue secondaire est amusante Alexis veut auditionner pour un rôle dans Grease à son lycée et Martha la coache mais parfaitement anecdotique et complètement périphérique à notre intrigue. Seule la frimousse mutine de Molly C. Quinn et l’allant que met Susan Sullivan nous font passer un bon moment et, en fait, nous évite l’ennui. Anecdotes La victime lisait des bouquins de Donald Trump parlant de finances. Castle trouve que la victime ne valait pas 300$/heure Lanie, elle, achète tout de suite ! Selon le patron qui reçoit Ryan et Esposito, les filles sont dingues des petits maigrichons genre Twilight ». Ce qui date l’épisode ! Sagesse de Martha Rodgers Les auditions, c’est comme les hommes. Une de perdue… » Mary Page Keller/Rebecca Dalton actrice américaine, elle tourne surtout pour la télévision Providence 1999, JAG 3 épisodes, 2002-2003, New York Police Blue 4 épisodes, 2004, Commander in Chief 4 épisodes, 2005, 24 heures chrono 2 épisodes, 2009, Castle 2010, NCIS Los Angeles 2011, Supernatural 2011, Pretty Little Liars 4 épisodes, 2012, Chasing Life 2014-2015. Retour à l'index 8. DOUCE MÉLODIE MUSIC TO MY EARS Scénario Matt Pyken Réalisation Bryan Spicer Résumé La mort d’un employé municipal emmène Castle et Beckett vers une toute autre affaire. Critique Solide épisode une première affaire qui ouvre sur une seconde et relance complètement l’intrigue tout en faisant monter la pression. L’humour est bien dosé ; très présent au départ, il se fait plus rare ensuite à la mesure de l’élévation des enjeux. Un parfait tempo empêche tout ennui. Tout juste peut-on regretter que tous les acteurs ne soient pas au top niveau. C’est à Central Park que nos duettistes préférés se retrouvent autour du cadavre d’un certain Lenny les bonnes ampoules », un électricien chargé de changer les ampoules dans le métro de New York. D’emblée, le scénariste nous dit que ce n’est pas une affaire simple la victime a été tuée de trois balles au terme d’une chasse à l’homme. Pourquoi le tuer ? Ryan et Esposito pensent avoir trouvé du matériel d’espionnage chez lui à moins que ce ne soit son peu scrupuleux supérieur ? Matt Pyken nous présente ces pistes avec une parfaite crédibilité mais elles sont fausses ! L’explication de la présence du matériel est absolument hilarante ! Et c’est là que le scénariste nous inflige un rebondissement dramatique la victime a été tuée pour avoir assisté à un enlèvement d’enfant ! La tension est installée d’emblée puisque les enquêteurs ignorent l’identité de l’enfant et doivent la découvrir. En outre, Nathan Fillion nous permet d’apprécier la partie dramatique de Castle ; un père qui comprend quelle épreuve traverse le père du gamin. Père joué par John Pyper-Ferguson qui est très juste. L’acteur est très impliqué et on croit à sa peine beaucoup plus qu’à celle de la mère, tellement plus fade et dans un rôle extrêmement convenu. Un père qui passe aussi un temps pour le coupable et clame son innocence alors que le temps presse. A ce stade de l’épisode, il pourrait très bien être un kidnappeur. Ça oui mais tueur, cela était plus difficile et les enquêteurs en sont conscients. Leurs interprètes aussi et on est à fond avec eux. Le final, dynamisé par Nathan Fillion dont le personnage a deux éclairs de génie qui décide du succès et Stana Katic, très convaincante dans l’action. Ruben Santiago-Hudson est très bien aussi dans un registre plus dur que d’habitude. L’intrigue secondaire est amusante quoique résolument mineure Alexis garde le rat domestique de son petit ami Ashley Ken Baumann, peu expressif, une bestiole nommée Théodore, et qui disparaît. Elle le cherche en vain et craint la réaction du jeune garçon. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. L’intrigue ne passionne pas Molly C. Quinn outre mesure même si l’actrice a déjà suffisamment de talent pour nous garder avec elle. Anecdotes Quand Castle parle de Ben par rapport au rat, il fait référence au film d’horreur Ben de Phil Karlson sorti en 1972. Pour Beckett, l’animal de compagnie le plus courant à New York, c’est le cafard ! L’animal le plus étrange qu’elle ait eu ? Castle bien sûr ! Castle fait référence à Flamme d’argent », une nouvelle de Sherlock Holmes où c’est l’absence d’une chose en l’occurrence un aboiement qui en révèle une autre. Carmen Argenziano/Marco Rivera acteur américain actif sur les deux écrans. Au cinéma, on a pu le voir dans Le Parrain II 1974, Le retour de l’inspecteur Harry 1983, Broken Arrow 1996, Anges et Démons 2009. A la télévision dans Columbo 1973, L’Agence tous risques 1983, La loi de Los Angeles 1986-1990, Urgences 1995, Stargate SG-1 1998-2005, Docteur House 2007, Hawaï Five-0 2014. John Pyper-Ferguson/Dean Donegal acteur canadien d’origine australienne, on a pu le voir dans X-Men l’affrontement final 2006 mais plus souvent à la télévision Brisco County 1993-1994, MilleniuM 1997-1998, Les Experts 2000, 2010, Brothers & Sisters 2006-2007, Terminator Les chroniques de Sarah Connors 2009, Grimm 2012, Once upon a time 2013, The Last Ship depuis 2014, Marvel les agents du SHIELDS 2017. Eve Carradine/Mirielle Lefcourt Ever Dawn Carradine est la nièce de David Carradine. On a pu la voir essentiellement à la télévision Les Dessous de Veronica 1998, Les Experts 2004, Supernatural 2009. Retour à l'index 9. À TOUTE VITESSE OVERDRIVE Scénario Shalisha Harris Réalisation Bethany Rooney Résumé La mort très étrange d’une astrophysicienne amène Castle et Beckett aux frontières du réel. Critique Savoureux hommage à une glorieuse ainée tout autant que passage au tamis de la question extraterrestre, cet épisode est un régal ultra-référencé Castle est une série geek » à l’image de son héros qui insère avec bonheur une enquête policière dans un cadre baignant dans l’étrange. L’on est toutefois plus proche de Jean Ray avec un fantastique expliqué ». La victime était une astrophysicienne retrouvée victime d’une décompression explosive » ; ce qui se produit lorsqu’un corps est situé hors de l’atmosphère ! Tamala Jones rend bien la perplexité de Lanie et la suite de l’autopsie ne va pas lui rendre le sourire ; il y a bien plus de questions que de réponses. Mais si la légiste est perdue, Castle, lui, est tout sourire ! La victime a été enlevée par des aliens ! Lorsque le générique est lancé après 10 minutes d’épisode, cette hypothèse n’a pas pu être démentie par Beckett ! Il est intéressant de revoir nos duellistes dans leurs rôles de sceptique et de convaincu d’autant qu’à la différence de la magie, l’hypothèse d’une vie et d’une intelligence extra-terrestre est toujours valable scientifiquement même sans aller jusqu’aux élucubrations de la littérature et du cinéma fantastique. Jusqu’au bout, Beckett refusera d’admettre que les aliens existent même si, un instant, la logique policière semble vaciller. Le scénario donne évidemment un peu de temps à la thèse ufologique et s’offre Lance Henrikssen en invité de luxe ! Certains pourront regretter le temps relativement bref de sa présence mais c’est en fait cohérent avec la série Castle est une série policière et non une série fantastique. Disons que c’est un témoignage de sympathie et une révérence faite à un acteur reconnu dans ce domaine tout autant qu’un hommage à la célèbre série où la vérité est ailleurs. En tout cas, en peu de minutes, l’acteur est très juste. Très posé, Benny Stryker n’a rien d’un gourou illuminé et il a même des informations pour les enquêteurs. Impossible de ne pas sourire quand il affirme avec un sérieux académique que le Gouvernement est derrière tout cela ! Et ce n’est pas la suite qui va le démentir !! Des agents fédéraux » enlèvent les affaires de la malheureuse et interrogent dans des conditions ultraclichées nos héros !!! Cet enlèvement » est le climax de l’hommage. Par la suite, la vérité va se faire jour sous un angle réaliste de plus en plus affirmé. Castle a une idée pour le moins cocasse pour joindre ces mystérieux agents et le fait que ça marche souligne le côté fictionnel de la série. C’est encore l’écrivain qui va comprendre que quelque chose ne va pas du côté de la victime. Bien vu de la part de la scénariste que de ne pas faire de l’écrivain un obstiné. S’il croit en la magie et aux petits hommes gris » merci Mulder !, il n’en fait pas l’alpha et l’oméga. Si la prosaïque réalité doit l’emporter, alors tant pis ! Mais on sait qu’il ne renoncera pas à ses convictions. C’est finalement la coopération entre la police et un agent fédéral secret mais bien réel qui permettra à la vérité de se faire jour. Anecdotes L’épisode ne compte pas d’accroche. La séquence Il y a deux catégories de personnes qui réfléchissent à des façons de tuer » est supprimée. Les parents d’Ashley vous aimeront. Il vous suffit de ne pas être vous-même », assène avec gourmandise Beckett à Castle qui doit dîner avec les parents du petit ami d’Alexis ! Le titre original de cet épisode est un jeu de mot avec le titre original du film Rencontres du troisième type à savoir Close Encounters of the Third Kind. Cet épisode multiplie les références à la série X-Files Aux frontières du réel. Le titre français l’avait déjà annoncé ! Un des acteurs invités, Lance Henriksen, a interprété le personnage principal de la série MillenniuM, créée par Chris Carter à l'instar de X-Files. Castle, après avoir parlé chinois, explique qu'il parle chinois parce qu'il adorait une série télévisée. Une autre référence à la série Firefly dans laquelle Nathan Fillion jouait dans un monde où l'anglais et le chinois mandarin sont parlés couramment par tout le monde. Lance Henriksen/Benny Stryker acteur américain, vu au cinéma dans Rencontre du troisième type 1977, Terminator 1984, Aliens, le retour 1986, Aliens 3 1992, Mort ou vif 1995, Scream 3 2000, Appaloosa 2008. Il a également joué pour la télévision où il est surtout connu pour MilléniuM 1996-1999. On l’a vu aussi dans NCIS 2007 et The Blacklist 2015. Retour à l'index 10. MAUVAISE ALLIANCE FOLLOW THE MONEY Scénario Scott Williams Réalisation Bryan Spicer Résumé La mort d’un ancien docker fauché, un ancien bar et la Prohibition sont les ingrédients du nouveau cocktail pour Castle et Beckett. Critique Bel hommage au passé sulfureux de l’Amérique mais aussi à une certaine ambiance quand atmosphère » voulait dire quelque chose de l’esprit d’un lieu. Tout commence quand le corps d’un certain Donnie est sorti de l’East River. Les enquêteurs trouvent très vite que c’est un ancien docker et Castle fantasme déjà sur l’implication de la Mafia ! Il y a bien un ancien type louche mais il a juste vendu un bar, le Old Haunt à Donnie qui y avait des souvenirs. Castle fait un éloge vibrant du lieu et c’est un régal d’entendre vibrer ces mots d’autant que Nathan Fillion est vraiment excellent dans l’incarnation de son personnage. Sur cet épisode, il vole la vedette à Stana Katic qui se rattrape pour partie dans l’interrogatoire du barman. C’est ultra-sexy et plein d’humour. On a encore l’occasion de rire avec le troisième suspect de l’épisode, complètement chargé » mais blanc comme neige. C’est sans doute le point faible de cet épisode ; le coupable n’est pas si dur à trouver quand on a éliminé presque tout le monde très vite. A défaut d’un whodunit à la Duchesse de la mort, il reste le whydunit. Le Old Haunt est au cœur de l’intrigue et le décor a été particulièrement soigné. Il y a un bel effort de reconstitution avec ce souci de lier le beau à l’utile, à savoir donner l’illusion qu’il s’agit d’un lieu lié à la Prohibition. Le tunnel qu’empruntent nos duettistes est un classique de la littérature policière de l’époque lire Sax Rohmer ou Dashiell Hammett mais il s’insère avec aisance dans l’histoire et joue un rôle déterminant dans l’explication et la résolution de l’intrigue. Le scénariste s’offre en plus le luxe de se payer la jeunesse branchée par cette confrontation entre un Castle amoureux et respectueux du passé et une tête à claque patron de start-up ; le genre à se gargariser d’avoir inventé la roue et de l’avoir fait breveter. La charge caustique est à déguster sans modération. Dans une histoire où le passé se rappelle et se confronte au présent, l’intrigue secondaire avec la copine d’Alexis venue du Kansas est certes très mineure mais elle résonne plutôt bien avec l’ensemble. Anecdotes Castle a écrit Pour une poignée de balles » au Old Haunt. L’écrivain multiplie les références au cinéma dont Les Dents de la mer et Alien. Beckett fait référence aux alligators » dans les égouts. Légende urbaine, elle s’appuie sur un fait véridique un crocodile est sorti des égouts de New York le 10 février 1935. Dès 1936, la municipalité lança une campagne d’éradication. Il est de toute façon impossible à un reptile de vivre dans un environnement aussi froid. La Prohibition le terme renvoie à la campagne contre la production, la vente et la consommation d’alcool. Elle fut institutionnalisée par le 18ème amendement en 1919 mais suscita une puissante contrebande. Roosevelt la supprima en 1933 21ème amendement. Retour à l'index 11. PARI GAGNANT LET IT RIDE Scénario David Grae Réalisation Jeff Blekner Résumé Alors que l’équipe enquête sur la mort d’une marieuse, elle accueille l’actrice qui doit incarner Nikki Heat au cinéma et veut s’inspirer de Beckett ! Critique Attention ! Idée brillante ! Un scénario signé David Grae est en général gage de qualité mais ici, il fait preuve d’une belle inventivité et d’un grand humour car c’est la série qui se moque d’elle-même ! La mise en abîme est hilarante et nos duettistes interprètent une symphonie en trois temps impeccable. Comme l’intrigue policière n’est nullement sacrifiée à cet exercice de style, le spectateur est à la noce ! A la noce parce que la victime, Stacy Collins, veillait à ce que des couples se rencontrent. Un petit meurtre te fera du bien » avait dit Alexis à son père affligé par le choix de l’actrice Natalie Rhodes pour interpréter Nikki Heat. C’est vrai que les premières images dont on nous gratifie n’ont rien de gratifiant pour elle et l’énoncé de sa filmographie – qu’Alexis n’a pas vu » mais qu’elle connaît bien – a de quoi faire fuir en effet !! Or, voilà que ladite Natalie Rhodes débarque sur la scène de crime !!! Beckett avait donné son accord pour qu’elle la suive et prenne des notes elle a l’habitude !. C’est le premier mouvement de la symphonie Beckett confiante, collaborant de bonne grâce avec une Natalie à l’écoute, concentrée et un Castle proprement snobé et dont toutes les tentatives pour se rendre intéressant virent au pathétique. Il a des répliques d’une platitude confondante prononcées avec le sérieux qui ne va pas. Même Chuck Norris s’en sortirait mieux ! Nathan Fillion est juste génial ; une mimique suffit pour nous faire comprendre la solitude d’un auteur à qui sa muse et sa création échappent. Que Natalie n’ait pas lu Vague de chaleur, roman justement porté à l’écran, est juste le dernier clou du cercueil de Richard Castle ! Le second mouvement correspond à l’approfondissement de l’enquête. La victime versait beaucoup d’argent à un détective miteux qui se renseignant sur les clients de celle-ci. A ce moment, Natalie avoue à Castle qu’elle trouve le personnage de Nikki complexe » et qu’elle espère parvenir à lui ressembler un peu. Cela n’a l’air de rien mais ces quelques mots rassénèrent le romancier qui amorce sa réévaluation » de l’actrice. Laquelle, pour s’immerger dans le personnage, va jusqu’à copier la gestuelle de Beckett et à lui ressembler physiquement ! C’est bluffant ! Du coup, Beckett commence à paniquer. Il faut dire que Laura Prépon en brune ressemble effectivement beaucoup à Stana Katic ! On est aussi obligé de rire devant la mine rêveuse de Nathan Fillion !!! Le réalisateur s’amuse avec des gros plans sur les visages montrant la palette des sentiments des acteurs. Ce mouvement se termine lorsque, pour rentrer dans le personnage », Natalie chauffe » Castle puisque celui-ci s’est inspiré de lui-même pour créer le personnage de Jameson Rook, journaliste qui suit Nikki Heat de près de très près même. Enfin, le troisième mouvement voit Natalie demander à Beckett si Castle est gay ce dernier a refusé de coucher avec elle ! Du côté de l’enquête, les policiers se sont concentrés sur la jolie secrétaire du miteux et celle-ci avoue piéger des hommes à la demande de Stacy. Le final baigne dans le mélodramatique mais c’est justement l’effet recherché et c’est vraiment drôle. Natalie Rhodes en est quasiment arrivé à faire plus Beckett que Beckett et celle-ci est soulagée que cela soit fini. Tout au long de l’épisode, Stana Katic et Nathan Fillion auront été à leur meilleur niveau mais Laura Prépon se sera révélée excellente. Qu’elle commence avec un look de bimbo ne fait que renforcer la mue de l’actrice qui joue une actrice devenant meilleure à mesure qu’elle comprend le personnage. C’est une jolie réflexion sur l’image et le monde du spectacle, plus originale d’autant que Castle s’est justement inspiré de Beckett pour créer Nikki et voilà Natalie copiant Beckett pour comprendre Nikki. Pour une fois, Frankenstein a réussi son œuvre ! En petite musique de fond, l’intrigue mineure du jour prend Kevin Ryan en personnage principal. Il va demander sa petite amie Jenny en mariage. Castle lui donne quelques conseils farfelus qui lancent l’épisode ! Et il se trouve que Natalie est un fantasme du policier ! Seamus Dever est épatant dans cet homme simple, qui s’efforce d’être un bon policier et un amoureux sincère malgré la présence d’une bombe sexuelle à ses côtés. L’épisode se termine sous les applaudissements. Rien de plus normal. Anecdotes Nikki Heat est le nom original de l’héroïne créée par Castle. En VF, elle est appelée Nikki Hard » mais, dans les traductions françaises des romans, c’est bien son nom original qui est utilisé. Après le record d'audience de près de 10 millions de téléspectateurs sur la chaîne ABC, celle-ci a commandé une quatrième saison pour la série. Lorsque Ryan montre sa bague à Castle, celui-ci fait un simulacre de demande à Beckett. C’est la seconde fois qu’il lui présente une bague de fiançailles. Laura Prépon/Natalie Rhodes actrice américaine, essentiellement présente à la télévision That 70’Show 1998-2006, How I met your mother 2009-2010, Docteur House 2010, Orange is the new black depuis 2013. Absence de Tamala Jones et de Ruben Santiago-Hudson. Retour à l'index 12. HUIS CLOS EXPLOSIF HELL ON THE HIGH WATER Scénario Terri Edda Miller Réalisation Millicent Shelton Résumé Castle et Beckett enquêtent sur la mort d’un magicien mais il y a un lapin dans le chapeau ! Critique Consacrer un épisode de Castle à la magie relève tellement de l’évidence qu’on se demande comment les scénaristes n’y ont pas pensé plus tôt. Il est aussi agréable que la magie constitue un élément de constitution du Caskett » par les souvenirs qu’elle évoque à nos duellistes. Faux semblant. C’est ce qui qualifie le mieux la magie. Tout est différent de ce qu’il paraît être et le scénario parvient à rendre tangible sans gratuité cette évidence. La mort paraît être un suicide mais la lettre laissée par la victime révèle autre chose. Ladite victime paraît soudain vivante mais c’est un frère jumeau d’où la théorie farfelue du jour de Castle. Un vieil artisan construit un automate mais les enquêteurs ont découvert des traces d’explosif. Pour finir, deux morts sortent de leurs tombes ! Pour résoudre le meurtre et confondre le coupable, la police va devoir avoir recours…à la magie ! C’est brillant, bien joué et ce coup final couronne aussi un épisode où l’humour n’aura pas manqué. Faux semblant donc. Deux intrigues secondaires utilisent ce procédé. D’abord, Lanie et Esposito qui sont en couple mais le cache aux autres. L’épisode est généreux avec Tamala Jones qui dispose de bien plus de temps de présence et l’utilise à bon escient réussissant en une scène à être à la fois glamour et factuelle. Ensuite, Castle et Gina dont l’histoire prend fin. Ainsi que l’avoue le romancier à sa mère brève mais utilise présence de Susan Sullivan parfaite en mère attentive et présente, il vivait quelque chose de banal et rêvait de magie. C’est aussi la morale de cette histoire la magie détourne le réel, elle ne s’y substitue pas. Anecdotes Alakazam » invoque Beckett c’est une formule contraire au traditionnel Abracadabra » dont l’origine est moyen-orientale mais l’étymologie contestée. C’est une invocation performative la prononcer provoque quelque chose et c’est la formule utilisée pour animer le Golem. Brett Cullen/Christian Dahl acteur américain, vu au cinéma dans Wyatt Earp 1994, La vie devant ses yeux 2007 mais plus souvent à la télévision Les oiseaux se cachent pour mourir 1983, Falcon Crest 1986-1988, L’Equipée du Pony Express 1989-1990, Ally McBeal 1997, FBI Portés Disparus 2002, Desperate Housewifes 2004-2005, A la Maison-Blanche 2005-2006, Lost 2005-2008, Ugly Betty 2006-2007, Person of Interest 2011-2013, Under the Dome 2014-2015. Jeff Hephner/Edmund et Zalman Drake acteur américain né Jeffrey Lane Hephner. On l’a vu dans les séries Newport Beach 2005, Docteur House 2008, Chicago Fire 2013, Chicago Med 2016. Absence de Ruben Santiago-Hudson. Retour à l'index 13. LE RETOUR DU PIRATE RETURN OF THE KING Scénario Will Beall Réalisation Tom Wright Résumé Un ancien policier contacte Kate Beckett pour lui parler du meurtre de sa mère mais il est abattu devant elle. Critique Il y a deux catégories d’épisodes excellents dans Castle ceux qui poussent l’humour au plus loin en pastichant les films et séries de genre et ceux qui sont des œuvres au noir. Cet épisode est de la seconde catégorie et de la meilleure eau. Exceptionnellement, il ne débute pas par la découverte d’un corps ; ce qui est déjà une indication que ce n’est pas un épisode ordinaire. John Raglan est mourant et veut tout raconter à Beckett venue en compagnie de Castle mais il est tué. Il a tout de même eu le temps d’apporter un élément nouveau qui, dans un premier temps, complexifie l’histoire. A rebours de l’épisode type, aucune des personnes interrogées n’est innocente à un degré ou à un autre mais toute sont des pièces d’un sinistre puzzle qui prend sens dans une époque pas si lointaine où New York vivait sous la coupe de la Mafia. Presque tous les interrogatoires sont des confrontations ; celle avec Vulcan Simmons est la plus violente psychologiquement. Jonathan Adam est prodigieux dans l’incarnation d’un véritable serpent, malveillant, à la fausse élégance, mais fin renard et sachant pousser à bout Kate Beckett. Sans faute de Stana Katic qui fait ressentir toutes les émotions par lesquelles passent son personnage. Il faut la voir complètement livide par exemple. On est avec elle du début à la fin sans la lâcher et on apprécie que Richard Castle vienne la soutenir. Le romancier, à qui sa mère a demandé d’être honnête sur la raison qui le fait aller au poste de police tous les jours, ne se dérobe pas. Il apportera une aide importante et il sera déterminant dans le final éprouvant. Le grand mérite de cet épisode est de replacer un fait – le meurtre de Johanna Beckett – dans un contexte plus large ; lui donnant une profondeur et une consistance et partant un intérêt. Intérêt renouvelé puisque l’épisode ne résout pas le crime originel tout en faisant avancer l’histoire générale. Les nouveaux personnages impliqués sont importants chacun à leur manière, ce qui construit une narration riche et passionnante à suivre et qui rend crédible la présence du dragon » ; le puissant commanditaire in fine. Avec une réalisation alerte qui joue à fond la carte du mouvement, tout en réussissant à placer de courts mais précieux moments plus intimes, c’est un des sommets de la saison. Anecdotes Jonathan Adam/Vulcan Simmons acteur américain, très peu de films à son actif mais plusieurs séries Bones, Nikita, NCIS Los Angeles. Max Martini/Hal Lockwood acteur américain présent sur les deux écrans. Au cinéma, on a pu le voir dans Il faut sauver le soldat Ryan 1998, Colombiana 2011, Captain Phillips 2013, Cinquante nuances de Grey 2015, Cinquante nuances plus sombres 2017. A la télévision Le Caméléon 1997, Les Experts 2002, Les Experts Miami 2003, The Unit 2006-2009, Mentalist 2012. Absence de Molly C. Quinn et de Tamala Jones. Retour à l'index 14. PANDORA'S BOX, PART 2 INÉDIT EN FRANCE Scénario Alexi Hawley Réalisation Émile Levisetti Résumé Castle et Beckett enquêtent sur la mort d’un ancien gagnant de la loterie. Critique Un épisode sympathique mais un peu banal. Le thème de l’argent ne fait pas le bonheur » est par trop cliché pour être un moteur d’intrigue satisfaisant. De fait, si l’histoire se suit sans déplaisir et avec un certain nombre de rebondissements intéressants voire amusants, elle n’a pas d’éléments de fantaisie qui font le sel de cette série. Elle reprend un certain nombre de clichés enfant toxico, passé qui ne passe pas ou de figures rituelles dealer jouisseur, gagnant qui culpabilise, majordome guindé. Il y a cependant un bon rebondissement pour relancer l’intrigue dans la dernière partie de l’épisode, ce qui donne un coupable convainquant et qu’on avait trop facilement laissé passer. On appréciera aussi l’astuce de Castle pour résoudre l’énigme. Le fil rouge de ce que ferait les personnages principaux avec le gros lot est plaisant mais sans plus. Sauf le final qui est réellement touchant parce qu’il concerne nos héros. L’intrigue secondaire du jour concerne Martha désemparée par l’héritage fabuleux que lui a laissé Chet. Il est agréable que ce soit Beckett qui lui souffle le moyen d’en user sans mal agir et sans remords. Anecdotes Pour Castle, le coupable c’est le majordome ! Un classique du roman policier dont Chapeau melon avait su faire son miel Les espions font le service. La richesse ne fait qu’accentuer tous les aspects de notre personnalité » philosophe Castle…qui avoue que c’est son côté enfantin qui en a profité. Castle s’est acheté un cratère de la Lune ! Depuis le traité sur l’espace de 1967, la Lune est considérée comme un espace international comme les mers. En revanche, l’appropriation dans des buts commerciaux et économiques reste juridiquement floue. Ned Bellamy/Logan Meech acteur américain, vu dans Les enquêtes de Remington Steele 1986, Arabesque 1993, Les Experts Miami 2004, The Unit 2006-2007, Terminator les chroniques de Sarah Connors 2008-2009, Treme 2011-2013, Resurrection 2014.il a aussi joué au cinéma Ed Wood 1994, Dans la peau de John Malkovitch 1999, Saw 2004, Twilight chapitre I-Fascination 2008, Django Unchained 2012. Retour à l'index 15. TERMINUS END OF THE LINE Scénario Moira Kirland Réalisation John Terlesky Résumé La mort de l’épouse d’un vieil ami de Richard Castle provoque une crise avec Kate Beckett. Critique Moira Kirland a brillamment mis en forme cette idée géniale que de mettre à l’épreuve la solidité du Caskett » sur un autre terrain que celui des sentiments ; en plaçant cette opposition sur le terrain qui les réunit le crime. La victime était l’épouse de Damian Weslake, ami de Castle. Les explications que donne celui-ci à sa défense acharnée sont très convaincantes ; en plus, Nathan Fillion donne beaucoup de chaleur à celles-ci. L’acteur est impeccable, tant dans son obstruction initiale que dans son repentir et sa soif de justice. Écoute ton cœur » lui dit Martha, toujours de bon conseil. Le scénario est véritablement habile puisqu’il charge Damian mais indirectement. L’élément le plus lourd étant la coïncidence » entre ce crime et la mort du père de Damian, 20 ans auparavant. Or, que dit-on des coïncidences dans les séries policières ? La série joue sur ses habitudes, comme le bon » suspect initial mais innocent. Le fait qu’il soit relativement vite expédié signifie que le scénario va appuyer ailleurs et, de fait, il multiplie les suspects. Ils sont relativement bien dessinés même si un peu schématiques. Par contre, Jason Wiles n’est pas tout à fait le bon choix pour Damian. Emprunté, peu à l’aise et sans beaucoup d’expression, il ne crée que partiellement une connexion avec Nathan Fillion. Mais il y a beaucoup de rebondissements, tous crédibles et la rivalité entre Castle et Beckett rajoute un allant et pas mal de suspense. L’enquête à double hélice accouche d’une double résolution absolument stupéfiante et d’un final doux-amer. Anecdotes Chez les riches, les meurtres sont toujours bizarres » affirme Esposito L’épisode se passe aux alentours de la Saint Valentin. Alicia Coppola/Amber Patinelli actrice américaine diplômée d’anthropologie et ancien mannequin n’a aucun lien de parenté avec Francis Ford Coppola. Vue au cinéma dans Benjamin Gates et le trésor des Templiers 2008 mais plus souvent à la télévision, notamment Another World 1991-1993, Trinity 1998-1999, Cold Feet 1999-2000, JAG 2003, Preuves à l’appui 2003-2005, NCIS 2004-2005, 3 épisodes, Mon oncle Charlie 2005-2013, NCIS Los Angeles 2010, 2015, Esprits criminels 2014, Shameless 2016. Tom Irwing/Simon Campbell acteur américain, vu dans les séries Angela, 15 ans 1998-1999, Les Experts 2002, Related 2005-2006, Saving Grace 2007-2010, Grey’s Anatomy 2010-2011, Devious Maids 2013-2016. Jason Wiles/Damian Westlake acteur américain, surtout actif à la télévision New York 911 1999-2005, American Wives 2007, Esprits criminels 2010, Scream 2015. Absence de Tamala Jones. Retour à l'index 16. ENVERS ET CONTRE TOUT THE LAST STAND Scénario David Amann Réalisation Rob Bowman Résumé Croyant enquêter sur la mort d’un simple chauffeur de taxi, Castle et Beckett se retrouvent à chercher une arme de destruction massive ! Critique L’excellent épisode par nature partir d’un fait banal et amener doucement à quelque chose de beaucoup plus gros, mettre de l’humour au départ puis le réduire progressivement tout en faisant monter la pression, doubler l’enquête habituelle du soupçon de la manipulation, et vous obtenez 40 minutes quasiment sans faute qui vous scotchent à votre fauteuil. D’entrée de jeu, Rob Bowman – sûrement le meilleur réalisateur de la série et un très bon réalisateur tout court – installe une tension, un rythme rapide marqué par une musique forte, qui scande les secondes et que l’on retrouvera plus tard. Tout commence donc par la mort d’Amir, un chauffeur de taxi dans un entrepôt abandonné. Ainsi que le souligne Lanie, tout pourrait faire paraître à un vol qui aurait mal tourné mais pourquoi avoir brisé les doigts du défunt ? David Amann, une des meilleures plumes du staff, nous invite ainsi à ne pas prendre ce que nous allons voir comme allant de soi, plus que d’habitude. La présence d’un diplomate syrien semble convenue mais c’est efficace pour troubler l’onde et cela nous vaut l’habituelle mais toujours réjouissante théorie de Castle ! Lequel devant un garde-meuble nous régalera une dernière fois d’une référence cinématographique amusante. Une dernière fois parce que voilà que des traces de radioactivité sont détectées. Avant que l’enquête n’atteigne un climax de tension, le scénario s’est accordé une pause pour que Beckett évoque ses états d’âme, dise son amertume devant la tournure de sa vie amoureuse et trace le portrait du compagnon idéal. Intéressant que, sur ce passage, Nathan Fillion n’ait aucune ligne de texte. L’arrivée de Mark Fallon, de la Sécurité Intérieure, n’apaise pas vraiment les esprits ; d’autant qu’Adrian Pasdar est diablement convainquant en homme d’autorité. L’enquête suit un rythme trépidant car il y a urgence et ce moteur, pour être classique, n’en reste pas moins efficace. Tout comme le procédé un brin éculé d’éjecter les héros de l’enquête, histoire de dramatiser encore un peu les enjeux. Alors, certes, du coup, il n’y a plus de surprise désormais mais cela n’enlève rien à la qualité de l’ensemble car David Amann a su doser les révélations, amener chaque élément à temps et s’il ne surprend pas, c’est qu’il avait gardé une terrible carte dans son jeu qu’il abat à la dernière minute nous laissant tétanisé ! Anecdotes Cet épisode et le suivant forment un double épisode. Alon Moni Aboutboul/Fariq Yusef acteur israélien, vu au cinéma dans Rambo 3 1988, Munich 2005, The Dark Knight Rises 2012, La chute de Londres 2016. Il travaille aussi pour la télévision NCIS 2010, Fringe 2011, NCIS Los Angeles 2013, The Blacklist 2014, The Leftovers 2015. Lochlyn Munro/Kevin McCann acteur canadien, vu dans Highlander 1994, JAG 1999, Monk 2004, Hawaï Five-0 2012, Rizzoli & Isles 2015. Au cinéma, dans Dracula 2001 2000, Freddy contre Jason 2003, Assaut sur Wall Street 2013, A la poursuite de demain 2015. Adrian Pasdar/agent Mark Fallon acteur américain, vu au cinéma dans Top Gun 1986, Aux frontières de l’aube 1987, L’impasse 1993 mais surtout à la télévision Profit 1996-1997, Les Chemins de l’étrange 2000-2002, Amy 2003-2005, Heroes 2006-2010, The Lying Game 2011, Agents of SHIELD 2014, Colony 2016. Retour à l'index 17. RAPIDE, SILENCIEUX, MORTEL SWIFT, SILENT, DEADLY Scénario Andrew W. Marlowe Réalisation Bill Roe Résumé Les enquêteurs n’ont que quelques heures pour découvrir la bombe. Critique La surprise ne joue plus ici puisque le spectateur sait quels sont les tenants et les aboutissants mais le scénario d’Andrew W. Marlowe sait parfaitement user du contre-la-montre, gérer la tension et garder un peu de temps pour ses personnages. La réalisation est sans faute. L’orchestration est cependant moins présente et moins signifiante que pour le premier volet. Tout le départ de l’épisode jusqu’au générique se joue sur trois fronts qui se renforcent mutuellement générant un effet d’angoisse croissant Castle et Beckett se congelant à petit feu, Martha et Alexis rentrées inopinément et se demandant où est Richard, les enquêteurs à cran ayant autre chose à faire que les chercher. Évidemment que notre couple préféré s’en sortira mais, par un coup de vice dont on aurait pourtant pu s’attendre de la part de Marlowe, le Caskett » subit un coup d’arrêt. Castle va véritablement être le moteur de tout l’épisode. Ce sont ses intuitions, ses suggestions qui vont réellement permettre à l’enquête de progresser. Du grand Nathan Fillion. Pourtant, Mark Fallon ne passe pas au second plan grâce à l’énergie que met Adrian Pasdar dans son personnage. Il ne le rend vraiment pas sympathique mais c’est parfaitement voulu et pleinement réalisé. Juste une anecdote glissée par Ryan éclairera sur les motivations de l’agent Fallon. Après la séquence Dana Delany en saison 2, c’est une autre séquence de haut vol que s’offre la série avec Adrian Pasdar. C’est moins chaleureux mais, du moins, c’est complètement différent et pas moins intéressant. Coup de génie du scénariste que la méthode Castle » qui sauve New York ! C’est à peine croyable mais c’est tellement bon !! Anecdotes Générique différent il est bleu glacier et l’orchestration n’est pas la même. On est programmé par la peur » énonce Beckett Approximativement au 3/4 de l’épisode, Esposito cite deux noms, Evan Bauer et Jack Cochran ; en prenant le nom du premier et le prénom du second, il est possible d'obtenir Jack Bauer, le personnage principal de 24 heures chrono. Cochran est sans doute une référence à Robert Cochran, co-créateur de la série avec Joel Surnow. Quant à Evan peut être une référence à Evan Katz, scénariste/executive producer durant toute la série 24 heures chrono, et co-créateur avec Manny Coto du spin-off 24 Legacy. Absence de Tamala Jones. Retour à l'index 18. UN PASSÉ ENCOMBRANT SLAY THE DRAGON Scénario Elisabeth Davis Réalisation David M. Barrett Résumé Castle et Beckett enquêtent dans le monde impitoyable du soap-opera. Critique Une fois encore, Castle se paye un genre et c’est le soap qui trinque. L’épisode est amusant, surjoué évidemment mais il aurait pu être meilleur cependant. Les différents éléments donnent plus l’impression d’être juxtaposés que réellement mêlés. On passe donc de l’un à l’autre sans vrai lien. L’écriture d’un soap a peut-être déteint sur Elisabeth Davis. En tout cas, on rit pas mal. La mort de la victime est déjà une satire en soi c’est un auteur ! L’effet miroir joue et on savoure d’autant que Castle et Beckett la prolonge d’une certaine façon. Néanmoins, ensuite, c’est un déroulement beaucoup plus classique qui survient même si les interrogatoires des comédiens sont très cocasses. Très drôles certes mais on a quand même connu plus désopilant. Elisabeth Davis s’amuse à doter tous les suspects d’alibis et on sourit devant la perplexité croissante des enquêteurs. Le problème c’est que quand Castle trouve la solution, l’impression laissé c’est qu’elle sort de nulle part. On aura une dernière occasion de sourire avec la scène écrite par le romancier pour le soap. Heureusement, les divas vont sauver le médiocre pour le tirer vers le mieux. Susan Sullivan se déchaîne dans cet épisode qui a dû lui rappeler des souvenirs ! Martha est littéralement dans son élément puisqu’elle a joué dans ce soap…trente ans avant ! Elle veut se la jouer agent infiltré » et c’est vraiment très drôle. Surtout dans deux moments ne paraissant pas du tout être ce qu’ils sont. Là, on est plié et la complicité entre Susan Sullivan et Nathan Fillion est exquise. Et puis il y a Jane Seymour, en invité de luxe. L’actrice surjoue une grande partie du temps elle incarne la mère de la victime et il ne faut pas rater le moment où elle est amenée au poste mais, quand son personnage est fermement interrogé par les enquêteurs, elle se pose et nous montre, à nous et à Castle et Beckett, ce que c’est que le talent. On n’ira pas jusqu’à brûler un cierge mais, dans le contexte de cet épisode, Jane Seymour était l’actrice qu’il fallait et elle ne se rate pas, nous faisant bien rire alors que son personnage n’a rien de reluisant ! Anecdotes Absence de Ruben Santiago-Hudson Castle affirme qu’une machine à dérégler le climat a été imaginée dans un soap. Lequel est imaginaire mais la machine a été imaginé, elle, dans le film Chapeau melon et bottes de cuir ! Scène rarissime Castle appelle Beckett Katherine » mais c’était pour se moquer. Tina Majorino/Reese Harlan actrice américaine, de son nom complet Harmony Olivia Tina Majorino, elle travaille essentiellement pour la télévision Veronica Mars 2004-2007, Big Love 2006-2010, Bones 3 épisodes, 2010-2011, Legends 2014. Jane Seymour/Gloria Chambers née Joyce Frankenberg, cette actrice britannique a été naturalisée américaine en 2005. Elle débute avec Ah ! Dieu ! que la guerre est jolie ! 1969 de Richard Attenborough, qui deviendra son beau-père entre 1971 et 1973 mais c’est son rôle de James Bond Girl dans Vivre et laisser mourir Solitaire en 1973 qui la fait connaître. Elle jouera ensuite notamment dans La Révolution française 1989 ou Serial noceurs 2005 mais c’est la télévision qui lui donne ses principaux rôles, en particulier Docteur Quinn, femme médecin 1993-1998. Elle a aussi joué dans les séries Smallville 2004-2005, Miss Marple 2007, Franklin et Bash 2012-2014, Jane the Virgin 2015. Élevée officier dans l’Ordre de l’Empire britannique en 2000. Retour à l'index 19. ANTIDOTE QUID PRO QUO Scénario Terence Paul Winter Réalisation Jeff Blockner Résumé Un juré s’effondre en plein procès il a été empoisonné ! Critique Un honnête épisode même s’il n’a rien de particulièrement original. Son erreur est de ne pas se moquer du genre judiciaire et de l’aborder de façon trop sérieuse. Il est cependant assez bien écrit pour se suivre plaisamment. L’épisode se base sur l’aphorisme bien connu A qui profite le crime ? ». En l’occurrence à l’accusé. Le scénario est assez habile pour ne pas l’écarter de la liste des suspects mais un autre aphorisme veut que le doute lui profite aussi. L’accusé innocent, c’est un cliché des séries et films judiciaires et, sur ce plan, Castle n’innove absolument pas mais, surtout, ne propose pas une fantaisie qui donnerait un second degré à l’épisode. A la place, c’est une enquête sérieuse mais banale qui nous est proposée. Par contre, on appréciera que le personnage de Montgomery soit mis en avant. Voilà un policier consciencieux mis sous pression par le procureur en personne ; difficile de bien faire son métier quand l’affaire concerne un procès médiatisé. C’est grâce à sa ténacité, et au soutien sans faille qu’il apporte à Beckett, que l’affaire sera résolue. Ruben Santiago-Hudson campe solidement son rôle. Il y a une intrigue secondaire dans cet épisode autour d’un secret d’Alexis et d’une méthode peu scrupuleuse de son père pour savoir ce que fait sa fille. Amusant même si c’est une redite destinée à nous faire comprendre la foncière honnêteté de la jeune fille. Heureusement, la bonne composition de Molly C. Quinn permet à Alexis d’échapper au cliché de la bonne fille un peu bêta. On aura aussi apprécié comment elle remet son père en place mais, ça aussi c’est une redite. Dommage. Anecdotes Le titre original de cet épisode est un jeu de mot avec la série Law and Order connue en France sous le nom New York, police judiciaire. Bruce Davison/Louis Arnacki acteur américain, vu au cinéma dans Fureur apache 1972, Six degrés de séparation 1993, X-Men 2000, 2002, Le maître du jeu 2003. Il a tourné aussi pour la télévision Les contes de la crypte 1995, Triangle 2005, Les aventures de Flynn Carson le secret de la coupe maudite 2008. Retour à l'index 20. UN MENTOR TRÈS SPÉCIAL NOLA CONFIDENTIAL Scénario Scott Williams Réalisation Steve Boyum Résumé Le corps d’un journaliste est retrouvé dans le four d’une pizzéria. Critique Voilà un épisode de Castle comme on les aime, plein d’humour mais un humour au service d’une solide enquête policière. Avant le générique donc en moins de dix minutes, le spectateur a eu deux grands éclats de rire ! Rien que les noms des quatre pizzaiolos en guerre sont des bijoux de drôlerie sans oublier les coups pendables qu’ils se sont faits entre eux ! Même Lanie pour une fois sacrifie à l’humour noir !! La théorie fumeuse de Castle est aussi brève qu’hilarante. L’identité de la victime, Gordon Burns, journaliste déchu, lance véritablement l’histoire. Une histoire simple puisqu’elle part de la guerre des pizzas » pour aboutir à un trafic de drogue. Simple mais en aucun cas linéaire. Chacun des suspects pourrait être lié au crime et au trafic mais leurs interrogatoires distillent également de petites pastilles d’humour. Faire rire en instruisant le spectateur ; c’est bien joué. L’enquête rebondit avec la découverte de Monica Wyatt, une ex de la victime. Liz Vassey apporte la gravité et la tendresse appropriée faisant un joli contraste avec les hommes jusqu’alors présenté qui avaient tous un côté ridicule ou pathétique. Poursuivre l’enquête va permettre de traquer la Baleine Blanche » de Burns en lien avec un épisode traumatisant de son passé. Voilà l’élément tragique qui densifie le fond de l’épisode. Très appréciable aussi la révérence, très dans l’ADN de la série, au film noir » et que ce soit Boggie » qui apporte un élément déterminant est un bel hommage. Le fin mot de l’histoire, il revient à Castle, grand amateur du genre. L’intrigue secondaire du jour, liée à Alexis, est différente des habituelles par sa gravité. L’adolescente vit très mal un coup qu’on lui a fait et ne comprend pas bien pourquoi elle réagit comme elle le fait. Molly C. Quinn est ici particulièrement convaincante et la connexion avec Nathan Fillion toujours aussi limpide. Les deux acteurs réalisent un sans-faute dans cette partition et il est bien vu de ne pas dresser de l’âge ingrat » un portrait caricatural mais bien nuancé. Anecdotes Castle a écrit Ciel de cendres ». En 2003, Ryan était dans la brigade des stups. La Baleine blanche » fait évidemment référence à Moby Dick, métaphore de l’obsession destructrice, d’après le roman éponyme d’Herman Melville. Il y a plusieurs références dans l’épisode. Gary Basaraba/Ralph Carbone acteur canadien, vu au cinéma dans La dernière tentation du Christ 1988, Striptease 1996, Suburbicon 2017 et à la télévision dans Brooklyn South 1997-1998, Boomtown 2002-2003, Person of Interest 2013-2014, NCIS Nouvelle-Orléans 2016. Peter Onorati/Sal Malavolta acteur américain, surtout actif à la télévision Walker, Texas Ranger 2000, Mes plus belles années 2002-2004, Ghost Whisperer 2007, Desperate Housewifes 2009. Liz Vassey/Monica Wyatt actrice américaine, elle tourne principalement pour la télévision La Force du destin 1990-1992, Code Quantum 1991, 1993, Star Trek la nouvelle génération 1992, Urgences 1994, Dharma et Greg 2000, Tru Calling 2005, Les Experts 2005-2010, La diva du divan 2011-2012. Retour à l'index 21. REPRÉSAILLES KREWE Scénario Matt Pyken Réalisation Paul Holahan Résumé Un champion de natation est retrouvé mort noyé. Parallèlement, Castle s’agace de voir un autre auteur s’intéresser à Beckett. Critique Episode un peu ambivalent. Son intrigue principale ne casse pas trois pattes à un canard mais elle est tout de même suffisamment bien écrite pour rester intéressante. Par contre, une fois n’est pas coutume, l’intrigue secondaire concerne Richard Castle lui-même ! Ces deux segments tendent à se renforcer mutuellement, ce qui est une réussite, et sauve l’épisode. Lequel commençait mal avec cette histoire d’un nageur venu d’un milieu modeste, désargenté et qui devient un potentiel champion. La question usuelle du D’où vient l’argent ? » n’est néanmoins pas mal exploitée puisqu’elle permet de développer l’environnement de la victime, fournissant ainsi la crédibilité du mobile du meurtre lorsque les enquêteurs l’auront trouvé. Le dopage dans le sport est aussi devenu un cliché de la série policière. C’est dommage d’y avoir sacrifié. Tout cela va déboucher sur la résolution du crime grâce à…Michael Connelly ! Le célèbre auteur de polars participe à la traditionnelle soirée poker chez Castle avec Dennis Lehanne et c’est lui qui pose la question qui va renverser la table et relancer l’intrigue. Cette séance prend place dans l’intrigue secondaire autour d’Alex Conrad, auteur de polar débutant qui a pour mentor Richard Castle. Sauf que Castle Richard prend ombrage de l’intérêt de Conrad pour Beckett. La jalousie du romancier est aussi comique que sincère et Nathan Fillion joue toute la gamme colère froide, méchanceté de gamin, homme sensé obligé de reconnaître sa mesquinerie. Le plus beau, c’est l’aveu qu’il fait à Beckett qui lui adresse la plus belle des réponses. Anecdotes Justin Bruenig/Rob Tredwyck acteur américain, surtout vu à la télévision La force du destin 2003-2011, Les Experts Miami 2008, Knight Rider 2008-2009, Ringer 2011-2012, Grey’s Anatomy 2013-2014, Les Experts Cyber 2015. Erik Palladino/coach Rome acteur américain, vu à la télévision dans Murphy Brown 1996-1997, Urgences 1999-2001, Les Experts 2006, Championnes à tout prix 2009-2010, NCIS Los Angeles 2012-2013, Suits 2015. Brendan Hines/Alex Conrad acteur et chanteur américain, vu dans les séries Lie to me 2009-2011 et Scorpion 2015. Josie Loren/Bridget McManus née Josie Lopez, cette actrice américaine d’origine cubaine tourne surtout part la télévision Veronica Mars 2006, Championnes à tout prix 2009-2012, Mentalist 2014-2015. Quatrième réunion poker entre Castle et ses pairs. Retour à l'index 22. AIE FOI EN LA PAROLE KNOCKOUT Scénario Alexi Hawley Réalisation John Terlesky Résumé Mike Royce, le mentor de Beckett, est assassiné. Pour retrouver le meurtrier, elle n’hésite pas à aller jusqu’à Los Angeles. Critique Un épisode plutôt dur sur le thème bien connu de la vengeance et de la justice. Classique mais bien fait et Nathan Fillion assure la part d’humour. Classique aussi que le policier trop » impliqué refuse de lâcher. Beckett doit aller à Los Angeles car le tueur présumé – un certain Ganz - n’a fait qu’un saut à New York. La série s’offre cependant son originalité grâce à Richard Castle. L’arrivée discrète » de nos duettistes dans la Cité des Anges puis la brève mais hilarante séquence à l’hôtel sont des moments de légèreté bienvenus. Classique aussi cette enquête en jouant au chat et à la souris avec la police locale mais, là encore, la Castle touch », c’est le tournage de Vague de chaleur décalé, très drôle et très utile aussi ! Par contre, le coup de la balle qui fond, c’est beaucoup plus original ! On ne manquera pas non plus l’entrée en scène ultra-sexy de Beckett essayant de piéger Ganz. L’épisode vaut surtout son pesant de cacahuètes pour sa place dans le Caskett ». Les deux héros ne sont pas dans les positions habituelles ; ils sont dans une autre ville superbes extérieurs ; l’hôtel de Ganz a un petit côté Les Experts Miami et sans tout ce qui fait leur quotidien. Lorsqu’ils parlent ensembles, le soir, à l’hôtel, ils le font à cœur ouvert et on sent que les deux personnages sont sur la corde raide. Tant Nathan Fillion que Stana Katic laissent entrapercevoir la tension qui habitent Castle et Beckett. Le temps paraît suspendu, hésitant. Anecdotes Dominic Purcell/Russell Ganz acteur anglo-australien, on a pu le voir au cinéma dans Mission Impossible 2 2000, Blade Trinity 2004 mais surtout à la télévision John Doe 2003, Prison Break 2005-2009, The Flash 2014. Sweeney/Kyle Seeger Daniel Bernard Sweeney, acteur américain, vu dans Les coulisses du pouvoir 1986, Sons 1989, Visiteurs extraterrestres 1993, Chiraq 2015. A la télévision, Docteur House 2006, The Event 2010. Jason George/Charles Kelvin acteur américain, surtout vu à la télévision Roswell 2000, Stargate SG-1 2005-2006, Les Mystères d’Eatswick 2009-2010, Grey’s Anatomy depuis 2010, Mistresses 2013-2016. Absence de Susan Sullivan et Molly C. Quinn. Retour à l'index 23. CHANTIER À HAUT RISQUE DOWN THE RABBIT HOLE Scénario Terri Edda Miller Réalisation John Bleckner Résumé La mort d’une candidate amène Castle et Beckett dans le monde glamour des concours de beauté Critique Joli épisode qui se moque des concours de beauté en reprenant tous les codes mais avec le regard moqueur de la série. C’est un peu meurtre chez Miss Détective dont on retrouve un certain nombre de marqueurs comme le photographe à la réputation sulfureuse, l’organisatrice du concours qui ne jure que par lui, le présentateur star, le conseiller efféminé. Les portraits de tous ceux qui gravitent autour du concours n’a rien de reluisant ! Classique et un peu facile. On pense aussi à cet épisode de Castle, L’enfer de la mode » 2-3 où les projecteurs diffusaient une lumière crue sur le monde du mannequinat. Néanmoins, l’épisode est plus que cela. A partir du moment où une candidate – une blonde un peu bête et méchante – donne aux enquêteurs le violon qui servait à la victime pour son numéro, elle leur remet également – selon elle – le mobile du meurtre » ; à savoir des photos de nus. Photos que l’on pourra voir, ce qui n’est pas si fréquent tout de même ! Qui dit photo de nu pour une future Miss dit chantage dit aussi photographe. C’est en examinant soigneusement la photo – mais que » la photo – que Castle trouve le détail qui relance l’intrigue et l’éloigne du copier-coller et c’est grâce à Beckett que l’écrivain aura la révélation. L’épisode comprend deux intrigues secondaires. La moins importante tient dans le choix du cadeau à sa femme par Montgomery pour fêter 30 ans de mariage. C’est Castle qui lui suggère ledit cadeau. Mais, plus fort, il y a l’histoire entre Alexis et Ashley. Les deux adolescents s’apprêtent à quitter le lycée et Alexis craint que l’éloignement ne tue leur amour mais aussi elle refuse qu’il fasse un choix en fonction d’elle et non de ce qu’il veut lui pour son avenir. Entre les deux, papa Castle devra jouer les médiateurs ! C’est tendre et touchant grâce en partie à la connexion Nathan Fillion-Molly C. Quinn. Anecdotes Michael McKean/Victor Baron acteur américain, il joue sur les deux écrans. Au cinéma, on l’a vu dans 1941 1979, Spinal Tab 1984, Jack 1996, Jugé coupable 1999. A la télévision, il fut récurrent pour X-Files Morris Fletcher, 3 épisodes, 1998-2002, The Lone Gunmen 2001, Better Call Saul 2015. Sasha Roiz/Bobby Stark acteur israélo-canadien, vu au cinéma dans Pompéi 2014 et à la télévision dans Missing disparu sans laisser de traces 2004, NCIS 2007, Lie to me 2009, Docteur House 2011, Grimm 2011-2017. Teri Polo/Kayla Baron Teresa Elisabeth Polo, actrice et mannequin américaine, vue au cinéma dans La maison aux esprits 1993, Mon beau-père et moi 2000 et vue à la télévision dans Bienvenu en Alaska 1994-1995, Le Damné 1998-1999, The Practice 2003, Les Experts Miami 2008, The Fosters depuis 2013. Bellamy Young/Candace Ford cette actrice américaine, née Amy Maria Young, est principalement connue pour son rôle – magnifique – de Mellie Grant dans Scandal depuis 2012. Elle incarne aussi la compagne d’Hotchner dans Esprits criminels 7 épisodes 2011-2013. Elle a aussi joué dans Scrubs 2004-2009. Judith Scott/ Evelyn Montgomery actrice américaine vue dans les séries Robocop 1994, Inspecteur Barnaby 1998, X-Files 2000, FBI Portés Disparus 2003, Dexter 2007, Docteur House 2008, Les Experts Miami 2011. Absence de Tamala Jones remplacée par Arye Gross. Retour à l'index 24. LA CHUTE POETIC JUSTICE Résumé Hal Lockwood, l’assassin de la mère de Beckett, s’évade de prison. En se lançant à ses trousses, Kate Beckett provoque une série de drames. Critique Épisode très noir, très dur et très amer ; jamais l’arc Johanna Beckett » n’avait tant ressemblé à la terre brûlée. Le spectateur profite tout juste quelques minutes de légèreté avant d’entrer dans la violence. Elle prend tous les visages, physique usage de grenade assourdissante, fusillades et psychologique peur de Jim Beckett de perdre sa fille ; la rencontre de Scott Paulin et de Nathan Fillion est très émouvante. Stana Katic est éblouissante, volant la vedette à son partenaire ce qui causera des frictions elle donne à voir un flic qui s’obnubile, un supérieur qui confond autorité et autoritarisme mais surtout une femme qui n’écoute plus rien, ni personne. Ce n’est plus une enquête ; c’est une croisade. Sur l’autel de sa vengeance, Kate Beckett sacrifie Richard Castle. Leur tête-à-tête, d’abord très touchant, devient tendu et, à bout – magnifique composition des comédiens incandescents – ils se lancent à la figure quelques vérités blessantes. Cet épisode met aussi en valeur le capitaine Montgomery et Ruben Santiago-Hudson donne toute sa force à ce personnage secondaire mais si attachant. Tour à tour, il est dur, tendre, complice. Un numéro très fort. Il y aura un autre sacrifice. L’enquête s’est poursuivie et la ténacité de Ryan et Esposito a malheureusement payé. Une visite de Lockwood nous l’avait déjà appris. C’est un moment glaçant. Max Martini est très convainquant cet homme fait froid dans le dos et quand il sourit, c’est pire encore ! Ce qui rend ce final si fort, c’est que le scénario ne sacrifie aucunement l’émotion à l’action. Il est impossible de garder les yeux secs jusqu’au bout et surtout pas après la dernière réplique de Nathan Fillion. L’aveu de Castle. Anecdotes Retour de Max Martini Hal Lockwood, Scott Paulin Jim Beckett et Judith Scott Evelyn Montgomery. Retour à l'index
SUITE du texte de Jean-Luc MatthieuTels furent les jours de Noé, tel sera l’avènement du Fils de l’homme ; car de même qu’en ces jours d’avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait ou l’on donnait en mariage, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et on ne se doutait de rien, jusqu'à ce que vint le déluge qui les emporta tous tel sera aussi l'avènement du Fils de l' deux hommes seront aux champs l'un est pris, l'autre femmes en train de moudre à la meule l'une est prise, l'autre donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va le savez si le maître de maison connaissait l’heure de la nuit à laquelle le voleur va venir, il veillerait et ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Voilà pourquoi vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l'heure que vous ignorez que le Fils de l'homme va venir. »On trouve ensuite, du verset 43 à 51, une série de paraboles destinée à une meilleure compréhension de ce qui précède. Puis le chapitre 25 continue dans le même ton et la même forme, jusqu’au verset 32, où Jésus reprend sa prophétie Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, alors il siègera sur son trône de gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations et il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres. Il placera les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez recueilli; j'étais nu et vous m'avez vêtu; malade et vous m'avez visité; en prison et vous êtes venus vers moi.’Alors les justes lui répondront Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir ? Assoiffé et de te donner à boire? Nous est-il arrivé de te voir étranger, et de te recueillir, nu et de te vêtir ? Quand nous est-il arrivé de te voir malade ou en prison, et de venir à toi?’ Et le Roi leur répondra En vérité je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche Allez vous-en loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vêtu; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.’ Alors eux aussi répondront Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir ? Assoiffé et de te donner à boire ? Nous est-il arrivé de te voir étranger, ou nu et de te vêtir ? Malade ou en prison, sans venir t’assister ?’ Alors il leur répondra En vérité je vous le déclare, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci, au châtiment éternel, et les justes à la vie éternelle. » Assurément, on trouve dans ce long discours des éléments de réponse à notre questionnement sur la seconde venue du Christ. Voyons cela depuis le début Par suite de l’iniquité croissante, l’amour du grand nombre se refroidira. Mais celui qui se tiendra jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier ; tous les païens auront là un témoignage. Alors viendra la fin. »Ne peut-on pas y voir l’époque actuelle, avec une humanité de moins en moins charitable et l’ampleur des injustices dans le monde, que nous constatons autour de nous et dans la plupart des informations qui nous parviennent sur l’état de la planète et de ses habitants ? Ne peut-on également y voir La Bonne Nouvelle du Royaume proclamée dans le monde entier », grâce à Internet qui permet de traduire tous les textes évangéliques, de diffuser ces centaines de chants de louange et de constituer ainsi un témoignage pour toutes les nations » ?Quant à la phrase Quand donc vous verrez installé dans le Lieu Saint le Sacrilège Dévastateur, dont a parlé le prophète Daniel - que le lecteur comprenne ! » elle fait référence au chapitre 9 du livre de Daniel, qui fait partie de l’Ancien Testament. C’est ainsi que Daniel désigne, sous l’expression abomination de la désolation 1» 9,27, l’autel dédié à Zeus-Jupiter qui avait été érigé dans le Temple, le 7 décembre 167 avant . Or, le lieu saint » ne peut être que Jérusalem, la ville considérée comme trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne, et le troisième lieu saint de l'islam - le Mur des Lamentations, vestige du Temple ;- l'Église du Saint-Sépulcre ;- le Dôme du Rocher avec la mosquée Al-Aqsa. A l’époque de Jésus, seul le Mur des Lamentations existait. Quant à l'église du Saint-Sépulcre, il s’agit d'un sanctuaire englobant le lieu de la crucifixion Golgotha et la grotte où le corps du Christ fut déposé après sa mort Le Saint-Sépulcre. Il ne peut donc s'agir de cette église puisque sa construction a eu lieu bien après la crucifixion de Jésus. Reste le Dôme du Rocher, qui s'élève sur le Haram al-Sharif, l'esplanade de l'ancien temple de Jérusalem, dont une première version fut édifiée par le roi biblique Salomon, et une seconde, au VIe siècle av. par Hérode Ier le Grand. La construction du Dôme, en 692, marque le début d'un programme de constructions, dont la mosquée Al-Aqsa. L’autre mosquée du Dôme a été construite au-dessus du sanctuaire du mont du temple, qui abritait jadis l'arche de l'alliance contenant les dix commandements...La suite est plutôt sombre Priez pour que vous n’ayez pas à fuir en hiver ni un jour de sabbat. Il y aura alors une grande détresse, telle qu’il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à maintenant, et qu’il n'y en aura jamais plus. Le Sabbat est un jour de repos, un jour de culte, de fraternisation, de réjouissance et de réflexion. C’est un jour où on peut s’échapper des soucis du monde et méditer la Parole de Dieu. Cela signifierait donc que la détresse annoncée empêcherait les adorateurs de se relier au Tout Puissant, tout comme l’hiver qui s’annoncerait si rigoureux qu’il ne permettrait pas de fuir. Fuir, mais quoi, ou qui ? Sans vouloir dramatiser à outrance, cela peut faire penser à l’éventualité d’une guerre atomique, ou d’une invasion extraterrestre...La phrase qui suit redonne tout de même espoir Et si ces jours-là n'étaient abrégés, personne n'aurait la vie sauve ; mais à cause des élus, ces jours-là seront abrégés. » On retrouve ces élus » un peu plus loin dans le texte avec de faux messies et de faux prophètes se lèveront et produiront des signes formidables et des prodiges au point d'égarer, s’il était possible, même les élus. ». On comprend bien que ces élus » sont à mettre en rapport avec les fameux 144 000 dont parle l'Apocalypse de Jean pour indiquer le nombre symbolique des élus. Ces serviteurs de Dieu, par leurs actions dévoués et leurs prières sincères, permettraient donc de réduire les jours de tribulations de ces temps d’apocalypse ? Quant aux faux messies et aux faux prophètes », n’assiste-t-on pas depuis quelques décennies à une frénésie de méditations de groupes » ou de réunions animées par des channelers» dont une grande majorité affirment canaliser l’esprit de Jésus, de Michaël ou de Marie, quand ce n’est pas celui d’un extraterrestre chargé de sauver l’humanité de la destruction ?On apprend ensuite que le retour du Christ sera extrêmement rapide et très surprenant comme l'éclair part du levant et brille jusqu'au couchant, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l'homme. »La suite est énigmatique Où que soit le cadavre, là se rassembleront les vautours.’ Aussitôt après la détresse de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, la lune ne brillera plus, les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront proverbe cité par Jésus donne à penser que ce cadavre pourrait symboliser la chute d’une nation, ou un pays particulièrement dévasté. Et les autres pays s’acharneraient donc sur lui ? Quoi qu’il en sera, le fait que le soleil s'obscurcisse et que la lune perde son éclat laisse penser que la couche atmosphérique pourrait être si chargée que le ciel n’apparaîtrait plus avec sa luminosité habituelle. Et si les étoiles sembleront tomber du ciel, est-ce que la Terre elle-même pourrait être déplacée dans son orbite ? Certains ont évoqué, en effet, la possibilité d’un déplacement de l’axe des pôles...C’est à la suite de cet ébranlement des cieux qu’ apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme ». Beaucoup ont interprété le signe » comme étant la croix, symbole nouveau du christianisme. A Dozulé Normandie la révélation faite à Madeleine parle d’une croix glorieuse », demandée par Jésus, dans l’un des messages qu’elle a reçus, à être érigée afin de hâter sa venue. D’autres ont interprété le signe » comme étant Jésus-Christ en personne, le Christ en Gloire, comme le souligne d’ailleurs la suite du texte Alors toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et elles verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel, dans la plénitude de la puissance et de la gloire. Et il enverra ses anges avec la grande trompette, et des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l'autre, ils rassembleront les élus ».Ce rassemblement des élus aurait donc lieu après le signal retentissant de la grande trompette » ? Transposons cet instrument, qui servait à annoncer les événements importants que l’on retrouve, par exemple, au nombre de sept dans l’Apocalypse de Jean avec les moyens de diffuser la bonne nouvelle » dont disposent les chrétiens au XXIè siècle, et nous pouvons saisir à quel point la multiplication des concerts de louanges aux quatre coins du globe et leur diffusion rapide par Internet permet d’espérer la seconde venue du Christ dans les temps qui suivre……….
Dragon Quest France 2018- • À propos • Contact • Historique
La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Son origine, controversée, résulte de multiples influences, en particulier de descriptions d'animaux tels que le rhinocéros et l'antilope, issues de récits d'explorateurs. Les premières représentations attestées d'animaux unicornes remontent à la civilisation de l'Indus. Le récit sanskrit d'Ekashringa et les routes commerciales pourraient avoir joué un rôle dans leur diffusion vers le Proche-Orient. Connue dans l'Occident chrétien depuis l'Antiquité grecque par des récits de voyageurs en Perse et en Inde, sous le nom de monocéros », la licorne occidentale se distingue de ses consœurs asiatiques par son apparence, son symbolisme et son histoire. Sous l'influence du Physiologus, les bestiaires occidentaux et leurs miniatures la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, attiré par l'odeur de la virginité. Le récit de sa chasse, durant laquelle une jeune fille vierge aide les chasseurs à la capturer, se diffuse dans tout l'Occident chrétien ainsi qu'une partie du monde musulman. La représentation physique de la licorne occidentale se fixe entre le cheval et la chèvre blanche à la fin du Moyen Âge. Elle se voit dotée d'un corps équin, d'une barbiche de bouc, de sabots fendus, et surtout d'une longue corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique, comme dans la série de tapisseries La Dame à la licorne. La licorne devient l'animal imaginaire le plus important de l'Occident chrétien depuis le Moyen Âge jusqu'à la fin de la Renaissance. La croyance en son existence est omniprésente, grâce au commerce de sa corne » et à sa présence dans certaines traductions de la Bible. Des objets présentés comme d'authentiques cornes de licorne » s'échangent, et sont crédités du pouvoir de purifier les liquides des poisons et de guérir la plupart des maladies. Peu à peu, ces objets sont identifiés comme des dents de narval, un mammifère marin arctique. L'existence de la licorne reste toutefois discutée jusqu'au milieu du XIXe siècle. De tous temps, cette bête légendaire intéresse des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, psychologues, historiens et symbolistes. Son aspect symbolique, très riche, l'associe à la dualité de l'être humain, la recherche spirituelle, l'expérience du divin, la femme vierge, l'amour et la protection. Carl Gustav Jung lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et Alchimie. La licorne figure depuis la fin du XIXe siècle parmi les créatures typiques des récits de fantasy et de féerie, grâce à des œuvres comme De l'autre côté du miroir de Lewis Carroll, La Dernière Licorne de Peter S. Beagle, Legend de Ridley Scott, ou encore Unico d'Osamu Tezuka. Son imagerie moderne s'éloigne de l'héritage médiéval, pour devenir celle d'un grand cheval blanc magique », avec une corne unique au milieu du front. Son association récente à des univers fictifs tels que, entre autres, My Little Pony, lui donne une image plus mièvre. Elle est souvent prétexte à des parodies dans la culture populaire, entre autres à travers le culte de la Licorne rose invisible. Étymologie et terminologie D'après l'Académie française, le substantif féminin licorne est un emprunt à l'italien l'alicorno, avec agglutination et coupure fautive de l'article défini élidé[R 1],[R 2],[R 3] l'al- > lal- > la l-. Le dictionnaire Le Robert soutient cette même théorie, le nom licorne » étant vraisemblablement un emprunt du XIVe siècle à l'italien, lui-même forme altérée du latin chrétien unicornis[R 4]. Une autre théorie, plus ancienne attestée à partir de 1694, voulait que le latin unicornis ait pu donner directement le mot licorne », après suppression de la lettre u », et transformation du n » en l »[H 1]. En effet, l'emploi d' unicorne » est attesté dans la langue française avant la généralisation de licorne », notamment dans une chanson médiévale de Thibaut de Champagne[R 5]. Selon la linguiste Henriette Walter, le mot licorne » proviendrait de deux erreurs successives la prononciation unicorne », sous l'influence du latin et du mot anglais unicorn, a fait croire qu'il s'agit d' une icorne », avec l'article indéfini, d'où l'icorne avec l'article défini, ce qui a donné licorne »[R 6]. Mais d'après l'Académie française, c'est le nom anglais qui est un emprunt à l'ancien français unicorne », et non l'inverse[R 3]. Le latin unicornis, signifiant à une seule corne » de unus, une » et cornu, corne », est la traduction littérale de monokeros μονκερ en grec ancien, de même sens[R 7]. De nombreuses créatures issues de légendes et de récits d'explorateurs sont nommées ou surnommées licorne », leur seul point commun étant la description d'une corne unique. C'est le cas du qilin chinois, plus connu au Japon sous le nom de kirin, de l’indrik russe, du re'em de la Bible, du tragelaphus d'Aristote, du Karkadann et du Shâdhavâr perses, du Kartazonos καράζνο de Claude Élien[Sh 1] dérivé d'après Odell Shepard du sanskrit Kartajan », signifiant seigneur du désert »[Sh 1], du camphruch et du pirassouppi d'André Thevet. Après sa découverte, le mammifère marin à l'origine du commerce des cornes de licorne » en occident, le narval, acquiert le surnom de licorne de mer »[Di 1]. Le narval étant perçu comme la version aquatique de l'animal terrestre légendaire, ce surnom perdure[Ca 1]. L’Elasmotherium, un grand rhinocerotidae éteint vu comme une origine possible des licornes asiatiques, est surnommé la licorne géante »[Le 1]. Origines La licorne fascine le monde occidental depuis des siècles[Jo 1]. Les légendes et représentations universelles d'animaux à corne unique, en orient comme en occident, et surtout la dimension mystique et ésotérique de la licorne, portée par des artistes, conteurs et rêveurs » enclins à la méditation, sont source de mystère et d'inspiration. Les œuvres qui mettent en scène une licorne possèdent souvent une forte charge symbolique, à l'image des tapisseries et des bestiaires du Moyen Âge[1]. Les théories concernant ses origines se révèlent plus ou moins sérieuses, à tel point que le professeur et poète américain Odell Shepard suggère avec humour dans son ouvrage The Lore of the Unicorn, publié en 1930, qu'elle doit provenir de l'Atlantide ou des montagnes de la Lune[Sh 2]. Un débat concerne l'influence des créatures unicornes asiatiques, peut-être connues depuis la préhistoire, sur la licorne occidentale dont l'image s'est forgée au Moyen Âge. La théorie d'une influence orientale est défendue par le psychanalyste et érudit Carl Gustav Jung dans Psychologie et Alchimie, par l'historien d'art Richard Ettinghausen[Et 1], par l'essayiste et tibétologue Francesca-Yvonne Caroutch[Note 1], par l'écrivain Roger Caillois, et par quelques études mettant en lien récits et représentations orientales et occidentales[R 8]. Cette théorie est réfutée, entre autres, par Odell Shepard[Sh 3], par le théologien français Jean-Pierre Jossua qui juge les parallèles indiens et chinois effectués par Jung et Caillois peu crédibles[Jo 2] et par la thèse de doctorat en sciences sociales de Bruno Faidutti. D'après ce dernier, les travaux de Carl Gustav Jung ont entraîné une tendance au syncrétisme, et donc l'attribution du nom de licorne » à des créatures distinctes[Fa1 1]. Origine orientale Empreinte de sceau de la vallée de l'Indus, Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya anciennement Prince of Wales Museum, Mumbai. L'existence de représentations d'animaux à corne unique dans la civilisation de l'Indus est source de controverses au moins depuis la fin du XIXe siècle[Ke 1]. La plus ancienne image connue d'un animal unicorne en 2013 provient du Nord de la vallée de l'Indus[Ke 2]. Daté d'environ - 2600[Ke 1], son profil ne correspond à aucun animal à cornes connu dans la région tel que le buffle ou le rhinocéros[Ke 3]. Ce motif est retrouvé sur 700 ans[Ke 4], disparaissant vers - 1900[Ke 1]. Il remplit une fonction symbolique[Ke 5]. Il n'existe pas de preuves qu'il se soit transmis ensuite en Asie de l'Ouest ou au Tibet[Ke 6], mais l'archéologue Jonathan Mark Kenoyer postule qu'il ait pu se transmettre physiquement au Proche-Orient à la faveur des voyages de marchands, et influencer des légendes en Asie occidentale[Ke 7]. Selon Francesca-Yvonne Caroutch, la licorne est connue en Asie dès la période pré-bouddhique[Car 1]. Intégrée à la mythologie chinoise sous le nom de Qilin[Car 2],[Car 3], elle serait mentionnée dans les Annales de Bambou[Car 2], et deviendrait un symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne. Elle serait présente dans d'anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu'indiens ou perses[Car 4], notamment en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique[Car 5]. Elle cite des créatures unicornes dans le Bundahishn, l’Atharva-Véda, l’épopée de Gilgamesh, le Rāmāyana et le Mahâbhârata de l'Inde Antique[Car 6]. Jonathan Mark Kenoyer estime qu'il n'existe aucune preuve d'une connexion directe entre ces exemples de créatures unicornes dans l'espace asiatique[Ke 7]. Certains liens entre animaux unicornes indiens et licorne occidentale reposent sur des erreurs de traduction ou des biais, à l'image de l'expression Khaggavisāṇa en pāli, traduite par semblable à la corne du rhinocéros », mais révisée 2014 par semblable au rhinocéros »[R 9]. Une peinture rupestre représentant un bovin dans une grotte de Paphlagonie a parfois été interprétée à tort comme celle d'une licorne, en raison de la présence d'un trait qui servait plus vraisemblablement de guide de tracé[R 10]. Certains bas-relief perses représentant un bœuf vu de profil avec une seule corne visible ont pu jouer un rôle dans la diffusion de la légende de la licorne Ettinghausen estime que ces représentations ont influencé l'image du Karkadann perse[Et 1], expliquant ainsi les représentations et mentions d'animaux unicornes dans le monde arabe médiéval[Et 2]. Il ajoute que la position stratégique » du monde musulman par rapport à l'Inde, à la Chine, et à l'Occident chrétien, a favorisé la diffusion de la légende de la licorne[Et 3]. Pour lui, les représentations d'animaux unicornes dans le monde arabe sont d'origine indienne, l'Inde étant l'origine la plus vraisemblable pour le motif du combat entre le rhinocéros et l'éléphant[Et 4]. Le conte indien de l' ermite cornu », ou Ekasringa », littérature sanskrite issue des Jātaka récits des vies antérieures du Bouddha et du Mahâbhârata, met en scène un ermite solitaire appelé Ekashringa, ce qui signifie Corne unique »[Car 7]. Il conte le périple d'un mystique méditant et vivant dans la forêt, parmi les animaux. En buvant à la même source qu'une antilope divine, il donne naissance à un enfant doté d'une corne unique sur la tête et de pouvoirs surnaturels[2]. Ce conte est souvent cité pour son influence sur la licorne occidentale certains éléments se retrouveraient dans les croyances perses, elles-mêmes à l'origine des récits gréco-romains concernant le monocéros[3],[R 8]. Ettinghausen estime aussi que ce conte a influencé les érudits arabes[Et 5]. D'après Caroutch, différentes versions existent au Japon, en Chine, en Inde et en Perse[Car 8]. Le conte d'Ekashringa aurait, toujours d'après Caroutch, forgé après de nombreux remaniements la légende de l'apparition merveilleuse d'un animal portant une corne unique en ivoire, qui ne peut être capturé que par une jeune fille[Car 9]. Origine occidentale De Monocerote de la licorne, gravure dans Historiae Animalium par Conrad Gessner, 1551. Odell Shepard souligne la difficulté à remonter l'histoire de la licorne occidentale au-delà des récits de Ctésias, au IVe siècle av. 3]. Au crédit d'une origine préhistorique, l'une des peintures naturalistes de la grotte de Lascaux avait été qualifiée de licorne » en raison de deux traits rectilignes évoquant une corne sur son front. Il s'agit vraisemblablement de la reproduction déformée d'un lynx[R 11]. Les observations mal comprises d'animaux réels expliquent en grande partie les multiples descriptions de la licorne occidentale, mais l'histoire de cette créature se révèle longue et complexe, notamment en raison de sa symbolique. Création du haut Moyen Âge[Fa1 2], la licorne occidentale est une chimère. Elle ne provient pas de la mythologie gréco-romaine ni d'une religion puisqu'elle ne présente aucun lien avec la création du monde[Note 2], les gestes héroïques, ou la fondation d'une ville. Elle naît d'un mélange entre traditions orales et écrites, récits de voyage depuis Ctésias au VIe siècle av. jusqu'au XIXe siècle et descriptions des naturalistes[Fa1 3]. Pour Bruno Faidutti, son origine est à rechercher dans les premiers bestiaires inspirés du Physiologus et dans les textes gréco-romains, eux-mêmes issus d'observation d'animaux exotiques[Fa1 2]. D'après Odell Shepard, la légende de la licorne occidentale est issue du mélange entre la description de Ctésias, qui en a fait un animal féroce ne pouvant être chassé par des techniques conventionnelles[Sh 4] et le récit de sa capture par une vierge dans le Physiologus. Animaux réels aux sources de la légende Ctésias décrit l'Hémione, un âne sauvage asiatique, comme ayant une corne unique. Il est fréquent, pour les explorateurs, de confondre des animaux connus avec une créature à corne unique. Pour Odell Shepard, le monocéros[3],[R 8] de Ctésias mélange des récits sur le rhinocéros indien, dont la corne est traditionnellement créditée de propriétés thérapeutiques, sur l'onagre ou âne sauvage, réputé dans l'Antiquité pour sa vitesse et sa combativité cité par exemple dans l'Anabase de Xénophon, et sur l'antilope du Tibet[Sh 5]. La découverte de la survie jusqu'à une époque relativement récente de certaines espèces disparues de rhinocéros laineux comme ceux du genre Elasmotherium laisse à penser que ce genre d'animaux a aussi pu influencer la légende soit de leur vivant, soit par leurs squelettes imposants[R 12]. Narval Licorne, narval et licorne fossile » comparés dans le Museum Museorum, en 1704. Le narval a joué, bien malgré lui, un rôle central dans la longue croyance en la licorne occidentale. La grande dent unique et spiralée de ce mammifère marin s'est longtemps vendue comme corne de licorne » en Europe, depuis la fin du Moyen Âge jusqu'à la Renaissance, en particulier au XVIe siècle, fournissant une preuve matérielle de l'existence de l'animal légendaire[R 13]. La première mention d'un narval cornu figure dans l’Atlas Minor, un ouvrage savant daté de 1607[H 2]. Une autre description détaillée du narval paraît en 1645 grâce à Thomas Bartholin, mais sans faire de lien entre licorne de mer » et licorne terrestre[Ba 1]. En 1704, un dessin du Museum Museorum de Michael Bernhard Valentini, première étude des collections d’Europe, compare l'objet alors vendu comme corne de licorne » médicinale unicornu officinale, une représentation de narval unicornu marinum, un squelette reconstitué de licorne fossile » probablement un Elasmotherium et une représentation équine de la licorne, titrée unicornu fictium[H 3],[Fa1 4]. La défense du narval reste longtemps considérée comme une corne et non comme une dent, probablement en raison du refus de la dissymétrie énoncé par Carl von Linné dans son Systema naturae[Di 2]. Le narval est depuis nommé la licorne de mer ». Il est admis à partir du XVIIIe siècle que la plupart des cornes de licorne » vendues comme antidote sont en réalité des dents de narval[Di 3]. La découverte du narval fait s'effondrer le cours des cornes de licorne » et met fin à leur commerce, mais la croyance en l'existence de la licorne perdure, même chez certains érudits, jusqu'au milieu du XIXe siècle[Sh 6]. Rhinocéros et Elasmotherium La confusion entre la licorne et le rhinocéros est fréquente, particulièrement dans l'Antiquité et au Moyen Âge, en raison d'erreurs de traduction à partir du latin[R 14]. Le rhinocéros indien, plus petit que l'africain, est le seul animal terrestre existant à posséder une seule corne, avec le rhinocéros de Java. L'animal décrit par Pline l'Ancien au Ier siècle s'en rapproche[H 4]. Par ailleurs, des rhinocéros sont vus à Rome dès le Ier siècle av. Les Étymologies d'Isidore de Séville, au VIe siècle[H 5], sont une source de confusion avec le rhinocéros, puisque l'auteur décrit la capture du monocéros avec l'aide d'une vierge, ainsi qu'un combat furieux face à l'éléphant[Fa1 5]. Marco Polo décrit un rhinocéros à Java comme étant une licorne, dans le Devisement du monde[4]. Ulisse Aldrovandi soupçonne l'erreur de Marco Polo Quant au monocéros de Paul de Venise Marco Polo, je pense que personne ne pourra me reprocher d’y voir un rhinocéros. En effet, ils se ressemblent assez, d’après les marques qu’il en donne sa taille proche de celle de l’éléphant, bien sûr, mais aussi sa laideur, sa lenteur, et sa tête porcine, caractéristiques qui décrivent bien le rhinocéros[Al 1] ». La corne des rhinocéros est réputée posséder des propriétés médicinales, tout comme celle de la licorne. Cette confusion est fréquente, en particulier chez les érudits qui écrivent de faux récits de voyages en s'inspirant des sources de l'antiquité classique[R 15]. Il existe aussi un groupe d'animaux éteints, le genre Elasmotherium, dont les espèces étaient des sortes d'énormes rhinocéros eurasiens natifs des steppes jusqu'à la fin du Pléistocène, et présents en Europe et en Russie. Parfois surnommé licorne géante », ce type d'animal possédait une très grande corne unique au milieu de la tête, généralement située entre les yeux. Selon Willy Ley, la description de cet animal pourrait s'être transmise oralement dans certaines légendes russes[Le 1] ; des restes fossilisés pourraient aussi avoir alimenté la légende comme les fossiles de dinosaures pour les dragons[5]. Le témoignage d'un voyageur arabe du Xe siècle, Ibn Fadlân, laisse à supposer la survie d’Elasmotherium pendant les temps historiques, puisque sa description correspond au karkadann de la Perse, et à la licorne zhi de la Chine[R 8]. L'extinction d'Elasmotherium pourrait être plus récente qu'on ne l'avait précédemment supposé[R 16],[R 12], bien que la datation de cette extinction à 30 000 ans dans le passé reste controversée[R 17]. Le Rhinocéros laineux pourrait pour sa part avoir disparu il y a seulement 8 000 ans[6], cependant il portait deux cornes, au niveau du nez à la manière du rhinocéros blanc actuel. Antilopes Diverses variétés d'antilopes, dont l'oryx[R 18] et l'éland[R 19], peuvent avoir contribué à propager la légende de la licorne, notamment par le commerce de leurs cornes, attesté au Tibet avec l'antilope locale[7]. Claude Élien fait référence à ce type d'animaux en décrivant une corne noire et annelée chez le monocéros[Sh 7]. L'oryx d'Arabie, antilope blanche portant deux longues cornes minces pointées vers l'arrière, ressemble à un cheval unicorne vu de côté et à distance[R 18]. Aristote lui attribue une seule corne dans son Histoire des animaux[H 6], ainsi que Pline l'Ancien, dans son Histoire naturelle livre XI, chapitre CVI. Mammifères vivants avec une corne ou un bois Oryx égyptien avec une corne déformée. Il arrive qu'une seule des deux cornes d'un mammifère se développe. Les deux cornes peuvent aussi se mêler et fusionner, ce qui donne l’impression que l’animal n’en porte qu’une. Quelques animaux à corne unique sont bien attestés. Naturels mais rarissimes, ils ne constituent pas une espèce, leurs cas relevant de la tératologie. Ces cas sont documentés depuis l'Antiquité. F. Y. Caroutch cite notamment le bélier de Périclès[Car 10] Un jour, dit-on, on apporta à Périclès, de son domaine rural, la tête d’un bélier qui n’avait qu’une corne. Quand le devin Lampon vit cette corne qui avait poussé, solide et vigoureuse, au milieu du front de la bête, il déclara Le pouvoir des deux partis qui divisent la cité, celui de Thucydide et celui de Périclès, passera entre les mains d’un seul homme, celui chez qui ce prodige est apparu. » Anaxagore, lui, fit ouvrir le crâne et montra que le cerveau n’avait pas occupé toute sa place il avait pris la forme allongée d’un œuf et avait glissé de toute la boîte crânienne vers l’endroit précis où la corne s’enracinait. » — Plutarque, Vie de Périclès[H 7] Le devin Lampon interprète ce présage comme la victoire du parti de Périclès sur celui de Thucydide, mais le philosophe Anaxagore dissèque le crâne et montre qu'il s'agit d'une malformation[R 20]. Ces cas restent connus de nos jours, puisque le Centre des sciences naturelles de Prato, en Italie, abrite depuis 2007 un chevreuil doté d'un bois unique au milieu du front le directeur du parc a déclaré à cette occasion que ce type de naissance pourrait être à l'origine de la légende de la licorne[P 1], même si les maladies qui la provoquent comme l'Holoproencéphalie ne permettent généralement pas la survie de l'animal jusqu'à l'âge adulte. Créations artificielles La création artificielle de mammifères dotés d'une corne ou d'un bois unique a pu jouer un rôle dans la croyance en la licorne[8]. Cependant, Bruno Faidutti réfute que ces cas aient pu avoir une influence réelle sur la construction de son image[Fa2 1]. Des cas de licornes » créées artificiellement sont documentés[9] tant en Occident qu'en Orient, ou en Afrique. Au contraire de la licorne occidentale, les licornes artificielles asiatiques sont, à l'origine, des chèvres angora dont les cornes sont liées par le fer et le feu. Cette corne artificielle est courte, ressemblant à deux chandelles tressées[Di 1]. Cette pratique a depuis disparu, en raison de sa cruauté envers les animaux[Fa2 1]. En Occident, le cas le plus connu de licorne artificielle » est celui d'os fossiles déterrés à Einhornhöhle dans le massif du Harz, en Allemagne. Ces ossements sont reconstruits par le maire de Magdebourg, Otto von Guericke, comme une licorne en 1663[Sh 8]. Cette prétendue licorne, assemblage hétéroclite d'un crâne de rhinocéros laineux et d'os de mammouth sur lesquels sont fixés une défense de narval, n'a que deux jambes. Le squelette est examiné par Gottfried Wilhelm Leibniz, qui a douté de l'existence de la licorne et l'atteste dans une publication de 1690, lui apportant de la notoriété[Fa2 2]. Il est cependant vite considéré comme un canular[Fa2 3]. Beaucoup plus récemment, en 1982, les cornes d'un bouc nommé Lancelot sont modifiées artificiellement pour n'en former qu'une. Il est présenté comme une licorne vivante » dans plusieurs cirques américains[10]. Ses créateurs s'attribuent la redécouverte d'une technique perdue. Face aux protestations de militants des droits animaliers, ils finissent par retirer l'animal[1]. Un autre bouc aux cornes modifiées apparaît dans un bar à thème de Washington en 2006[1]. Description Les licornes » occidentales et asiatiques diffèrent par leur description, leur seule caractéristique commune étant la présence d'une corne unique, qui est la plus importante caractéristique de la licorne[Su 1]. Licornes occidentales Licorne dans un manuscrit du Livre des propriétés des choses de Barthélemy l'Anglais, au début du XVe siècle. BNF, Roger Caillois, Le Mythe de la licorne […] une cavale prodigieuse, blanche de robe, ressemblant à la haquenée des demoiselles[Di 4]. D'après Bruno Faidutti, la licorne occidentale eut une âme avant d'avoir un corps »[Fa1 6], son sens symbolique pureté féminine ayant précédé la relative uniformisation de son apparence physique couleur blanche, apparence de petit cheval, longue corne spiralée et droite[Fa1 7]. Roger Caillois la décrit comme une alliance entre la fine monture des damoiselles et la corne du narval, qui trône parmi les trésors royaux[Ca 2]. Les auteurs grecs ne représentaient pas visuellement le monocéros, source d'inspiration des bestiaires médiévaux[Fa1 8]. La généralisation de la forme à la fois caprine et chevaline et de la couleur blanche dans les représentations artistiques résultent du symbolisme et des allégories attribués à la licorne au Moyen Âge[Fa1 9]. La robe blanche de cette licorne qui acquiert du cheval sa taille et sa noblesse s'impose pour un animal symbole de pureté et de modestie[Fa1 10]. La licorne n'a pas toujours été décrite comme un animal pacifique son attirance pour les jeunes filles vierges et son attribut phallique peuvent aussi en faire un symbole viril, soutenu par la violence contenue parfois attestée chez cet animal, qui selon certains auteurs n'hésite pas à tuer la jeune fille qui cherche à l'approcher si elle n'est pas vierge[11]. Le problème des différences de description de la licorne dans le monde occidental se pose dès l'Antiquité, où l'on relève jusqu'à sept animaux unicornes » le rhinocéros, l'âne sauvage, le bœuf indien », l'oryx, le bison, le cheval indien » et le monocéros proprement dit[Sh 9]. Barthelemy l'Anglais XIIIe siècle remarque cette disparité Certaines ont un corps de cheval, une tête de cerf, une queue de sanglier, et ont une corne noire … On les appelle souvent monocéros ou monoceron. Une autre variété de licornes est appelée églisseron, c’est-à-dire chèvre cornue. Elle est grande et haute comme un cheval, mais semblable à un chevreuil ; sa corne est blanche et très pointue … Une autre espèce de licorne est semblable à un bœuf, tachée de taches blanches ; sa corne est noire et brune, et elle charge son adversaire comme le fait un taureau » — Barthélemy l'Anglais, Livre des propriétés des choses Début XIIIe siècle[H 8]. Les différences dans les descriptions de licornes fournies par les explorateurs de la Renaissance conduisent soit à réfuter son existence, soit à supposer de multiples espèces[Fa1 11]. La corne unique n'est pas toujours le point commun entre tous ces animaux, puisqu'il existe aussi des mentions de licornes à deux cornes[Fa1 12]. Au milieu du XVIe siècle, des récits d'explorateurs mentionnent également des licornes aquatiques, telles que le Pirassouppi et le Camphruch[Fa1 13]. Licornes orientales Le Karkadann de Kargadan, perse كرگدن seigneur du désert », animal unicorne de Perse dont la description physique est extrêmement variable[Et 6] et dont le nom signifie rhinocéros », est nommé entre autres dans les Mille et une Nuits[Et 7], et mentionné par Ibn Battuta[Et 8]. Comme la licorne occidentale, sa chasse est réputée dangereuse[Et 9]. Il peut être capturé[Et 10], et fait l'objet de représentations de combats féroces contre d'autres animaux, en particulier l'éléphant aux XIIIe et XIVe siècles[Et 11]. Sa corne a divers usages médicinaux, et est très précieuse[Et 12]. Le qilin, surnommé licorne asiatique », est souvent représenté dans l'art ancien comme un reptile à queue de bœuf proche du cerf, portant deux cornes recouvertes de fourrure sur le front, parfois une seule dans les textes. Sa symbolique est très positive, puisqu'il représente l'arrivée des grands sages, notamment par son association à Confucius[R 21]. Symbole de perspicacité, il est traditionnellement représenté dans les tribunaux chinois du système impérial sur la tenture séparant la salle d'audience et le cabinet du magistrat[R 22]. Il fait partie des cinq animaux sacrés associés aux éléments avec le dragon azur, l'oiseau vermillon, le tigre blanc et la tortue noire[Car 4]. Dans sa version japonaise, il se nomme Kirin[12]. Ce nom est également présent en turc[R 23]. Au Tibet, deux animaux unicornes entourent souvent la roue du Dharma en remplaçant les biches[R 24]. Le shâdhavâr, parfois qualifié de licorne perse », est une créature carnivore et traîtresse du folklore arabe, semblable à une gazelle portant une seule corne qui se ramifie, symboliquement plus proche des sirènes mythologiques que de la licorne occidentale[Et 13]. Sa première représentation figure dans un manuscrit du XVe siècle attribué au Perse Al-Qazwini 1203-1283[Et 14]. Histoire Des animaux unicornes sont décrits dès l'Antiquité gréco-romaine, mais la licorne n'appartient à aucune légende populaire vivante, et ne marque ni les arts plastiques, ni les récits créatifs, ni la mythologie de l'Antiquité[Sh 10],[Fa1 2]. Elle ne figure que dans des récits de voyages et des descriptions d'animaux recopiées les unes sur les autres[Sh 10]. Son image se fixe à la fin du Moyen Âge, son invention pouvant être datée du début de la Renaissance de l'occident chrétien, époque où des ouvrages entiers lui sont consacrés[Fa1 2]. Par son omniprésence dans l'Art et les récits des lettrés, la licorne européenne forme l'animal imaginaire le plus important de l'époque. Sources grecques Les sources grecques se rattachent à l'histoire naturelle. La plupart de ces textes attestent l'existence d'un animal unicorne en Inde. Le plus ancien texte de la littérature occidentale évoquant la licorne date d'entre -416 et -398. Il est dû au médecin grec Ctésias, qui résida dix-sept ans à la cour de Perse, avec Darius II et Artaxerxès II. À son retour en Grèce, il rédigea une Histoire de l'Inde nommée Ἰνδικά / Indiká[13] dont il reste des fragments rapportés au IXe siècle par Photios Ier de Constantinople[Sh 3]. Ils décrivent, parmi les peuples et animaux fabuleux de l' Inde » […] des ânes sauvages de la grandeur des chevaux, et même de plus grands encore. Ils ont le corps blanc, la tête couleur de pourpre, les yeux bleuâtres, une corne au front longue d'une coudée. La partie inférieure de cette corne, en partant du front et en remontant jusqu'à deux palmes, est entièrement blanche ; celle du milieu est noire ; la supérieure est pourpre, d'un beau rouge, et se termine en pointe. On en fait des vases à boire. Ceux qui s'en servent ne sont sujets ni aux convulsions, ni à l'épilepsie, ni à être empoisonnés, pourvu qu'avant de prendre du poison, ou qu'après en avoir pris, ils boivent dans ces vases de l'eau, du vin, ou d'une autre liqueur quelconque. Les ânes domestiques ou sauvages des autres pays n'ont, de même que tous les solipèdes, ni l'osselet, ni la vésicule du fiel. L'âne d'Inde est le seul qui les ait. Leur osselet est le plus beau que j'aie vu ; il ressemble pour la figure et la grandeur à celui du bœuf. Il est pesant comme du plomb et rouge jusqu'au fond comme du cinabre. Cet animal est très fort et très vite à la course. Le cheval, ni aucun autre animal, ne peut l'atteindre » — Ctésias, Ἰνδικά[H 9] Ctésias semble croire fermement en l'existence de l'animal qu'il décrit[14]. Au IVe siècle av. le philosophe Aristote classe les animaux par le nombre de leurs cornes et de leurs sabots, peut-être en s'appuyant sur Ctésias. Il en distingue deux qui auraient une corne, l'âne indien et l'oryx On peut encore remarquer que certains animaux ont des cornes, et que les autres n'en ont pas. La plupart de ceux qui sont pourvus de cornes ont le sabot fendu, comme le bœuf, le cerf et la chèvre ; on n'a jamais observé d'animal au sabot non-fendu à deux cornes. Mais il y a un petit nombre d'animaux qui ont une seule corne et le sabot non-fendu, comme l'âne des Indes. L'oryx n'a qu'une corne, et il a le sabot fendu. » — Aristote, Περι ζών μορίν[H 6],[15] Mégasthène est, vers 300 av. envoyé comme ambassadeur à la cour de Chandragupta Maurya, roi des Indes, à Pataliputra sur les bords du Gange[H 10]. Il y reste une dizaine d'années, et rédige son livre Indica[H 11]. Il décrit un animal solitaire des montagnes appelé Kartazoon » ou kartajan » d'après la langue du pays. Pour la première fois, cet animal unicorne est décrit comme doux avec les autres animaux. Querelleur envers les siens, son agressivité ne s'adoucit qu'à la saison des amours. Sa corne est utilisée comme remède contre les poisons[H 12]. Strabon le cite en disant qu' il existe dans les régions sauvages de l'Inde des chevaux à tête de cerf surmontée d'une seule corne »[H 13]. Comme le note Richard Ettinghausen, les sources grecques de Claude Ptolémée et d'Aristote se sont transmises à des érudits arabes. Al-Jahiz 776-867 et Sharaf al-Zamān Ṭāhir al-Marwazī 1056-1124 y font référence dans leurs propres écrits[Et 15]. Sources romaines La croyance se perpétue à l'époque romaine, Jules César attestant lui-même la présence d'une sorte de cerf unicorne dans la forêt hercynienne[Sh 11]. La description de Pline l'Ancien, au Ier siècle, sert de base à de nombreux ouvrages plus tardifs La bête la plus sauvage de l’Inde est le monocéros ; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant. » — Pline l'Ancien, Naturalis Historiæ[H 4]. Au IIe siècle, Philostrate l'Athénien reprend le récit de Ctésias dans sa Vie d'Apollonios de Tyane, sans prêter foi aux vertus médicinales de la corne Dans les marais qui bordent le fleuve on prend des onagres. Ces animaux ont sur le front une corne, dont ils se servent pour combattre à la manière des taureaux, et cela avec beaucoup de courage. Les Indiens font de ces cornes des coupes, et leur attribuent des propriétés merveilleuses il suffit d'avoir bu dans une de ces cornes pour être pendant tout le jour à l'abri de toute maladie, pour ne pas souffrir d'une blessure, pour traverser impunément le feu, pour n'avoir rien à craindre des poisons les plus violents ces coupes sont réservées aux rois, et les rois seuls font la chasse à l'onagre. Apollonius dit avoir vu un de ces animaux, et s'être écrié Voilà un singulier animal ! » Et comme Damis lui demandait s'il croyait à ce que l'on contait des cornes de l'onagre, il répondit Je le croirai quand on me montrera quelqu'un de ces rois de l'Inde qui ne soit pas mortel. Lorsqu'un homme peut me présenter, ou présenter au premier venu une coupe qui, loin d'engendrer les maladies, les éloigne, comment supposer qu'il ne commence pas par s'en verser à longs traits jusqu'à s'enivrer ? Et en vérité personne ne pourrait trouver mauvais qu'on s'enivrât à boire à une telle coupe. » — Philostrate d'Athènes, ὰ ἐ ὸν υανέα Ἀπολλώνιον[H 14] Au début du IIIe siècle, Claude Élien reprend peut-être les récits de Ctésias[Fa1 14], ou ceux de Mégasthène J’ai appris qu’il naissait en Inde des onagres dont la taille n’est pas inférieure à celle des chevaux. Tout leur corps est blanc, sauf leur tête, qui se rapproche du pourpre, et leurs yeux, qui diffusent une couleur bleu foncé. Ils ont sur le front une corne qui atteint bien une coudée et demie de long la base de la corne est blanche, la pointe rouge vif, et la partie médiane d’un noir profond. … d’après Ctésias, les ânes indiens qui possèdent une corne … sont plus rapides que les ânes, et même plus rapides que les chevaux et les cerfs …. Voici jusqu’où va la force de ces animaux rien ne peut résister à leurs coups et tout cède et, le cas échéant, est complètement broyé et mutilé. Il leur arrive même fréquemment de déchirer les flancs de chevaux, en se ruant sur eux, et de leur faire sortir les entrailles …. Il est pratiquement impossible de capturer un adulte vivant, et on les abat avec des lances et des flèches …. » — Élien, Περὶ Ζῴν Ἰδιηο[H 15] Influence des érudits d'Alexandrie Selon Odell Shepard[Sh 12] et Jean-Pierre Jossua[Jo 3], les érudits d'Alexandrie placent la licorne au cœur du symbolisme chrétien. Au IIIe siècle, de nombreux récits sur les animaux assortis d'une morale circulent. Le premier bestiaire chrétien, le Physiologus, y trouve son origine. Il exerce une influence considérable sur la diffusion de la légende de la licorne dans le monde occidental[Sh 13],[Jo 4]. Le Physiologos en latin Physiologus, recueil de brefs récits vraisemblablement rédigé en grec ancien en Égypte au IIe siècle[Zu 1], raconte pour la première fois la capture d'un monocéros par des chasseurs utilisant une jeune vierge comme appât, entre autres descriptions d'animaux et de créatures imaginaires[Fa1 15]. Le texte est présenté comme une technique de chasse, non comme un mythe[Fa1 15]. Sa description pourrait être plus ancienne[Car 11]. Les différents auteurs du Physiologos ont pu créer de toutes pièces le récit de la capture de la licorne par une femme vierge en tant que symbole de l'incarnation du Christ[Sh 14]. Ce récit peut aussi trouver sa source dans la symbolique d'attraction sexuelle entre la corne phallique de la licorne et la vierge pure, moralisée et adaptée à une vision chrétienne[Sh 14]. Enfin, d'après Odell Shepard, ce récit pourrait être une pure création d'allégoristes chrétiens[Sh 15]. Le récit du Physiologus est traduit dans un très grand nombre de langues, dont l'arabe, le syriaque, le latin, l'arménien, le vieux haut-allemand, l'islandais, l'ancien français, le provençal, le guèze, l'italien et le vieil anglais[Sh 16]. Traduit en latin au IVe siècle, il inspire d'innombrables auteurs de bestiaires occidentaux au Moyen Âge[R 15] Le psalmiste dit Ma corne sera portée dans les hauteurs comme celle de l'unicorne ». Le Physiologue a dit que l'unicorne a la nature suivante c'est un petit animal qui ressemble au chevreau, et qui est tout à fait paisible et doux. Il porte une corne unique au milieu du front. Les chasseurs ne peuvent l'approcher à cause de sa force. Comment donc est-il capturé ? Ils envoient vers lui une vierge immaculée et l'animal vient se lover dans le giron de la vierge. Elle allaite l'animal et l'emporte dans le palais du roi. L'unicorne s'applique donc au Sauveur. Car dans la maison de David notre père a fait se dresser une corne de salut ». Les puissances angéliques n'ont pas pu le maîtriser et il s'est installé dans le ventre de Marie, celle qui est véritablement toujours vierge, et le verbe s'est fait chair, et il s'est installé parmi nous » — Physiologos[Zu 2] La version latine la plus répandue cite la chasse de la même manière, en terminant ce court récit par une morale chrétienne Il en va de même aussi de notre Seigneur Jésus Christ, unicorne spirituel, qui, en descendant dans le ventre de la Vierge, prit chair en elle, fut pris par les Juifs et condamné à mourir sur la croix. À ce sujet David dit Et il est aimé comme le fils des unicornes [Ps. 28, 6] ; et à nouveau dans un autre psaume, il dit de lui-même Et ma corne sera relevée comme celle de l’unicorne.’ » [Ps. 15] Cosmas Indicopleustès, marchand d'Alexandrie qui vit au VIe siècle et voyage dans les Indes », écrit une cosmographie dans laquelle il cite la licorne. Il en fournit une représentation à partir de quatre figures en cuivre, qu'il aurait vues dans le palais du roi d’Éthiopie La licorne est redoutable et invincible, ayant toute sa force dans la corne. Chaque fois qu'elle se croit poursuivie par plusieurs chasseurs et sur le point d'être prise, elle bondit sur un roc escarpé et se lance d'en haut ; pendant sa chute elle se retourne ; sa corne amortit le choc et elle reste indemne » — Cosmas Indicopleustès, Χριιανικὴ οπογραφία[H 16] D'après Ettinghausen, ce conte » pourrait être inspiré d'observations sur des chèvres ou des antilopes sauvages perses[Et 16]. Au Moyen Âge Chasse au monocéros dans le Bestiaire Harley, British Library, Harley 3244, Tous les récits médiévaux et leurs illustrations évoquant la licorne sont d'inspiration chrétienne[Fa1 16]. Le monocéros est étudié sporadiquement au XIe siècle, sans laisser de traces notables[Fa1 17]. Dès la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, la licorne devient l'un des thèmes favoris des bestiaires et de la tapisserie dans une moindre mesure, des sculptures dans l'occident chrétien[Di 1],[Ca 3]. Elle n’apparaît toutefois que dans les ouvrages pour lettrés, soit une infime partie de la population médiévale. Il n’en est pas fait mention dans les contes et chansons du folklore populaire[Note 3],[Fa1 18]. Elle se retrouve aussi sur quelques vitraux, dont les plus anciens connus sont dans la basilique de San Saba, à Rome[Fi 1]. Des créatures unicornes sont mentionnées et représentées dans le monde musulman médiéval. Le philosophe persan d'expression arabe classique Abû Hayyân al-Tawhîdî parle d'une créature nommée Manāfi, ne pouvant être capturée que par une jeune femme vierge[Et 17]. La description de la technique de chasse contient parfois des références à Allah[Et 17]. Le Physiologus s'est en effet diffusé en langue arabe[Et 18]. Richard Ettinghausen cite la croyance populaire médiévale selon laquelle la réputation de la corne de licorne pour détecter les poisons viendrait de la médecine arabe, mais il n'existe aucune source écrite pour l'attester[Et 19]. Bestiaires Les premières licornes européennes apparaissent dans des bestiaires inspirés du Physiologus, malgré des efforts de certains religieux pour interdire sa diffusion[Note 4]. L'influence des textes gréco-romains, comme celui de Pline l'Ancien, est moindre[Fa1 15]. La licorne acquiert un symbolisme chrétien justifiant sa présence dans les œuvres religieuses, bien qu'elle soit issue de descriptions païennes[Sh 16]. Selon les versions, la jeune femme désireuse d'attirer une licorne doit parfois être nonne, de naissance noble, pure de cœur, d'une grande beauté, vierge de tout contact avec un homme[14], ou tenir un miroir[Fa1 19]. La licorne est créditée du pouvoir de reconnaître les vierges par l'odorat, ou grâce à ses propres dons magiques[14]. Le théologien Alain de Lille explique cette attirance des licornes pour les femmes vierges via la théorie des humeurs la licorne, chaude » de nature, est irrésistiblement attirée par une jeune fille frigide »[Sh 17]. Citant le Psysiologus, Pierre de Beauvais compare Jésus-Christ à une licorne céleste qui descendit dans le sein de la Vierge », et fut pris, puis crucifié à cause de son incarnation. La corne ornant le front de la licorne est symbole de Dieu, la cruauté de la licorne signifie que personne ne peut comprendre la puissance de Dieu, sa petite taille symbolise l'humilité de Jésus-Christ dans son incarnation[Bi 1],[Sh 4]. Le Liber Subtilitatum de Divinis Creaturis Livre des subtilités des créatures divines de l'abbesse Hildegarde de Bingen, rédigé au XIIe siècle, est à la fois le plus riche des bestiaires médiévaux et le plus éloigné de la tradition grecque, puisqu'il s'attache aux propriétés des animaux[Fa1 20]. Elle recommande un onguent à base de foie de licorne et de jaune d’œuf contre la lèpre[H 17]. Le port d’une ceinture en cuir de licorne est censé protéger de la peste et de la fièvre, tandis que des chaussures en cuir de cet animal éloigneraient les maladies des pieds[R 25]. Le Bestiaire divin de Guillaume Le Clerc de Normandie, au XIIIe siècle, contient l'un des récits les plus détaillés[Fa1 21] […] Elle est si téméraire, agressive et hardie qu'elle s'attaque à l'éléphant avec son sabot dur et tranchant. Son sabot est si aigu que, quoi qu'elle frappe, il n'est rien qu'elle ne puisse percer ou fendre. L'éléphant n'a aucun moyen de se défendre quand la licorne attaque, elle le frappe comme une lame sous le ventre et l'éventre entièrement. C'est le plus redoutable de tous les animaux qui existent au monde, sa vigueur est telle qu'elle ne craint aucun chasseur. Ceux qui veulent tenter de la prendre par ruse et de la lier doivent l'épier pendant qu'elle joue sur la montagne ou dans la vallée, une fois qu'ils ont découvert son gite et relevé avec soin ses traces, ils vont chercher une demoiselle qu'ils savent vierge, puis la font s'assoir au gite de la bête et attendent là pour la capturer. Lorsque la licorne arrive et qu'elle voit la jeune fille, elle vient aussitôt à elle et se couche sur ses genoux ; alors les chasseurs, qui sont en train de l'épier, s'élancent ; ils s'emparent d'elle et la lient, puis ils la conduisent devant le roi, de force et aussi vite qu'ils le peuvent » — Guillaume Le Clerc de Normandie, Bestiaire divin[16]. Brunetto Latini 1230-1294 donne dans son Livre du Trésor la description d'une licorne redoutable dont le corps ressemble à celui d'un cheval, avec le pied de l'éléphant, une queue de cerf et une voix épouvantable. Sa corne unique est extraordinairement étincelante et a quatre pieds de long, elle est si résistante et acérée qu'elle transperce sans peine tout ce qu'elle frappe. La licorne y est cruelle et redoutable, personne ne peut l'atteindre ou la capturer avec un piège. La description de la chasse est la même que dans les autres bestiaires[16]. Philippe de Thaon, fournit vers 1300 une interprétation qui se veut chrétienne[H 18] Ancien français La met une pulcele, Hors del sein sa mamele Et par l'odurement, Monosceros la sent, Dunc vient a la pulcele, Si baise sa mamele, En sun devant se dort ». Français[Note 5]. On place une pucelle, Qui découvre la mamelle de son sein Et par l'odeur, Le monocéros la sent, Donc il vient à la pucelle, Puis embrasse sa mamelle, Et s'endort devant elle ». Giovanni da San Geminiano parle dans son Summa de Exemplis et Rerum Similitudinibus Locupletissima d'une odeur de virginité qui rend la licorne douce comme un agneau lorsqu'elle se réfugie dans le giron d'une jeune vierge[H 19]. Récits de Marco Polo Livre des merveilles montrant l'âne, l'éléphant et la licorne. Fr. 2810, Rinoceronti/unicorni. Vers 1410-1412. Le Devisement du monde 1298, de Marco Polo, contient plusieurs références à la licorne. Il y décrit un animal … à peine moins gros qu’un éléphant, avec le poil du buffle, le pied comme celui de l’éléphant, une très grosse corne noire au milieu du front. Il ne fait aucun mal aux hommes ni aux bêtes avec sa corne, mais seulement avec la langue et les genoux, car sa langue est couverte d'épines très longues et aiguës. Quand il veut détruire un être, il le piétine et l’écrase par terre avec les genoux, puis le lèche avec sa langue. Il a la tête d'un sanglier sauvage et la porte toujours inclinée vers la terre. Il demeure volontiers dans la boue et la fange parmi les lacs et les forêts. C’est une vilaine bête, dégoûtante à voir. » — Marco Polo, Devisement du monde[H 20]. Cette description ressemble beaucoup à celle du Rhinocéros de Sumatra, petit, velu et se couvrant régulièrement de boue Sumatra fait en effet partie des régions visitées par l'explorateur[17]. C'est également à Marco Polo que l'on doit la description d'une ancienne race de chevaux unicornes en Inde, prétendument issue du célèbre Bucéphale d'Alexandre le Grand On pouvait trouver en cette province [l'Inde] des chevaux descendus de la semence du cheval à corne unique du roi Alexandre, nommé Bucéphale ; lesquels naissaient tous avec une étoile et une corne sur le front comme Bucéphale, parce que les juments avaient été couvertes par cet animal en personne. Mais toute la race de ceux-ci fut détruite. Les derniers se trouvaient au pouvoir d’un oncle du roi, et quand il refusa de permettre au roi d’en prendre un, celui-ci le fit mettre à mort ; mais de rage de la mort de son époux, la veuve anéantit ladite race, et la voilà perdue[H 21]… » Des représentations de Bucéphale portant une corne noire au front, symbole de puissance et de divinité, apparaissent au Moyen Âge[R 26]. Bucéphale est censé se nourrir de chair humaine, comme les cavales de Diomède, mais seul Alexandre peut le monter, ce qui rappelle symboliquement la légende de la licorne attendrie par une vierge[Fa1 22]. Contes médiévaux Plusieurs contes médiévaux, chargés ou non d'une morale, citent la licorne. Le dit de l’unicorne et du serpent, rapporté par Jacques de Voragine entre 1261 et 1266, met en scène un homme nommé Barlaam, qui vit dans le désert près de Senaah où il prêche souvent contre les plaisirs illusoires du monde[Fa1 23]. Instruisant Josaphat, le fils du roi, il lui raconte la parabole suivante Ceux […] qui convoitent les délectations corporelles et qui laissent mourir leur âme de faim, ressemblent à un homme qui s'enfuirait au plus vite devant une licorne qui va le dévorer, et qui tombe dans un abîme profond. Or, en tombant, il a saisi avec les mains un arbrisseau et il a posé les pieds sur un endroit glissant et friable ; il voit deux rats, l’un blanc et l’autre noir, occupés à ronger sans cesse la racine de l’arbuste qu'il a saisi, et bientôt ils l’auront coupée. Au fond du gouffre, il aperçoit un dragon terrible vomissant des flammes et ouvrant la gueule pour le dévorer ; sur la place où il a mis les pieds, il distingue quatre aspics qui montrent la tête. Mais, en levant les yeux, il voit un peu de miel qui coule des branches de cet arbuste ; alors il oublie le danger auquel il se trouve exposé, et se livre tout entier au plaisir de goûter ce peu de miel. La licorne est la figure de la mort, qui poursuit l’homme sans cesse et qui aspire à le prendre[H 22]. » La Dame à la licorne et le Chevalier au lion, conte courtois de Blanche de Navarre, daté du début du XIVe siècle, raconte qu'une princesse belle et chaste reçoit une licorne du Dieu d’amour, et se fait appeler la blanche dame que la licorne garde ». Elle épouse un seigneur qui part un jour à l’aventure et capture, puis apprivoise un lion. La Dame se fait dire que son chevalier est mort, un mauvais seigneur en profite pour l’enlever. Le chevalier au lion, de retour, part à l’assaut du château du ravisseur, libère sa dame et tous deux quittent le château maudit, la dame montée sur sa licorne et le chevalier sur son lion[H 23]. De la Renaissance au XVIIIe siècle À la Renaissance, la licorne rejoint des traités de médecine à propos de l’usage de sa corne », ainsi que des études bibliques discutant de sa présence dans les textes sacrés, en plus des ouvrages décrivant les animaux, des récits de voyages où les explorateurs affirment l'avoir rencontrée. Quelques traités d’alchimie, d'astrologie, d’héraldique, et des commentaires sur les textes gréco-romains, la mentionnent également[Fa1 24]. Commerce et usages de la corne de licorne La fameuse corne de licorne » se voit associer, depuis la fin du Moyen Âge, des pouvoirs magiques et des vertus de contrepoison qui en font l'un des remèdes les plus chers et les plus réputés durant la Renaissance[Fa1 3]. Sa principale utilisation médicinale est liée à son pouvoir de purification, mentionné pour la première fois au XIIIe siècle. La corne est alors recherchée par toute la royauté d'Europe pour purifier les mets des poisons ; la croyance veut qu'elle se mette à fumer en contact avec un plat empoisonné[Fi 2]. Ces légendes sur ses propriétés, circulant dès le Moyen Âge, sont à l’origine du commerce florissant de ces objets, qui deviennent de plus en plus communs jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où leur origine réelle est connue[Di 3]. La corne de licorne », de forme torsadée, s’échange, circule[R 27], et est consommée de différentes façons[H 24]. Le cours de la corne de licorne » atteint son apogée au milieu du XVIe siècle, où elle est considérée comme le meilleur contrepoison existant avec la pierre de bézoard[R 28]. Son prix ne cesse de baisser au cours des années suivantes, pour s'effondrer au XVIIe siècle, quand la découverte du narval se fait connaître[R 28]. Récits de voyages et d'exploration Frontispice de l'ouvrage De unicornu observationes novae par Thomas Bartholin, 1678. De la fin du Moyen Âge à la Renaissance, à l'époque des grandes explorations, de nombreux voyageurs assurent avoir vu des licornes. Ils en font des descriptions très précises, souvent contradictoires, qui amènent les interprètes à croire que ces licornes forment une famille comprenant des races différentes[Fa1 11] ou à douter de la réalité de leur existence[Fa1 11]. Les récits d'explorateurs concordent parfois pour situer les licornes. L'Inde est très souvent citée, de même que l'Éthiopie. D'après Faidutti, ces deux pays forment les terres d'élection des licornes »[Fa1 25]. Des témoignages isolés mentionnent plusieurs lieux du Moyen-Orient, Madagascar, le Caucase, l'Asie du Sud-Est et, plus exceptionnellement, les côtes est américaines, ainsi que le Groenland et l'Antarctique[Fa1 26]. La licorne survit aux différentes phases d'exploration de la Renaissance, contrairement à d'autres animaux fabuleux » comme le dragon et le griffon, qui rejoignent mythologies et récits folkloriques[Fa2 4]. Lorsque les régions où sont censées vivre les licornes sont entièrement explorées, d'autres récits mentionnent la bête dans des lieux plus inaccessibles encore[Fa1 26], comme le Tibet[H 25],[H 26], l'Afrique du Sud, et surtout le centre de l'Afrique[Fa1 26]. Lors d'un séjour à La Mecque en 1503, l'explorateur italien Ludovico de Verthema rapporte avoir vu deux licornes dans un enclos[H 27]. Elles auraient été envoyées au Sultan de La Mecque par un roi d’Éthiopie en gage d’alliance, comme la plus belle chose qui soit au monde, un riche trésor et une grande merveille[H 27]. Le plus grand est fait comme un poulain d’un an, et a une corne d’environ quatre paumes de long. Il a la couleur d’un bai brun, la tête d’un cerf, le col court, le poil court et pendant sur un côté, la jambe légère comme un chevreuil. Son pied est fendu comme celui d’une chèvre et il a des poils sur les jambes de derrière. C’est une bête fière et discrète[H 27]. » Ambroise Paré cite le chirurgien Louis Paradis, qui décrit une licorne en ces termes son poil était couleur de castor, fort lissé, le cou grêle, de petites oreilles, une corne entre les oreilles fort lissée, de couleur obscure, basanée, de longueur d’un pied seulement, la tête courte et sèche, le mufle rond, semblable à celui d’un veau, les yeux assez grands, ayant un regard fort farouche, les jambes sèches, les pieds fendus comme une biche, la queue ronde et courte comme celle d’un cerf. Elle était tout d’une même couleur, excepté un pied de devant qui était de couleur jaune »[H 28]. En 1652, Thomas Bartholin décrit un animal de la grandeur d’un cheval moyen, de couleur grise comme un âne, avec une ligne noire sur toute la longueur du dos, et une corne au milieu du front longue de trois spithames[Ba 2] ». En 1690, le Dictionnaire universel d’Antoine Furetière donne cette définition de l'unicorne Il a une corne blanche au milieu du front, de cinq palmes de longueur… ». Un voyageur portugais décrit des licornes éthiopiennes en ces termes La licorne, qu’on trouve dans les montagnes de Beth en la Haute Éthiopie, est de couleur cendrée, et ressemble à un poulain de deux ans, hormis qu’elle a une barbe de bouc, et au milieu du front une corne de trois pieds, qui est polie et blanche comme de l’ivoire et rayée de raies jaunes, depuis le haut jusqu’en bas[H 29] ». Le jésuite portugais Jerónimo Lobo cherche les sources du Nil, quand il rapporte sa rencontre avec des licornes dans un récit, daté de 1672 C’est là que l’on a vu la véritable licorne… Pour la licorne, on ne peut la confondre avec le rhinocéros qui a deux cornes, pas droites mais courbées. Elle est de la grandeur d’un cheval de médiocre taille, d’un poil brun tirant sur le noir ; elle a le crin et la queue noire, le crin court et peu fourni… avec une corne droite longue de cinq palmes, d’une couleur qui tire sur le blanc. Elle demeure toujours dans les bois et ne se hasarde guère dans les lieux découverts. Les peuples de ces pays mangent la chair de ces bêtes comme de toutes les autres[H 30]. » D'après Olfert Dapper et Arnoldus Montanus 1673, sont censés vivre près de la frontière canadienne des animaux ressemblant à des chevaux, mais avec des sabots fendus, le poil dru, une corne longue et droite au milieu du front, la queue d’un porc, les yeux noirs et le cou d’un cerf »[H 31]. Plus loin dans le même ouvrage, Dapper et Montanus décrivent des chevaux sauvages au front armé d’une longue corne, avec une tête de cerf, ayant le poil de la belette, le cou court, une crinière pendant d’un seul côté, les pattes fines, des sabots de chèvres »[H 31]. Descriptions de licornes aquatiques Au milieu du XVIe siècle apparaissent des récits d'explorateurs mentionnant d'étranges licornes aquatiques. À la fin du XVIe siècle, le cosmographe André Thevet décrit le Pirassouppi, une sorte de licorne à deux cornes », qu'il situe en Arabie[Fa1 12]. Le navigateur portugais Garcias da Horto mentionne, entre le promontoire de Bonne-Espérance et celui des Courantes[Fa1 27], un animal amphibie avec la tête et le crin d’un cheval, une corne de deux empans de long, mobile, tournant tantôt à dextre, tantôt à sénestre, se haussant et se baissant. Cet animal combat furieusement contre l’éléphant, sa corne est fort prisée contre les venins[H 32]. Rédigé en portugais, son récit est traduit en français en 1602[H 32]. Le Camphruch, observé par André Thevet en 1575, se rapproche de l'animal décrit par Horta[Fa1 28]. Alors qu'il voyage en Indonésie, il décrit une licorne aquatique dont le museau tient du phoque et du chat. L’avant du corps est semblable à celui d’une biche, avec une abondante crinière grise qui recouvre le cou. L'animal porte une longue corne torsadée et ses jambes postérieures sont palmées. Le camphruch chasse le poisson en l’empalant sur sa corne, qui a la particularité d’être mobile et de pouvoir soigner le poison, ce qui la rend très recherchée[H 33]. Quelques années plus tard, le nom est simplifié en Camphur dans les encyclopédies[Fa1 27]. Ouvrages savants et encyclopédies Pierre Pomet mentionne cinq espèces de licornes dans son Histoire générale des drogues. Jan Jonston mentionne huit espèces de licornes dans Historia naturalis de quadrupedibus[H 34]. Des ouvrages savants consacrés à la licorne paraissent de la fin du XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle. Dans de multiples encyclopédies, la licorne cohabite avec les animaux réels. Ces ouvrages évitent pour la plupart toute référence aux bestiaires médiévaux, et se basent sur les multiples récits et témoignages, souvent disparates, des explorateurs ayant prétendument croisé des licornes[Fa2 5]. Ils dissertent sur l'existence de l'animal, son apparence et ses propriétés[Fa2 5]. L’Historia animalium de Conrad Gessner, parue en 1551[H 35], considérée comme l'une des premières compilations d’histoire naturelle, connaît de nombreuses rééditions. Elle consacre six pages à la licorne et surtout aux propriétés médicinales de sa corne, mais ne se prononce pas sur la réalité de l'existence de l'animal. En 1607, le révérend Edward Topsell publie à Londres The History of Four-Footed Beasts L'histoire des bêtes à quatre pattes[H 36] une traduction anglaise à peine modifiée de l’Historia animalium[Fa2 6]. Ulysse Aldrovandi 1522-1607, naturaliste originaire de Bologne dont le plus ancien exemplaire connu de l'ouvrage De quadripedibus solipedibus date de 1616, devient la référence en matière de zoologie en remplaçant le travail de Gessner[Fa2 7]. Il explique comment un marchand juif de Venise a démontré l'authenticité d'une corne de licorne en la confrontant à des animaux venimeux[Al 2], sépare les ânes cornus » De asinis cornutis[Al 3] des licornes proprement dites » De monocerote sive unicorni proprie dicto[Al 4], et reste neutre sur la question de l'existence des licornes[Al 5]. L’Historia naturalis de quadrupedibus de Jan Jonston 1652 présente huit espèces de licornes, avec des noms latins[H 34]. Au moins deux des illustrations de la planche qui accompagne la description présentent des ressemblances certaines avec des espèces de rhinocéros. Entre 1735 et 1744, Carl von Linné cite les licornes sans y croire dans son Systema naturae, au sein d'un appendice intitulé Animalia Paradoxa », et qui regroupe principalement des légendes auxquelles certains accordaient encore quelque crédit à l'époque ; cette section sera abandonnée à partir de la 6e édition 1744. Il y solde ainsi le compte des licornes Monoceros [rhinocéros] des anciens, corps de cheval, pieds d'un "animal sauvage", corne droite, longue, torsadée en spirale. Il s'agit d'une invention des peintres. Le Monodon d'Artedi [= narval] a le même type de corne, mais les autres parties de son corps sont très différentes »[18]. En 1751, c'est le Baron d’Holbach qui est l'auteur de l'article Licorne » dans L'Encyclopédie, court et prudent animal fabuleux on dit qu’il se trouve en Afrique, & dans l’Ethiopie ; que c’est un animal craintif, habitant le fond des forêts, portant au front une corne blanche de cinq palmes de long, de la grandeur d’un cheval médiocre, d’un poil brun tirant sur le noir, & ayant le crin court, noir, & peu fourni sur le corps, & même à la queue. Les cornes de licorne qu’on montre en différens endroits, sont ou des cornes d’autres animaux connus, ou des morceaux d’ivoire tourné, ou des dents de poissons.[19] » Il ajoute que la substance osseuse, semblable à de l’ivoire ou à une corne torse & garnie de spirales [qu'on rapporte parfois de Sibérie] n’appartient point à l’animal fabuleux à qui on a donné le nom de licorne ; mais […] elle vient de l’animal cétacé, qu’on nomme narhwal. »[19] ; d'autres prétendues cornes de licornes, trouvées parfois lors de fouilles en Europe, sont selon lui des restes d'anciens poissons géants en réalité des fossiles d'Elasmotherium. Constellation de la licorne La constellation de la Licorne aurait été nommée par l'astronome néerlandais Petrus Plancius en 1613, et cartographiée par Jakob Bartsch en 1624. Elle apparaîtrait sur des travaux de 1564 et Joseph Scaliger rapporte l'avoir vue sur un ancien globe céleste perse. D'après Camille Flammarion, il s'agit d'une constellation moderne qui n'est pas associée à une quelconque mythologie, mais nommée ainsi par simple analogie avec l'image de la licorne légendaire à cette époque[H 37]. XIXe siècle En parallèle avec l'évolution de la croyance en son existence, la licorne rejoint peu à peu un riche bestiaire imaginaire qui la place au fond d'une forêt ou dans un pays parallèle, en compagnie des fées[Fa1 29]. Le Vaillant Petit Tailleur, conte collecté par les frères Grimm, met en scène un jeune homme frêle issu du peuple qui doit tuer ou capturer une licorne féroce dans la forêt, et y parvient par la ruse[Fa1 30]. De l'autre côté du miroir, roman de Lewis Carroll paru en 1871, parle de la licorne au chapitre 7[20]. Le Lion et la Licorne s'y affrontent, en référence aux symboles héraldiques de l'Angleterre et de l’Écosse[20]. Gustave Flaubert décrit poétiquement la licorne dans La Tentation de saint Antoine J’ai des sabots d’ivoire, des dents d’acier, la tête couleur de pourpre, le corps couleur de neige, et la corne de mon front porte les bariolures de l’arc en ciel. Je voyage de la Chaldée au désert tartare, sur les bords du Gange et dans la Mésopotamie. Je dépasse les autruches. Je cours si vite que je traîne le vent. Je frotte mon dos contre les palmiers. Je me roule dans les bambous. D’un bond, je saute les fleuves. Des colombes volent au-dessus de moi. Une vierge seule peut me brider. » — Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine Un folklore tardif 1834, basé sur l'homophonie, veut qu'un seigneur du Maine soit un jour revenu d'une lointaine expédition avec une licorne, et l'ait perdue. Il se serait mis à hurler Ma licorne ! Ma licorne ! », d'où le nom du village Malicorne-sur-Sarthe[H 38]. Victor Segalen décrit dans son œuvre symboliste inachevée, La Queste à la Licorne, présentée comme un manuscrit médiéval de la fin du XVe siècle, le voyage de Messire Beroald de Loudun pour trouver la licorne en orient et en occident. Il la décrit comme une cavale blanche très parfaite »[R 29]. La licorne se retrouve sur de nombreux filigranes depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Ils possèdent des interprétations symboliques inspirées des signes de reconnaissance de sociétés secrètes, comme les cathares, les alchimistes, les sociétés antichrétiennes, maçonniques ou rosicruciennes[R 30],[R 31]. XXe siècle et XXIe siècle Licornes-jouet, typiques de la production de biens de consommation au XXIe siècle. D'après Faidutti, les travaux de Carl Gustav Jung 1944 ont particulièrement diffusé l'idée selon laquelle la licorne est un archétype imaginaire qui aurait existé de tous temps et dans toutes les civilisations[Fa1 7]. Cependant, l'ouvrage de Jung s'attache davantage à voir dans la licorne une représentation universelle de la nature duelle, changeante, double et paradoxale de la psyché humaine[E 1]. La licorne est désormais associée à la culture de l'imaginaire, sans doute parce qu'elle provoque la rêverie[Fa2 8]. Très populaire dans les courants New Age[Fa1 31] et chez les artistes féeriques, bien que sans existence biologique, elle peut être décrite avec davantage de précision par une majorité de personnes que des animaux réels comme l'ornithorynque et le dodo[Fa2 9]. Elle inspire une abondante production, incluant jouets, décorations de chambres d'enfants, posters, calendriers, ou encore figurines[21], en particulier à destination des petites filles. Bien qu'elle ne soit mentionnée nulle part[R 32], ou de façon extrêmement marginale[Fa1 32], dans la matière de Bretagne, la licorne est fréquemment associée, dans l'imaginaire collectif, à Merlin, à la forêt de Brocéliande, et aux légendes celtes[Fa1 32],[22]. Le 29 novembre 2012, plusieurs périodiques annoncent que, dans un but apparent de propagande, les autorités de Corée du Nord déclarent avoir découvert à Pyongyang une ancienne tanière de licornes[P 2]. The Guardian indique, toutefois, que l'information a été relayée avec une erreur la licorne étant spécifique aux légendes occidentales, il s'agit d'une traduction erronée du mot Qilin ». Les archéologues nord-coréens suggéraient, non pas que cette créature légendaire ait réellement existé, mais qu'ils avaient découvert un site associé à la légende du roi Jumong[P 3]. De nos jours, même si plus aucun scientifique ne croit à l'existence des licornes, elles restent parfois utilisées comme exemple méthodologique en biologie, entre autres pour modéliser la répartition de la population d'une espèce cryptique[23]. L'attirance des jeunes enfants pour les licornes a inspiré un médecin, qui raconte une histoire de pic piqûre ? de corne de licorne tout en pratiquant une ponction veineuse sur sa jeune patiente[R 33]. Évolution de la croyance Licorne d'après une gravure romantique du XIXe siècle. Plusieurs facteurs expliquent la longévité de la croyance en la licorne. Son apparence est plus vraisemblable que celle de créatures mythologiques comme la chimère ou le griffon[Di 1]. La mention écrite de licornes dans certaines traductions de la Bible forme un argument d'autorité en faveur de son existence, en particulier pendant la Renaissance[Sh 18]. Sa corne » circule chez des apothicaires[Di 1]. Personne ou presque n’ayant l’occasion de voir des animaux exotiques en Europe, les érudits de l'époque admettent l’existence du monocéros dans un lointain pays[Di 3],[Fa1 33]. Certains textes relèvent vraisemblablement de mensonges, plusieurs médecins affirmant avoir vu des licornes terrestres ou testé les propriétés médicinales de leur corne[Fi 3]. Bruno Faidutti identifie deux périodes historiques marquées par un vif débat autour de l'existence de la licorne dans l'occident chrétien un débat d'ordre sémantique lié à la classification des espèces animales de la fin du XVIe siècle jusqu'au XVIIe siècle, et un débat principalement lié à l'observation d'antilopes unicornes en Afrique au XIXe siècle[Fa2 10]. De 1550 à 1620 environ, le débat est selon lui extrêmement ouvert, et les opinions exprimées très variées et souvent sceptiques »[Fa2 11]. La controverse resurgit à partir de 1785 ; le caractère fabuleux » de la licorne n'est véritablement consensuel qu'au début du XXe siècle[Fa2 11]. Depuis, le syncrétisme a entraîné une tendance à nourrir une vision reconstruite et fantasmée de la licorne, et à en défendre une vision mystique, de façon quasi-politique ?[Fa1 34]. Interprétations bibliques Les re'em d'après une gravure du Hierozoycon, sive de Animalibus Scripturæ de Samuel Bochart en 1663. L'introduction de la licorne dans certaines traductions bibliques est en partie responsable de son inclusion dans la mythologie chrétienne et de son symbolisme médiéval[Sh 19]. Dans les livres de la Bible hébraïque, le mot hébreu re'em רְאֵם, équivalent de l'arabe rim aujourd'hui traduit par bœuf sauvage » ou buffle », apparaît à neuf reprises comme une allégorie de la puissance divine[R 34]. Les traducteurs de la Bible du roi Jacques et ceux de la Bible de Martin Luther rendent le mot re'em », respectivement, par unicorn » et einhorn », qui signifient licorne »[Sh 20],[Fa1 35]. Au IIIe siècle av. et IIe siècle av. quand les juifs hellénisés d'Alexandrie traduisaient les différents livres hébreux pour en faire une version grecque appelée Septante, ils utilisaient pour traduire re'em le mot monocéros » μoνoκερ, qu'ils devaient connaître par Ctésias et Aristote[R 34]. À partir du IIe siècle, le judaïsme rabbinique a rejetéla tradition hellénistique et est revenu à l'hébreu le texte massorétique. Mais, la Septante devient l'Ancien Testament du Christianisme dans sa version latine, la Vulgate, le mot est traduit soit par unicornis, soit par rhinocerotis[Sh 18]. Selon Yvonne Caroutch, les kabbalistes auraient remarqué ? les lettres de la licorne en tant que Re'em resch, aleph et mem, celles de la corne étant Queren qoph, resch et nun[Car 12]. Ce passage est fréquemment cité pour justifier du caractère indomptable de la licorne Le re'em voudra-t-il te servir, passer la nuit chez toi devant la crèche ? Attacheras-tu une corde à son cou, hersera-t-il les sillons derrière toi ? » — Job 39, 9-10 Le Livre de Daniel utilise l'image d'un bouc avec une grande corne entre les yeux[H 39] dans le contexte d'une métaphore du royaume d'Alexandre le Grand[R 34]. Aeneas Sylvius Piccolomini, le futur Pape Pie II, semble croire en l'existence de la licorne 1503[Fi 4]. Plusieurs penseurs de la renaissance, dont Conrad Gessner[H 40], ont imaginé que la licorne n'aurait pas pu monter dans l'Arche de Noé au moment du Déluge[Fa1 36]. Selon un conte russe, la licorne refuse de monter dans l'Arche et préfère nager, sûre de survivre. En quarante jours et autant de nuits, elle reçoit des oiseaux fatigués sur sa corne. Alors que les eaux commencent à baisser, l'aigle se pose à son tour sur sa corne. La licorne, épuisée, coule et se noie[24]. Selon la tradition talmudique, la grande corne de la licorne, signe d'orgueil, l'empêche de trouver une place dans l'Arche[H 41],[H 42]. D'après des interprétations de la tradition hébraïque, la licorne ne prend pas place dans l'Arche de Noé, mais ses qualités lui permettent de survivre au Déluge. Certaines versions plus récentes ajoutent qu'elle y parvient en devenant le narval[14]. Dans la gravure ci-contre, extraite d'un exemplaire des Antiquités judaïques de Flavius Josèphe publié en 1631, la licorne est le seul animal à ne pas être en couple parmi ceux que Noé s'apprête à sauver des eaux. Remises en cause de l'existence de la licorne Les premiers textes remettant en cause l'existence de la licorne paraissent au milieu du XVIe siècle. En 1562, François Rabelais, par ailleurs médecin, évoque la licorne de façon humoristique dans Pantagruel[Fi 4]. En 1566, le Vénitien Andrea Marini publie Discorso contro la falsa opinione dell'Alicorno en français Discours contre la fausse opinion de la licorne, un ouvrage critique dans lequel il s'étonne que le commerce des cornes de licornes provienne de l'Angleterre et du Danemark[H 43]. Ambroise Paré remarque dans son Discours de la licorne, en 1582, une forte disparité dans les descriptions de l'animal, présenté comme tantôt un cerf, tantôt un âne, un cheval, un rhinocéros, voire un éléphant, avec des différences physiques importantes tant pour la couleur pelage blanc, noir ou brun et la taille de la corne, que la forme des pieds[Pa 1]. Il qualifie la licorne de chose fabuleuse »[Pa 2]. Ambroise Paré met aussi en doute l'utilisation de la corne de licorne comme contrepoison, et procède à une expérience au cours de laquelle il place un crapaud, animal alors réputé venimeux, dans un vaisseau plein d’eau où la corne de licorne avait trempé ». Il retrouve l'animal trois jours plus tard, aussi gaillard que lorsqu'il l'y avait mis »[Pa 3]. Son ouvrage multiplie ainsi les exemples et les preuves inspirées de la méthode expérimentale pour réfuter l'existence de la licorne, et surtout pour combattre l'usage médicinal de sa corne, très répandu à l'époque[Ca 4]. En 1751, l'article résolument sceptique, voire incrédule du Baron d’Holbach dans l'influente Encyclopédie de Diderot et d'Alembert achève sans doute de ridiculiser cette croyance dans la société européenne[19]. Trente ans plus tard, c'est à peine si Buffon la mentionne encore la licorne, […] que la plupart des Auteurs regardent comme un animal fabuleux » dans sa non moins influente Histoire Naturelle, générale et particulière Supplément, Tome VI, 1782[25]. Défenses de l'existence de la licorne Dent de narval à la bibliothèque et au cabinet de curiosités du monastère de Strahov, 2015 L'ouvrage d'Ambroise Paré lui attire les foudres de certains théologiens et médecins. La Réponse au discours d'Ambroise Paré touchant l'usage de la licorne 1583, texte anonyme et haineux, le compare à Lucifer[Fi 5] et affirme que S’il y a des licornes… ce n’est pas pour ce que l’Écriture Sainte le dit, mais pour ce que réellement et de fait il y en a, l’Écriture Sainte le dit »[H 44]. Un apothicaire français tenant un cabinet de curiosités, Laurent Catelan, consacre en 1624 son Histoire de la nature, chasse, vertus, proprietez et usage de la lycorne à la défense de l'existence des licornes, en opposant les arguments d'Ambroise Paré aux siens[H 45]. Il attribue aux licornes un caractère violent et féroce, la capacité à se nourrir de poisons qui se concentrent dans leur corne, un odorat permettant de reconnaître la virginité et l’eau empoisonnée, et une corne elle-même empoisonnée à l'intérieur, attirant à elle tous les poisons présents dans l’eau par sympathie[H 45]. D'après lui, la licorne s'évanouit de joie lorsqu'elle rencontre une vierge et se laisse mourir de faim si elle est capturée[H 45]. En 1797, G. Reusser publie cinq pages Sur l’Existence de la licorne » dans le Magasin encyclopédique[H 46]. En 1836, Laterrade publie une Notice en réfutation de la non-existence de la licorne »[H 47]. Le même débat a lieu en langue allemande, von Müller publiant les 60 pages de Das Einhorn von geschichtlichen und naturwissenschaftlichen en 1853[H 48]. Le septième volume de La revue de l'orient, en 1845, fournit une description encyclopédique de la licorne[H 49]. En 1853, l'explorateur Francis Galton la cherche en Afrique australe, offrant de fortes récompenses pour sa capture Les Bushmen parlent de la licorne, elle a la forme et la taille d’une antilope, avec au milieu du front une corne unique pointée vers l’avant. Des voyageurs en Afrique tropicale en ont aussi entendu parler, et croient en son existence. Il y a bien de la place pour des espèces encore ignorées ou mal connues dans la large ceinture de terra incognita au centre du continent »[H 50]. Odell Shepard cite un scientifique entraîné, qui croit avoir découvert une peinture de licorne en Afrique du Sud à la même époque[Sh 6]. Le Glossaire archéologique du Moyen Âge de Victor Gay, paru en 1883[H 51], est, d'après Faidutti, le dernier ouvrage francophone à mentionner la licorne comme réelle[Fa2 12]. Croyance en une existence spirituelle » Si personne ne croit plus en l'existence physique de la licorne[Fa1 32], une croyance en des licornes spirituelles » perdure de nos jours dans le courant New Age. L'ésotériste américaine D. J. Conway propose d'invoquer une licorne comme guide jusqu'au pays des fées, pour obtenir une croissance spirituelle et une amélioration de ses valeurs morales[E 2]. Diana Cooper et Tim Whild présentent la licorne 2016 comme un ange gardien immatériel[E 3], un être énergétique » et un guide spirituel »[E 4]. Adela Simons assure 2014 que les licornes vivent sur une fréquence vibratoire différente de l'être humain, et que leur prétendue présence dans la Bible est une preuve de leur existence[E 5]. L'adepte du chamanisme et psychothérapeute Steven Farmer cite la licorne parmi les animaux-totem, attribuant à son apparition le message de la nécessité de poursuivre des activités artistiques[E 6]. Symbolisme Jeune femme sauvage en compagnie d'une licorne. Gravure pour une carte à jouer du Maître E. S., vers 1460-1467. Avant que Carl Gustav Jung ne lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et Alchimie en 1944, la licorne n'intéresse pas tant psychanalystes et symbologues[Fa1 1]. Souvent associée à la forêt[R 35], lelle est avant tout rapprochée de la femme, comme le démontrent de multiples récits la décrivant en compagnie d'une jeune vierge[Fa1 37],[Jo 5]. Son pelage blanc rappelle la lune, astre symbole de la féminité[Fa1 37]. Sa pureté et sa chasteté s'opposent au lion, au pelage beige ou doré et à la crinière flamboyante, animal solaire et masculin par excellence[Fa1 37]. D'après les bestiaires médiévaux, la licorne a pour ennemi naturel l'éléphant, et s'oppose plus tard au lion[Fa1 37]. La lettre du Prêtre Jean », un faux de la fin du XIIe siècle, raconte le combat entre un lion et une licorne en ces termes Le lyon les occit moult subtillement, car quand la licorne est lassée, elle se mect de costé ung arbre, et lion va entour et la licorne le cuyde fraper de sa corne et elle frappe l'arbre de sy grant vertus, que puys ne la peut oster, adonc le lyon la tue[H 52]. » Spiritualité et religion Jean-Pierre Jossua souligne le succès rencontré par la symbolique religieuse de la licorne[Jo 5]. Le Physiologus compare en effet Jésus-Christ à une licorne spirituelle », la corne de la créature à l'unicité de la nature divine du Christ, et la petite taille de la licorne à l'humilité du Christ[R 36]. Les bestiaires suivants rapprochent la jeune femme vierge accompagnant la licorne de Marie[R 36],[Fi 6]. Une interprétation britannique de 1929 voit dans la corne de licorne l'unité entre Dieu et son fils Jésus[Su 1]. D'après les auteurs du Dictionnaire des symboles, la licorne peut renvoyer au Christ ou à la Vierge[R 37]. Sa corne symbolise une flèche spirituelle, un rayon solaire et une épée de dieu, la révélation divine et la pénétration du divin dans la créature[R 37]. Selon la morale d'un bestiaire toscan daté de 1468, la licorne symbolise les hommes violents et cruels auxquels rien ne peut résister, mais qui peuvent être vaincus et convertis par le pouvoir de Dieu[H 53] ». Jung mentionne aussi un ancien traité d'alchimie de Priscillien, selon lequel Dieu est unicorne » Unicornis est Deus, nobis petra Christus, nobis lapis angularis Jesus, nobis hominum homo Christus »[H 54]. Selon différents auteurs, la corne de la licorne capte l'Esprit Saint et féconde la madone dans les Annonciations à la licorne », symbolisant l'incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de la Vierge Marie[R 37],[R 36]. L'iconographie de la chasse à la licorne met l'accent sur la persécution du Christ[R 36], la trahison envers Jésus-Christ, son flanc percé par une lance comme dans l'épisode biblique de la Passion[Fa1 16]. Pour Francesca-Yvonne Caroutch, toutes les licornes seraient des créatures spirituelles issues de la projection de l'expérience intime, fondamentale, du retour de l'unité. C'est l'animal de la tradition par excellence, elle lie la terre au ciel, le visible à l'invisible, les forces telluriques et cosmiques, le conscient et l'inconscient, les opposés, les polarités, elle est puissance et verticalité. Elle travaille sur les énergies subtiles, grâce à l'œil intérieur[Car 13]. D'après le Dictionnaire des symboles, la licorne est à elle seule puissance, faste et pureté, une pureté agissante et une sublimation miraculeuse de la vie charnelle[R 37],[Car 13]. Dualité Dès l'époque des interprétations chrétiennes, la licorne revêt des symboliques opposées, puisqu'elle peut figurer Jésus-Christ ou représenter un danger à fuir dans les Psaumes[R 36]. Cette dualité de la licorne est évoquée par Voltaire Cette licorne que vous l'avez vu monter est la monture ordinaire des Gangarides ; c'est le plus bel animal, le plus fier, le plus terrible et le plus doux qui orne la terre » — Voltaire, Œuvres complètes D'après Caroutch, la nature ambivalente de la licorne, désignant la fusion des polarités, lui permet d'être soleil ou lune, soufre ou mercure, fertilité ou virginité[Car 13]. Selon le dictionnaire des symboles, les œuvres d'art qui présentent deux licornes s'affrontant renvoient à un violent conflit intérieur entre deux de ses valeurs virginité et fécondité[R 37]. D'après Jung, la licorne en tant que symbole de la nature double et changeante de tout être vivant, apparaît dans l’allégorie ecclésiastique sous diverses formes pour représenter une complexio oppositorum » ensemble formé par des contraires ou materia prima » alchimique qui, étant double ou hermaphrodite, est destinée à se transformer[Ju 1]. De la même manière, Jung met la licorne en parallèle avec le symbolisme du serpent chez les gnostiques, serpent qui représente l’essence de toute chose dont la nature changeante et multiforme correspond à une idée clé dans l’alchimie »[Ju 2]. Vue comme un animal pur et indomptable[Di 1], le pouvoir de la licorne de déceler les impuretés renvoie selon d'Astorg à la fascination que la pureté exerce sur les cœurs corrompus[26]. Pour Caroutch, c'est une créature farouche, veillant sur le jardin de la connaissance. Androgyne, la licorne évoque la restauration de l'état édénique. Elle est l'animal tantrique qui transmute les souillures et l'un des animaux gnostiques proposant la libération par la connaissance[Car 13]. La licorne est l'un des rares animaux à corne qui ne soit pas présentés comme maléfiques, bien qu'il en existe aussi des représentations démoniaques. Elles possèdent alors généralement une corne courbée[Fa1 38], et se laissent chevaucher par des démons ou des sorcières[R 27]. Deux textes occidentaux, au moins, présentent des licornes dangereuses et menaçantes la version chrétienne de la légende de Barlaam et Josaphat, et le conte du Vaillant Petit Tailleur[Fa1 39]. Selon Carl Jung, la licorne peut symboliser le mal, c'est-à-dire l'inconscient, parce qu'elle est dès l'origine un animal fabuleux et monstrueux[Ju 3]. Amour et sexualité La licorne symbolise aussi l'amour Bertrand d'Astorg voit dans la licorne les grandes amoureuses qui refusent l'accomplissement de l'amour qu'elles inspirent et qu'elles partagent[26]. Lorsqu'elle est représentée avec sa corne dressée vers le ciel, elle évoque la puissance et la fertilité[Di 3]. Son symbolisme sexuel est explicite, car cet animal est femelle et vierge, mais sa corne de forme phallique est un attribut mâle. Selon le Dictionnaire des symboles, cette corne peut symboliser une étape de la différenciation et la sublimation sexuelle. Elle est comparable à une verge frontale, un phallus psychique renvoyant à la fécondité spirituelle[R 37]. Gilbert Durand renvoie la corne de la licorne à la puissance virile[R 38]. La licorne est parfois associée à la lascivité et à la luxure, comme le prouvent quelques statues et des bas-reliefs où elle place sa corne entre les seins nus d'une femme[Fa1 40]. Alchimie Cerf et licorne dans une forêt — 3e figure du Traité de la pierre philosophale de Lambspring. D'après Faidutti, la licorne apparaît rarement et plutôt tardivement dans le pourtant riche bestiaire de la symbolique alchimique[Fa1 41]. Une représentation de la licorne et de la Vierge figure dans l'une des versions XVIe siècle du manuscrit enluminé de l'Aurora consurgens[H 55]. Elle apparaît aussi, avec des significations différentes, dans deux livres d'emblèmes du tournant du XVIe siècle et du XVIIe siècle. Dans le poème alchimique De lapide philosophico De la pierre philosophale attribué à un certain Lambspring, publié pour la première fois en 1598 et illustré en 1625[H 56], la triade forêt / cerf / licorne représente allégoriquement les trois parties de l'homme corps / âme / esprit qui, dans la théorie paracelsienne, sont utilisés pour représenter les trois principes » constituants de la matière le mercure, le soufre et le sel[R 39]. Le cerf ailé se retrouve également associé à la licorne[R 40]. Dans une illustration de la Philosophia reformata 1622 de Johann Daniel Mylius[H 57], la licorne sous un rosier symbolise l'une des sept étapes du grand œuvre alchimique[Fa1 41]. Jung évoque la croyance que les jeunes vierges calment la licorne, qu’il met en parallèle avec l’image d’un lion blessé sur les genoux d’une reine, pour dire que la licorne, comme le lion, symbolise la force masculine sauvage et pénétrante du spiritus mercurialis » alors que la jeune vierge ou la reine, symbolisent l’aspect féminin et passif de ce même mercure[Ju 4]. Le cerf est un symbole du mercure philosophique, associée à l'or de la licorne, du lion, de l'aigle et du dragon[Ju 3]. Selon Francesca-Yvonne Caroutch, la licorne est l'un des emblèmes favoris des alchimistes, parce qu'elle neutralise tout venin, tout poison, elle œuvre à la transmutation alchimique en spiritualisant la matière[Car 13]. Tour à tour soleil et lune, semence et matrice, la licorne incarnerait le solve et coagula, pour dissoudre le corps et coaguler l'esprit, spiritualiser le corps et donner corps à l'esprit[Car 14]. D'après Caroutch, dans la tradition hermétique, la licorne serait associée à l'œuvre au blanc, et l'escarboucle visible sous sa corne unique annoncerait le phénix de l'œuvre au rouge[Car 15]. Seul un sage accompli serait sûr de reconnaître la licorne, car elle peut déceler tout ce qui est altéré, impur, pollué ou maléfique[Ca 5]. Selon le dictionnaire des symboles, elle désigne le chemin vers l'or philosophal aux hermétistes occidentaux[R 37]. Psychanalyse Les travaux de Carl Gustav Jung sur la licorne inspirent une grande variété d'interprétations, opposant notamment l'approche jungienne à l'approche lacanienne dans le domaine de l'interprétation des rêves[E 1]. Hélène Renard décrit la licorne onirique comme source de force lors de difficultés passagères, en se fondant sur l'ouvrage le Mystère de la Licorne de Francesca-Yvonne Caroutch[E 7]. Au cours d'un colloque de 1960, Serge Leclaire, premier disciple de Jacques Lacan, relate le rêve d'un de ses analysants. Ce rêve est connu en psychanalyse sous le nom de Rêve à la licorne » La place déserte d'une petite ville c'est insolite ; je cherche quelque chose. Apparaît, pieds nus, Liliane – que je ne connais pas – qui me dit il y a longtemps que je n'ai pas vu de sable aussi fin. Nous sommes en forêt et les arbres paraissent curieusement colorés de teintes vives et simples. Je pense qu'il doit y avoir beaucoup d'animaux dans cette forêt, et comme je m'apprête à le dire, une licorne croise notre chemin ; nous marchons tous les trois vers une clairière que l'on devine, en contrebas. »[E 8] Dans une première analyse, Leclaire extrait de ce qu'il appelle un texte inconscient ou texte hiéroglyphique, c'est-à-dire une chaîne constituée des mots Lili-plage-sable-peau-pied-corne, dont la contraction radicale donne Li-corne. Ce point de départ considéré comme ne dépassant pas le niveau préconscient, donna lieu à un approfondissement ultérieur par son auteur et à de nombreux commentaires et interprétations par différents psychanalystes[E 9]. Représentations picturales de la licorne D'après Jean-Pierre Jossua, le succès des représentations de licornes repose sur l'image du couple qu'elles forment en association avec une jeune femme vierge[Jo 6]. La licorne inspire en effet de très nombreuses représentations dans l'occident chrétien dans son ouvrage Spiritalis unicornis, catalogue des représentations médiévales, le franciscain Jürgen Werinhard Einhorn Einhorn signifiant "licorne" en allemand recense plusieurs milliers d'images de licorne pour le seul Moyen Âge[R 41]. L'association femme-licorne perdure après le Moyen Âge ; le peintre français Gustave Moreau 1826-1898 y recourt ppel dans une perspective érotique voir ci-contre[Jo 7]. D'après Bruno Faidutti, les deux thèmes artistiques médiévaux les plus populaires sont la scène de la chasse à la licorne et celle de la purification des eaux à l'aide de sa corne[Fa1 42]. Un thème artistique mineur, moins populaire, est celui du combat de la licorne contre l'éléphant et/ou le lion[Fa1 42]. Dans les bestiaires médiévaux et l'iconographie du XVe siècle, la licorne est volontiers associée aux hommes, femmes et bêtes sauvages[H 58],[Jo 8], ou chevauchée par des sylvains[Fa1 43]. Le symbolisme et les allégories favorisent la couleur blanche. C'est à la Renaissance que la licorne devient une créature plus fine, plus proche de la taille du cheval que de la chèvre, ne gardant que les sabots fendus et la barbichette en souvenir de son passé de chevreau ». La robe blanche de cette licorne qui acquiert du cheval sa taille et sa noblesse s'impose pour un animal symbole de pureté et de modestie[Fa1 10]. Dans le monde musulman, des animaux unicornes composites sont attestés, souvent sous l'apparence de la licorne ailée, en combinant parfois des attributs de félin[Et 20]. Les représentations de licorne ailée lui confèrent également les attributs symboliques de Pégase[R 27]. Miniatures médiévales D'après Jean-Pierre Jossua, le récit du Physiologus donne naissance à une imagerie de licornes foisonnante, notamment dans les miniatures médiévales[Jo 9]. Il estime que cette imagerie de séduction d'un animal sauvage, évoquant sensualité et tendresse, est pour beaucoup dans le succès de la licorne médiévale, le texte religieux l'accompagnant étant de son point de vue plutôt superficiel[Jo 10]. Les premières licornes médiévales inspirées des descriptions de Physiologos et de Ctésias ressemblent rarement à un cheval blanc », pouvant être proches de chèvres, moutons, biches, voire de chiens, d'ours, et même de serpents[Fa1 8]. Leurs couleurs varient, et incluent le bleu, le brun et l'ocre[Fa1 8]. Leur taille est plus proche de celle du chevreau que du cheval[Fa1 8]. Des manuscrits basés sur la Topographie chrétienne de Cosmas Indicopleustès rapprochent la licorne d'une chèvre noire ou blanche, avec une barbichette et une longue corne droite[Fa1 44]. La scène de la chasse à la licorne se généralise au XIIe siècle[R 36]. Comme le souligne Bruno Faidutti, la majorité des miniatures médiévales reprennent une mise en scène inspirée du Physiologus la bête est séduite par une vierge traîtresse, pendant qu'un chasseur lui transperce le flanc avec une lance[Fa1 45]. Liée à la virginité des jeunes filles, cette scène de capture de la licorne » semble issue de la culture de l’amour courtois[26], du respect de la femme, des loisirs délicats, de la musique et de la poésie[Di 1] Représentations de la chasse à la licorne dans les bestiaires médiévaux La Mise à mort de la licorne. Bestiaire BNF, Italien 450, XIVe siècle. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Tapisseries D'après Faidutti, la licorne est emblématique des tapisseries de la Renaissance[Fa1 46], en particulier de celles des ateliers de Flandres, qui la représentent le plus souvent en compagnie d'une dame ou d'animaux[Fa1 24]. Les deux plus célèbres sont probablement La Dame à la licorne et La Chasse à la licorne, qui inspirent de nombreux commentaires et des travaux plus ou moins sérieux[Fa1 47],[E 10]. La Chasse à la licorne est une série de sept tapisseries exécutées à la fin du XVe siècle, qui représentent un groupe de nobles poursuivant et capturant une licorne. Leur origine reste controversée[Fa2 13]. La série fut achetée par John Davison Rockefeller, qui en fit don au Musée des Cloisters, où elle se trouve de nos jours[R 42]. Les six tapisseries de La Dame à la licorne, datées de la même époque, sont exposées au Musée de Cluny à Paris. Probablement commandées pour Antoine Le Viste[Fi 7], elles constituent les plus célèbres pièces de ce musée et attirent de très nombreux visiteurs[Fa1 48]. Les circonstances de leur commande restent peu claires, mais elles pourraient avoir constitué des cadeaux de mariage[Fa1 49]. Sur chacune d'elles, un lion et une licorne sont représentés à droite et à gauche d'une dame[Fa1 50]. Ces tapisseries font l'objet de très nombreuses spéculations au moment de leur redécouverte et de leur restauration, au XIXe siècle[Fa2 14]. Cinq de ces représentations illustrent un sens, vraisemblablement en suivant une progression du plus matériel au plus spirituel[R 43]. La sixième tapisserie, sur laquelle on peut lire la formule À mon seul désir » sur une tente, est plus difficile à interpréter, mais semble relever d'une représentation moralisante d'un sixième sens »[R 44],[R 43]. La cinquième tenture de Saint Étienne, dans le même musée, montre le corps du Saint exposé aux bêtes, dont une licorne[Fi 7]. Il existe d'autres tentures bruxelloises avec des licornes, telle celle de Guillaume Tons l'Ancien, datée de 1565[R 45]. Représentations de la licorne dans les tapisseries de la Renaissance La tenture de saint Étienne, scène VIII, vers 1500, Musée de Cluny. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Représentations féeriques modernes Licorne, telle qu'on se la représente généralement depuis la fin du XIXe siècle. L'apparence de la licorne dans les œuvres du XIXe siècle et postérieurement, inspirées par la féerie, accentue encore la proximité avec le cheval blanc, puisqu'elle perd parfois sa barbichette et ses sabots fendus. Dépeinte comme une créature solitaire, pure et bénéfique, inspirée par l'idéologie New Age, la licorne porte désormais au front une corne de couleur blanche, dorée ou argentée[Fa1 51]. Elle est décrite comme un cheval magique avec une corne », scintillante sous la lumière de la lune, cette corne dorée ou argentée renvoie au monde féerique et à la magie[21]. Bruno Faidutti et Yvonne Caroutch citent la description de Bertrand d'Astorg à titre d'exemple C'était une licorne blanche, de la même taille que mon cheval mais d'une foulée plus longue et plus légère. Sa crinière soyeuse volait sur son front ; le mouvement faisait courir sur son pelage des frissons brillants et flotter sa queue épaisse. Tout son corps exhalait une lumière cendrée ; des étincelles jaillissaient parfois de ses sabots. Elle galopait comme pour porter haut la corne terrible où des nervures nacrées s'enroulaient en torsades régulières[Car 16] » Héraldique et logos La licorne est une figure héraldique imaginaire. D'après Michel Pastoureau, jusqu'au XIVe siècle, elle est quasiment absente des blasons, probablement en raison de l'isolement de la culture héraldique ?[R 46]. Elle est le plus souvent représentée blanche. Sa silhouette était plus proche de celle du chevreau à l'origine, ne se rapprochant du cheval qu'à partir du XVe siècle, mais conservant une barbiche caractéristique[Fa1 52]. Elle est surtout utilisée comme support dans l'ornement extérieur de l'écu[Fa1 53][H 59]. Elle est beaucoup plus rare à l'intérieur de l'écu, bien qu'il existe des exemples dans les pays germaniques[Fa1 53]. Bruno Faidutti cite le blason du chevalier de la table Ronde Gringalas le Fort, de sable à la licorne d’argent accornée et ancornée d’azur, comme l'un des plus vieux exemples de blason à la licorne connus[Fa1 52]. Cet animal devient l’un des emblèmes les plus utilisés par les seigneurs et chevaliers à partir du XVIIe siècle[Fa1 54]. Elle symbolise leurs vertus[Fa1 53]. D'après un traité d'armoiries londonien publié en 1610, sa noblesse d’esprit est telle qu’elle préfère mourir qu’être capturée vivante, en quoi la licorne et le vaillant chevalier sont identiques »[H 60]. De même, Marc de Vulson de La Colombière 1669 écrit que cet animal est l’ennemi des venins et des choses impures ; il peut dénoter une pureté de vie et servir de symbole à ceux qui ont toujours fui les vices, qui sont le vrai poison de l’âme »[H 61]. Bartolomio d'Alvano, capitaine au service des Orsini, tire parti de cette symbolique en faisant broder une licorne plongeant sa corne dans une source sur son étendard, avec la légende Je chasse le poison »[R 27]. Dans les armoiries de Grande-Bretagne[Su 1], le lion représente l’Angleterre et la licorne l’Écosse[Fa1 53]. La présence combinée de ces deux créatures symbolise l’union impériale des deux couronnes. Lewis Carroll cite une chanson enfantine anglaise, dans De l’autre côté du miroir, rappelant l’origine de ces supports d’armes[20] The Lion and the Unicorn were fighting for the crown The lion beat the unicorn all around the town Le lion et la licorne se disputaient la couronne Le lion battit la licorne tout autour de la ville Pour la couronne d’or et pour la royauté, Le fier Lion livrait combat à la Licorne. Elle fuit devant lui à travers la cité, Sans jamais, toutefois, en dépasser les bornes. Traduction littérale Traduction de Jacques Papy Armoiries de la ville d'Amiens. En France, la licorne figure dans les armoiries de la ville d'Amiens[H 62] et est l'emblème de l'Amiens Sporting Club, club de football professionnel de cette même ville, en Picardie. Elle est représentée sur le logo du club, qui dispute ses matches à domicile au stade de la Licorne[27]. La licorne est également présente dans le blason de la ville normande de Saint-Lô[H 63], et celui de la ville alsacienne de Saverne[H 64], qui a inspiré une célèbre brasserie[R 47]. Avec le développement de l'imprimerie, la licorne devient l’animal le plus représenté sur les filigranes de papier, et le plus répandu après le phénix dans les marques et les enseignes d’imprimeurs, dans toute l’Europe. Bruno Faidutti suppose qu'elle symbolise la pureté du papier, et donc celle des intentions de l'imprimeur[Fa1 55]. Dans la culture populaire La licorne rose invisible. La licorne reste une source d'inspiration pour les auteurs et créateurs de culture populaire, notamment d’œuvres relevant des littératures de l'imaginaire, du cinéma de fantasy, du merveilleux, du fantastique[R 48] et du jeu de rôle sur table[R 49]. Dans La Fille du roi des Elfes de Lord Dunsany, la rencontre avec des licornes marque l'entrée d'un royaume enchanté[Fa1 56]. Dans The Last Unicorn La Dernière Licorne , roman de fantasy de l'Américain Peter S. Beagle publié en 1968, une licorne vit paisiblement dans sa forêt lorsqu'elle entend deux chasseurs dire qu'elle serait la dernière[28]. Elle part à la recherche d'autres licornes, affronte une sorcière, est métamorphosée en femme, et retrouve son apparence origienlle au terme d'un combat contre un taureau de feu[28]. Elle libère ses semblables avant de regagner sa forêt[28]. L'adaptation en film d'animation du roman est sortie en 1982. D'après André-François Ruaud, cette œuvre oscillant entre merveilleux et naïf rencontre un succès renversant », bien qu'il faille attendre trente ans pour la parution de sa traduction française[R 50]. Dans Les Dames à la licorne, publié en 1974, René Barjavel et Olenka de Veer imaginent que Foulques Ier d'Anjou a épousé une licorne, dont sont issus les rois d'Angleterre et d'Europe[30]. Le Signe de la Licorne de Roger Zelazny s'inscrit dans le cycle des Princes d'Ambre[R 48]. Le monde de Narnia compte des licornes ; dans Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique, premier film de la série d'adaptation sorti en 2005, Peter Pevensie monte une licorne durant la première bataille[31]. Anne McCaffrey a créé une série de science-fiction autour d'Acorna, une licorne humanoïde trouvée dérivant dans un vaisseau spatial[32]. D'après un article de NooSFere, les licornes des romans de l'imaginaire n'échappent pas totalement à la fatalité de la violence, car elles ne sont évoquées que dans des contextes tragiques »[32]. Ainsi, dans le premier tome de la saga Harry Potter, le meurtre des licornes fait découvrir la présence de Voldemort[32] ; les licornes de cet univers de fiction se distinguent par les propriétés de leur sang, qui est un élixir de longue vie[33]. En bande dessinée, Le Secret de La Licorne, dans la série de Tintin par Hergé, renvoie à un navire nommé La Licorne, dont la figure de proue représente une telle créature. Unico, un manga d'Osamu Tezuka, met en scène une petite licorne possédant de nombreux pouvoirs magiques, qu'elle emploie en faveur d'une personne qui l'aime et qu'elle aime en retour[34]. Au cinéma, L'Enfant et la Licorne de Carol Reed 1955 évoque les croyances enfantines[35]. Dans le film de Blade Runner 1982, le personnage principal rêve d'une licorne, équivalent du mouton électrique évoqué dans le texte[R 51]. Les licornes du film Legend 1985, qui en sont l'un des sujets principaux, sont jouées par de fins chevaux blancs[Fa1 31] ; symbolisant l'équilibre entre le bien et le mal[R 48], elles vivent dans les forêts et au bord des rivières[Fa1 31] ; c'est grâce à une corne de licorne que le démon Darkness est vaincu[Fa1 31]. Nico la licorne est, à l'origine, un roman jeunesse américain de Franck Sacks paru en 1996[36], dont a été tiré un film en 1998. Il raconte l'histoire d'un jeune garçon de onze ans handicapé depuis un accident de voiture, qui sauve une ponette d'un cirque, laquelle donne naissance à une licorne douée de pouvoirs magiques[P 4]. Dans U, film d'animation français sorti en 2006, la découverte de l'amour sépare une jeune fille de sa licorne[37]. À la télévision, She-Ra, la princesse du pouvoir présente Éclair, le cheval d'Adora qui se transforme en Fougor, licorne ailée douée de parole[E 11]. La série d'animation américaine Princesse Starla et les Joyaux magiques montre des adolescentes chevaliers d'Avalon montant des licornes[38]. Dans My Little Pony, les licornes sont l'une des trois races principales peuplant le monde d'Equestria, avec les poneys et les pégases[39]. Dans l'univers de Pokémon, Galopa est proche d'une licorne de feu[40]. La licorne fait partie du bestiaire des jeux de rôle. Inclus au bestiaire de Donjons et Dragons, un numéro de Dragon magazine distingue une espèce principale, la licorne sylvestre, et dix sous-espèces. La plupart vivent pour protéger les forêts, leurs capacités proviennent de leur corne[41]. La licorne est l'une des montures des elfes sylvains dans l'univers de Warhammer. Ces dernières années, la licorne est particulièrement représentée dans la culture internet, souvent de manière parodique, comme en témoignent le culte de la Licorne rose invisible parodie de religion, reposant sur le paradoxe selon lequel la licorne est à la fois rose et invisible, les web séries décalées Charlie the Unicorn et Planet Unicorn, les œuvres dérivées de My Little Pony Les amies, c'est magique ou encore l'univers de Robot Unicorn Attack, jeu vidéo de plates-formes très kitsch développé en Flash, qui semble directement tiré d'un rêve de petite fille[R 52]. D'après Amélie Tsaag Valren, son image subit une déchéance symbolique depuis les années 1980, les licornes perdant la richesse de leur légende originelle dans les productions de culture populaire[R 52]. Elles sont perçues comme des créatures mièvres, qui font fantasmer les petites filles[R 52]. Dans le langage courant, le mot licorne » est devenu une métaphore de l'extraordinaire[P 5]. Notes ↑ Les travaux de F. Y Caroutch sont contestés. Selon Pierre Julien, Le livre de la licorne est affaibli par le désordre de l'exposé, par l'absence de références et par des erreurs » - Julien 1992, p. 89-90. Bruno Faidutti met en garde contre l' érudition aussi foisonnante qu'approximative » de F. Y. Caroutch à la différence de Malraux comme de Jung, madame Caroutch ne vérifie pas ses sources, et ses références sont généralement inexactes » Faidutti 1996, p. 16. ↑ Bien qu'on la trouve fréquemment représentée dans des peintures du jardin des délices. ↑ Ce qui explique la quasi-absence de toponymes liés à la licorne, au contraire des centaines de pierres aux fées », grottes de nains ou lutins, et autres repaires de loups-garous, attestés dans la toponymie occidentale. ↑ Un bestiaire provençal influencé par l'Église évangélique vaudoise fait de la licorne une incarnation du Diable qui ne peut être soumise que par la Sainte Vierge, bien que ce cas reste isolé Shepard 1930, p. 26. ↑ Traduction libre. Références Sources primaires historiques ↑ Gilles Ménage, Hervé Pierre Simon de Val-Hébert, Pierre Besnier et Claude Chastelain abbé, Dictionnaire étymologique ou Origines de la langue Françoise, chez Jean Anisson, 1694 lire en ligne, p. 445. ↑ la Gérard Mercator, Atlas Minor traduction française par M. de la Popelinière, Amsterdam, 1607, p. 28, cité par Faidutti 1996. ↑ la Michael Bernhard Valentini, Museum Museorum, t. III, Francfort, 1704. ↑ a et b Pline l'Ancien, Histoire naturelle lire en ligne. ↑ Isidore de Séville, Étymologies, livre XII, 2 ↑ a et b Aristoteles, Περι ζών μορίν [ Histoire des animaux »] lire en ligne, livre II, chapitre 1 Traduction française Histoire des animaux trad. Jules Tricot, Vrin, 1986, 776 p. lire en ligne, p. 118. ↑ Plutarque, Vie de Périclès, éditions Quarto lire en ligne, p. 328-329 6-2. ↑ Traduit et cité dans Jules Berger de Xivrey, Traditions tératologiques, Paris, Imprimerie royale, 1836 lire en ligne. ↑ grc Ctésias, Indica α Ἰνδικά, 390 bc lire en ligne, XXV, 45 ». ↑ en E. A. Schwanbeck trad. John Watson McCrindle, Ancient India as Described by Megasthenes and Arrian, Chuckervertty, Chatterjee & Co, 1926 lire en ligne, p. 59 ; 173. ↑ Indica 310 av. selon Bosworth fragments conservés dans en C. et Th. Müller trad. J. W. McCrindle, Ancient India as Described by Megasthenes and Arrian [ Fragmenta historicorum graecorum »], t. I, Calcutta et Bombay, Thacker, Spink, 1877, p. 30-174. ↑ grc Mégasthène, FRAGM. XV. B. in Aelian, Hist. Anim, livre XVI, chapitre 20 et 21. [lire en ligne]. ↑ Strabon, Géographie, 24 av. lire en ligne, livre XV, chapitre 1, section 56 ». ↑ Philostrate l'Ancien trad. du grec ancien par Alexis Chassang, Vie d’Apollonius de Thyane, Paris, Didier et Cie, 1862, 2e éd. lire en ligne. ↑ Claude Élien, Περὶ Ζῴν Ἰδιηο / De natura animalium [ La personnalité des animaux »]. Texte Intégral traduit et commenté par Arnaud Zucker, La personnalité des animaux Livres X à XVII et index, Paris, Les Belles Lettres, coll. La roue à livres », 2001, p. 106-107 livre IV, chapitre 52.. ↑ Cosmas Indicopleustès, Topographie chrétienne, Paris, éditions du Cerf, 1968 ISBN 2-204-03868-7, livre XI, 7. ↑ Hildegarde de Bingen, Le Livre des subtilités des créatures divines, t. II, Paris, éditions Millon, janvier 1989 ISBN 2905614315, p. 196-197. ↑ Philippe de Thaon trad. Emmanuel Walberg, Le Bestiaire de Philippe de Thaon, H. Möller, 1900, 174 p., p. 16. ↑ la Giovanni di San Gimignano, Summa de Exemplis et Rerum Similitudinibus Locupletissima, Anvers, 1957 1re éd. 1576. ↑ Marco Polo, Le Devisement du Monde, vol. III, Paris, Louis Hambis, 1956, p. 243, chapitre 9. ↑ Marco Polo, Le Devisement du Monde, Paris, Librairie C. Klincksieck, 1955, 433 p. lire en ligne, p. 55. ↑ Jacques de Voragine, Légende dorée 1261 à 1266 Lire en ligne. ↑ Blanche de Navarre, Le Roman de la Dame a la Lycorne et du Biau Chevalier au Lion, BnF, Paris, Département des manuscrits Français 12562, [présentation en ligne] ; analyse par Anne Giroud, Li Romans de la Dame a la Lycorne et du Biau Chevalier au Lyon analyse textuelle, Fribourg, 1990, 76 de licence polycopié lettres. ↑ Pierre Pomet, Histoire générale des drogues, traitant des plantes, des minéraux et des animaux, t. II, Paris, 1696 lire en ligne, p. 26. ↑ Samuel Turner, Ambassade au Tibet et au Bhoutan, t. I, Paris, 1800, p. 241, lettre du major Latter publiée dans The Asiatic Journal, décembre 1820. ↑ Évariste Huc, Souvenirs d'un voyage dans le Thibet en 1844, 1845 et 1846, Meline, 1851, p. 179 la licorne, qu'on a longtemps regardée comme un être fabuleux, existe réellement dans le Thibet ». ↑ a b et c Ludovico di Varthema, Les Voyages de Ludovico di Varthema, Paris, Claude Scheffer, 1888, p. 53-54. ↑ Ambroise Paré, Œuvres Complètes, t. III, Genève, 1970, p. 491-519. ↑ L’Afrique de Marmol dans la traduction de Nicolas Perrot, sieur d’Ablancourt, t. I, Paris, 1667, p. 65. ↑ Melchisédech Thévenot, Relations de divers voyages curieux, t. IV, Paris, 1672, p. 53-54. ↑ a et b de Olfert Dapper et Arnoldus Montanus, Die unbekannte neue Welt, Amsterdam, Von Meurs, 1673 OCLC 166003055, p. 145-146. ↑ a et b Garcias da Horta trad. du portugais par Anthoine Colin, Histoire des drogues, espiceries et de certains medicamens qui naissent ès Indes, vol. I, Paris, Jean Pillehotte, 1602 1re éd. 1563, 720 p., p. 77. ↑ André Thevet, La Cosmographie universelle d'André Thevet, illustrée de diverses figures des choses plus remarquables veuës par l'auteur, 1575. Illustrations sur Gallica et Texte sur Gallica. ↑ a et b la Jon Jonston, Historiae Naturalis De Quadrupedibus, Francfort, 1652 lire en ligne, p. 37-40 De Monocerote, & Asinis Cornutis. Voir aussi TabX, Monoceros Unicornu, Capricornu Marin, Monoceros Unicornu, TabXI, Onager Aldro, Monoceros seu Unicornu Iubatus, Monoceros seu Unicornu aliud et TabXII, Onager, Lupus Marinu, Capra Sÿluestris. ↑ la Conrad Gessner, Historia Animalium, liber primus, qui est de quadrupedibus viviparis, Zurich, 1551. ↑ en Edward Topsell, The History of Four-Footed Beasts, Londres, 1607 lire en ligne, Of the Unicorn. ↑ Camille Flammarion, Les étoiles, Paris, Marpon et Flammarion éditeurs, 1882, p. 520. ↑ Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire statistique de la Sarthe, Monnoyer, 1834. ↑ Dn 8. 5-8 ↑ la Conrad Gesner, De Rerum Fossilium, Lapidum et Gemmarum Figuris et Similitudinibus Liber, Turin, 1565, p. 154. ↑ la Wolfgang Frantze, Historia Animalium Sacra, Wittenberg, 1665, p. 614. ↑ la Samuel Bochar, Hierozoycon, sive de Animalibus Scripturæ, vol. 3, t. 1, Leipzig, 1793, & 27, ↑ it Andrea Marini, Discorso contro la falsa opinione dell'Alicorno, Venise, 1566 lire en ligne. ↑ Réponse au discours d'Ambroise Paré touchant l'usage de la licorne, Paris, 1583, ↑ a b et c Laurent Catelan, Histoire de la nature, chasse, vertus, proprietez et usage de la lycorne, J. Pech, 1624, 106 p. lire en ligne. . ↑ G. Reusser, Sur l’existence de la licorne », dans Magasin encyclopédique ou Journal des sciences, des lettres et des arts, t. V, Paris, 1797 lire en ligne, p. 311-316. ↑ Laterrade, Notice en réfutation de la non-existence de la licorne », dans Bulletin d'histoire naturelle de la Soc. Linn. de Bordeaux, t. I, 1826, p. 89. ↑ de von Müller, Das Einhorn vom geschichtlichen und naturwissenschaftlichen Standpunkte betrachtet, K. Hofbuchdr. Guttenberg, 1853, 60 p. lire en ligne. ↑ Revue de l'Orient Bulletin de la Société orientale, vol. 7, 1845 lire en ligne, p. 26. ↑ en Francis Galton, The Narrative of an Explorer in tropical South Africa, Londres, J. Murray, 1853, 314 p. lire en ligne, p. 283. ↑ Victor Gay, Glossaire archéologique du Moyen Age et de la Renaissance, t. II, Paris, 1928 1re éd. 1883, p. 76-78. ↑ Prestre Jehan à l'empereur de Rome et au roy de France, texte cité par Ferdinand Denis, Le Monde enchanté, Paris, 1843 ASIN B001CBBO8S, p. 192. ↑ de Max Goldstaub et Richard Wendriner, Ein toscovenezianischer Bestiarius, Halle, 1892 ASIN B0019TQM44, p. 32-33. ↑ la Priscillian, in Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum. t. XVIII, p. 24 cité par Carl Gustav Jung, Racines de la Conscience, le symbolisme de l'eau », p. 195. ↑ Pseudo Thomas d'Aquin, De alchimia, Leiden, Rijksuniversiteit Bibliotheek, Codex Vossianus 29, xvie siècle lire en ligne, fol. 87. ↑ la Lambsprinck, Nobilis germani philosophi antisui libellus De lapide philosophico, Francfort, Sumptibus Lucae Jennissi, 1625, 35 p. lire en ligne, p. 11. ↑ la Johann Daniel Mylius, Philosophia reformata, Jennis, 1622. L'illustration est reproduite dans la Musæum Hermeticum, 1625 lire en ligne, p. 205. ↑ Jan Bialostocki, L’Art de la fin du XVe siècle, des Parler à Dürer, Paris, Pochothèque, 1993 ISBN 2-253-06542-0, p. 372-377. ↑ Ferdinand de Cornot, baron de Cussy, Dictionnaire, ou Manuel-lexique du diplomate et du consul, Brockhaus, 1846, 799 p. lire en ligne, p. 87. ↑ en John Guillim, A Display of Heraldry, vol. III, Londres, 1610, ↑ Marc de Vulson de la Colombière, La Science héroïque traitant de la noblesse et de l'origine des armes, de leurs blasons et symboles…, 1669, 2e éd. lire en ligne, p. 275. ↑ Hyacinthe Dusevel, Recherches historiques sur les ouvrages exécutés dans la ville d'Amiens, Typ. de Lenoël-Hérouart, 1858, 43 p. lire en ligne, p. 15. ↑ Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France, 1844 lire en ligne, p. 362. ↑ Le Bibliographe Alsacien, vol. III, Strasbourg, 1865 lire en ligne, p. 142. la Ulisse Aldrovandi, De quadrupedibus solidipedibus, 1616 lire en ligne ↑ Aldrovandi 1616, p. 405. ↑ Aldrovandi 1616, p. 385. ↑ Aldrovandi 1616, p. 382-383. ↑ Aldrovandi 1616, p. 384-415. ↑ Aldrovandi 1616, p. 401-408. la Thomae Bartholini, De Unicornu Observationes Novæ [ De nouvelles observations de licornes »], Padoue, 1678 lire en ligne ↑ Bartholini 1678, p. 98-102. ↑ Bartholini 1678, p. 219. Gabriel Bianciotto, Bestiaires du Moyen Âge, Paris, éditions Stock, 1980 ISBN 978-2234044999 ↑ Bianciotto 1980, p. 36. Ambroise Paré, Discours d'Ambroise Paré avec une table des plus notables matières contenues esdits discours ; De la mumie ; De la licorne ; Des venins, Paris, Gabriel Buon, 1582 lire en ligne. Édition commentée Ambroise Paré, Voyages et apologie suivis du Discours de la licorne, vol. 2 de Monumenta musica Europea Renaissance, Éditions Gallimard, 1928, 2e éd., 224 p. ↑ Paré 1928, p. 173-185. ↑ Paré 1928, p. 177. ↑ Paré 1928, p. 206. Arnaud Zucker, Physiologos, le bestiaire des bestiaires Texte traduit du grec, introduit et commenté par Grenoble, Jérôme Millon, coll. Atopia », 27 novembre 2004, 325 p. ISBN 978-2841371716, lire en ligne ↑ Zucker 2004, p. 12-17. ↑ Zucker 2004, p. 155. Travaux d'analyse ↑ Licorne », dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur Centre national de ressources textuelles et lexicales sens 1 consulté le 1er février 2017. ↑ Définitions lexicographiques et étymologiques de licorne » sens A dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales consulté le 1er février 2017. ↑ a et b Réponse à la question d'Alex S. France du 4 décembre 2015, dans Dire, ne pas dire, sur le site de l'Académie française [consulté le 1er février 2017]. ↑ Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 13 octobre 1998 ISBN 9782850365324, licorne. ↑ Claude Lachet, Anthologie de l'amour courtois, Flammarion, coll. Littérature et civilisation », 2017, 466 p. ISBN 2081407108 et 9782081407107, lire en ligne. ↑ Henriette Walter, Honni soit qui mal y pense L'incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais, Paris, éditions Robert Laffont, 2001 ISBN 2-221-08165-X, p. 113. ↑ Charles Alexandre, Dictionnaire français-grec ancien, Hachette Livre, 1885 lire en ligne. ↑ a b c et d en Giacomo Benedetti, The story of Ekaśṛṅga in the Mahāvastu with its parallels », Journal of Asian Civilizations, vol. 38, no 1, juillet 2015, p. 1-51. ↑ en Dhivan Thomas Jones, Like the Rhinoceros, or Like Its Horn? The Problem of Khaggavisāṇa Revisited », Buddhist Studies Review, vol. 31, no 2, 2014, p. 165-78 lire en ligne. ↑ en Catherine M. Draycott, Unicorn’s horn or guideline ? On the meaning of an unusual diagonal line in an unfinished relief of a bovine on the Kalekapı tomb at Donalar, Paphlagonia », dans W. Wootton, B. Russell et E. Libonati eds., Art in the Making Approaches to the Carving of Stone, 2015 lire en ligne. ↑ Nybelin Orvar, Essai d'interprétation de la Licorne » de Lascaux », Bulletin de la Société préhistorique française. Comptes rendus des séances mensuelles, t. 62, no 8, 1965, p. 276-279 lire en ligne. ↑ a et b en Eric Dinerstein, The Return of the Unicorns The Natural History and Conservation of the Greater One-Horned Rhinoceros, Columbia University Press, coll. Biology and Resource Management Series », 2003, 384 p. ISBN 0231501307 et 9780231501309, p. 82. ↑ en Aleksander Pluskowski, Narwhals or Unicorns? Exotic Animals as Material Culture in Medieval Europe », European Journal of Archaeology, vol. 7, no 3, 1er décembre 2004, p. 291–313 ISSN 1461-9571, DOI lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017. ↑ Bernard Ribemont, Du rhinocéros à la licorne question de dénomination », Études de Langue et Littérature françaises de l'Université de Hiroshima, vol. 24, 2005, p. 223-239 lire en ligne. ↑ a b et c Jean Meyers, Le rhinocéros » de frère Félix Fabri Autopsie d’un passage de l’Evagatorium II, 7, fol. 39 B-40 A », Rursus, no 3, 2008 lire en ligne, consulté le 16 juillet 2009. ↑ en V. Zhegallo, N. Kalandadze, A. Shapovalov, Z. Bessudnova, N. Noskova et E. Tesakova, On the fossil rhinoceros Elasmotherium including the collections of the Russian Academy of Sciences », Cranium, vol. 22, no 1, 2005, p. 16. ↑ en Paula Jo Reimer et Svetlana Vladimirovna Svyatko, Comment on Shpansky et al. 2016,The Quaternary Mammals from Kozhamzhar Locality Pavlodar Region, Kazakhstan. 2016 », American Journal of Applied Sciences, vol. 13, no 4, 2016, p. 477-478 DOI ↑ a et b en Jaroslav Stetkevych, In search of the unicorn the onager and the oryx in the arabic ode », Journal of Arabic Literature, vol. 33, no 2, 1er août 2002, p. 79–130 ISSN 1570-064x, DOI lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017 ↑ en Charlotte H. Beck, Unicorn to Eland The Rilkean Spirit in the Poetry of Randall Jarrell », The Southern Literary Journal, vol. 12, no 1, 1979, p. 3–17 DOI lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017. ↑ Paul Veyne, Prodiges, divination et peur des dieux chez Plutarque », Revue de l'histoire des religions, vol. 216, no 4, 1999, p. 387-442 lire en ligne. ↑ en Sanping Chen, Multicultural China in the Early Middle Ages, University of Pennsylvania Press, coll. Encounters with Asia », 2012, 296 p. ISBN 0812206282 et 9780812206289, p. 51. ↑ Maurice Louis Tournier, L'imaginaire et la symbolique dans la Chine ancienne, L'Harmattan, 1991, 575 p. ISBN 9782738409768, lire en ligne, p. 147-151. ↑ Denis Sinor, Sur les noms altaïques de la licorne », Wiener Zeitschrift für die Kunde des Morgenlandes, vol. 56, 1960, p. 168–176 lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017. ↑ es Xosé Luís Couceiro et Camilo Flores Varela, Homenaxe ó Profesor Camilo Flores, vol. 2, Univ. Santiago de Compostela, 1999 ISBN 8481217883 et 9788481217889, lire en ligne, p. 353. ↑ Claude Lecouteux, Les monstres dans la pensée médiévale européenne essai de présentation, vol. 10 de Cultures et civilisations médiévales, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1993, 183 p. ISBN 9782840500216, p. 45. ↑ Einhorn 1998, p. 130-131. ↑ a b c et d Guy de Tervarent, Attributs et symboles dans l'art profane dictionnaire d'un langage perdu 1450-1600, Librairie Droz, coll. Titre courant » no 7, 1997, 535 p. ISBN 978-2-600-00507-4, OCLC 39046556, lire en ligne, p. 281-287. ↑ a et b de Guido Schönberger, Narwal-Einhorn, Stüdien über einen seltenen Werkstoff, vol. IX, Städel Jahrbuch, 1935-1936. ↑ Olivier Boilleau, La Queste à la Licorne ou l’héritage symboliste dans l’œuvre poétique de Victor Segalen Thèse de doctorat en littérature française, sous la dir. de Jean-Yves Tadié, Lille, Atelier National de Reproduction des Thèses, Université de Paris-IV Sorbonne, 2002 présentation en ligne. ↑ en Harold Bayley, Lost language of Symbolism, t. II, Londres, Kessinger Publishing, LLC, 14 aout 2003 ISBN 978-0766176010, p. 98-99 ↑ en Harold Bayley, New Light on the Renaissance Displayed in Contemporary, Londres, Emblems, 1909 ISBN 978-1-4357-5196-5, p. 14-15 ↑ en Elizabeth S. Sklar et Donald L. Hoffman, King Arthur in Popular Culture, McFarland, 2002, 272 p. ISBN 0786412577 et 9780786412570, p. 12. ↑ Isabelle Célestin-Lhopiteau et Antoine Bioy, Aide-mémoire - Hypnoanalgésie et hypnosédation en 43 notions, Dunod, 2014, 256 p. ISBN 2100597337 et 9782100597338, p. 159. ↑ a b et c en J. L. W., The unicorn in the messianic imagery of the greek bible », Journal of theological studies, vol. 45, no 1, 1994, p. 117-136 lire en ligne. ↑ Alain Couret, Frédéric Ogé et Annick Audiot, Homme, animal, société, vol. 2 de Histoire et animal études, Presses de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 1989, 552 p., p. 183. ↑ a b c d e et f Fabienne Pomel dir., Cornes et plumes dans la littérature médiévale Attributs, signes et emblèmes, Presses universitaires de Rennes, 2016, 426 p. ISBN 2753546991 et 9782753546998, La licorne », p. 138-141. ↑ a b c d e f et g Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, éditions Robert Laffont, coll. Bouquins », 2005, 1060 p. ISBN 978-2-221-08716-9, OCLC 39853668, Entrée licorne » ». ↑ Gilbert Durand, Les Structures anthropologiques de l'imaginaire, Dunod, juin 1993 ISBN 2100014153, p. 560. ↑ Bernard Joly préf. Jean-Paul Dumont, La rationalité de l'alchimie au XVIIe siècle, Paris, Vrin, coll. Mathesis », 1992, 408 p., 22 cm ISBN 2-711-61055-1 et 978-2-711-61055-6, BNF 35515811, lire en ligne, partie 3, chap. III La perfection et l'unité de la Pierre », p. 257-258 qui reprend Ernst Kämmerer Le problème du corps, de l'âme et de l'esprit chez Paracelse et chez quelques auteurs du XVIIe siècle in Paracelse Cahiers de l'Hermétisme, Albin Michel, 1980. ↑ Bernard Marillier, Le cerf symboles, mythes, traditions, héraldique, Éditions Cheminements, coll. Hermine », 2007 ISBN 2844784534 et 9782844784537, p. 111-112. ↑ Einhorn 1998. ↑ en Margaret Beam Freeman, The Unicorn Tapestries, Metropolitan Museum of Art, 1976, 244 p. ISBN 0870991477 et 9780870991479. ↑ a et b Élisabeth Delahaye, Les tapisseries de La Dame à la licorne, allégories des sens, Abstract », Communications, no 86, 2010, p. 57–64 ISSN 0588-8018, DOI lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017. ↑ Elisabeth Taburet, La Dame à la licorne, Réunion des Musées nationaux, 2007, 128 p. ISBN 271185034X et 9782711850341, p. 47-48. ↑ Marcel Roethlisberger, La Tenture de la Licorne dans la Collection Borromée », Oud Holland, vol. 82, no 3, 1967, p. 85–115 lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017. ↑ Michel Pastoureau préf. Jean Hubert, Traité d’héraldique, Paris, Picard, 1979, 366 p., p. 156-157. ↑ Philippe Voluer et Daniel Cardot, La brasserie Licorne histoire de la bière et de la brasserie à Saverne, 2013, 111 p. ISBN 2363290283 et 9782363290281. ↑ a b et c Gilbert Millet et Denis Labbé, Les mots du merveilleux et du fantastique, vol. 40 de Le français retrouvé, Belin, 2003, 493 p. ISBN 2701133424 et 9782701133423, ISSN 0291-7521, licorne ». ↑ en Daniel Mackay, The Fantasy Role-Playing Game A New Performing Art, McFarland, 2017, 215 p. ISBN 0786450479 et 9780786450473, p. 22. ↑ André-François Ruaud, Le Panorama illustré de la fantasy & du merveilleux, t. 2 De Tolkien à Moorcock, Les moutons électriques, 2017 ISBN 2361833891 et 9782361833893, p. 352. ↑ en T. Shanahan, Philosophy and Blade Runner, Springer, 2016, 217 p. ISBN 1137412291 et 9781137412294, p. 15. ↑ a b et c Amélie Tsaag Valren, La licorne, de Lewis Carroll à Mon petit Poney histoire d'une déchéance symbolique », Cheval Savoir, no 35, septembre 2012 lire en ligne. Mireille Didrit et Raymond Pujol, Note de recherche d'Ethnozoologie Licorne de Mer ou Licorne de Terre le Narval, Université Paris-V - Sorbonne, maîtrise d'anthropologie sociale et culturelle, septembre 1996 lire en ligne. ↑ a b c d e f et g Didrit et Pujol 1996, p. 1. ↑ la Carl von Linné, Systema naturae, Bruxelles, 1793, p. 297-298, cité dans Didrit et Pujol 1996. ↑ a b c et d Didrit et Pujol 1996, p. résumé. ↑ Roger Caillois, cité dans Didrit et Pujol 1996. en Richard Ettinghausen, Freer Gallery of Art Occasional Papers, vol. 1, no 3 The unicorn, Washington, Smithsonian Institution, 1950, 142 p. lire en ligne ↑ a et b Ettinghausen 1950, p. 73-74 ; 149. ↑ Ettinghausen 1950, p. 1-2. ↑ Ettinghausen 1950, p. 73. ↑ Ettinghausen 1950, p. 81. ↑ Ettinghausen 1950, p. 95-96. ↑ Ettinghausen 1950, p. 10-21. ↑ Ettinghausen 1950, p. 21 ; 32. ↑ Ettinghausen 1950, p. 21. ↑ Ettinghausen 1950, p. 35-45. ↑ Ettinghausen 1950, p. 46-51. ↑ Ettinghausen 1950, p. 26-36. ↑ Ettinghausen 1950, p. 52-58. ↑ Ettinghausen 1950, p. XI ; 64-66, 157. ↑ Ettinghausen 1950, p. 65. ↑ Ettinghausen 1950, p. 74-75. ↑ Ettinghausen 1950, p. 93. ↑ a et b Ettinghausen 1950, p. 59-61. ↑ Ettinghausen 1950, p. 76. ↑ Ettinghausen 1950, p. 109-110. ↑ Ettinghausen 1950, p. 3-5. Bruno Faidutti, Images et connaissance de la licorne Fin du Moyen Âge - XIXe siècle, t. 1, Paris, Thèse de doctorat de l'Université Paris XII Sciences littéraires et humaines, 30 novembre 1996, 390 p. lire en ligne ↑ a et b Faidutti 1996, p. 16. ↑ a b c et d Faidutti 1996, p. 24. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 13. ↑ Faidutti 1996, p. 11. ↑ Faidutti 1996, p. 121. ↑ Faidutti 1996, p. 99. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 102. ↑ a b c et d Faidutti 1996, p. 102-111. ↑ Faidutti 1996, p. 120. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 134-135. ↑ a b et c Faidutti 1996, p. 105. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 280. ↑ Faidutti 1996, p. 173-174 ; 231. ↑ Faidutti 1996, p. 39. ↑ a b et c Faidutti 1996, p. 27. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 54-55 ; 122. ↑ Faidutti 1996, p. 64. ↑ Faidutti 1996, p. 29. ↑ Faidutti 1996, p. 35. ↑ Faidutti 1996, p. 28. ↑ Faidutti 1996, p. 33. ↑ Faidutti 1996, p. 103. ↑ Faidutti 1996, p. 66-67 ; 81. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 18. ↑ Faidutti 1996, p. 281. ↑ a b et c Faidutti 1996, p. 281-282. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 231. ↑ Faidutti 1996, p. 173-174. ↑ Faidutti 1996, p. 316. ↑ Faidutti 1996, p. 75. ↑ a b c et d Faidutti 1996, p. 204. ↑ a b et c Faidutti 1996, p. 202. ↑ Faidutti 1996, p. 29-30. ↑ Faidutti 1996, p. 5-6. ↑ Faidutti 1996, p. 68-69. ↑ Faidutti 1996, p. 283. ↑ a b c et d Faidutti 1996, p. 76. ↑ Faidutti 1996, p. 88. ↑ Faidutti 1996, p. 85-90. ↑ Faidutti 1996, p. 96. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 140-141. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 72. ↑ Faidutti 1996, p. 51. ↑ Faidutti 1996, p. 104. ↑ Faidutti 1996, p. 17. ↑ Faidutti 1996, p. 14. ↑ Faidutti 1996, p. 15. ↑ Faidutti 1996, p. 14-15. ↑ Faidutti 1996, p. 77. ↑ Faidutti 1996, p. 149-151. ↑ Faidutti 1996, p. 204-206. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 128. ↑ a b c et d Faidutti 1996, p. 130. ↑ Faidutti 1996, p. 127. ↑ Faidutti 1996, p. 131-132. ↑ Faidutti 1996, p. 205. Bruno Faidutti, Images et connaissance de la licorne Fin du Moyen Âge - XIXe siècle, t. 2, Paris, Thèse de doctorat de l'Université Paris XII Sciences littéraires et humaines, 30 novembre 1996, 362 p. lire en ligne ↑ a et b Faidutti 1996, p. 295-296. ↑ Faidutti 1996, p. 267. ↑ Faidutti 1996, p. 266-272. ↑ Faidutti 1996, p. 299-300. ↑ a et b Faidutti 1996. ↑ Faidutti 1996, p. 153. ↑ Faidutti 1996, p. 147. ↑ Faidutti 1996, p. 300. ↑ Faidutti 1996, p. 304. ↑ Faidutti 1996, p. 125-126. ↑ a et b Faidutti 1996, p. 135. ↑ Faidutti 1996, p. 134. ↑ Faidutti 1996, p. 137. ↑ Faidutti 1996, p. 292-293. Louis-Paul Fischer et Véronique Cossu Ferra Fischer, La licorne et la corne de licorne chez les apothicaires et les médecins », Histoire des sciences médicales, t. XLV, no 3, 2011, p. 265-274 lire en ligne ↑ Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 265-266. ↑ Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 268-269. ↑ Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 273. ↑ a et b Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 269. ↑ Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 270. ↑ Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 266. ↑ a et b Fischer et Cossu Ferra Fischer 2011, p. 268. en Jonathan Mark Kenoyer, Iconography of the Indus Unicorn Origins and Legacy », dans Connections and Complexity New Approaches to the Archaeology of South Asia, Left Coast Press, 2013 ISBN 1598746863 et 9781598746860 ↑ a b et c Kenoyer 2013, p. 107. ↑ Kenoyer 2013, p. 113. ↑ Kenoyer 2013, p. 117. ↑ Kenoyer 2013, p. 109. ↑ Kenoyer 2013, p. 121. ↑ Kenoyer 2013, p. 110. ↑ a et b Kenoyer 2013, p. 122. Jean-Pierre Jossua, La licorne images d'un couple, Éditions du Cerf, 1985, 128 p. ISBN 978-2-204-02299-6 et 978-2-204-02120-3, OCLC 12356953compte-rendu par Blaise Ollivier, La Licorne invention littéraire et production religieuse [note critique] », Archives des sciences sociales des religions, vol. 61, no 2, 1986, p. 169-173 lire en ligne. ↑ Jossua 1985, p. 9. ↑ Jossua 1985, p. 19. ↑ Jossua 1985, p. 18-22. ↑ Jossua 1985, p. 18-22 ; 33. ↑ a et b Ollivier 1986, p. 169. ↑ Jossua 1985. ↑ Jossua 1985, p. 65. ↑ Jossua 1985, p. 49. ↑ Jossua 1985, p. 33. ↑ Jossua 1985, p. 70-71. en Willy Ley, The Lungfish and the Unicorn; an Excursion into Romantic Zoology, Modern Age Books, 1941 ↑ a et b Ley 1941. en Odell Shepard, Lore of the Unicorn Folklore, evidences and reported sightings, Houghton Mifflin, 1930 réimpr. 2007, Bibliobazaar, 336 p. ISBN 978-0-486-27803-2, OCLC 28377099, lire en ligneOuvrage du domaine public. Malgré son ancienneté, la rigueur et l'exhaustivité du travail de recherche de Shepard sont soulignés dans divers travaux universitaires plus récents, entre autres ceux de Bruno Faidutti. ↑ a et b Shepard 1930, p. 14. ↑ Shepard 1930. ↑ a b et c Shepard 1930, p. 6. ↑ a et b Shepard 1930, p. 25. ↑ Shepard 1930, p. 7-11. ↑ a et b Shepard 1930, p. 9. ↑ Shepard 1930, p. 15. ↑ Shepard 1930, p. 295. ↑ Shepard 1930, p. 13. ↑ a et b Shepard 1930, p. 18. ↑ Shepard 1930, p. 17-18. ↑ Shepard 1930, p. 22-23. ↑ Shepard 1930, p. 23. ↑ a et b Shepard 1930, p. 26-27. ↑ Shepard 1930, p. 26. ↑ a et b Shepard 1930, p. 24. ↑ Shepard 1930, p. 27. ↑ a et b Shepard 1930, p. 20-22. ↑ Shepard 1930, p. 22. ↑ Shepard 1930, p. 19. en Elmer G. Suhr, An Interpretation of the Unicorn », Folklore, vol. 75, no 2, 1964, p. 91–109 présentation en ligne ↑ a b et c Suhr 1964, p. 91. Travaux relevant de l'ésotérisme ou de la psychanalyse Roger Caillois, Le mythe de la licorne, Fata Morgana, 1991, 69 p. OCLC 32432317 ↑ Caillois 1991, p. 57. ↑ Caillois 1991, p. 15. ↑ Caillois 1991, p. 23. ↑ Caillois 1991, p. 32. ↑ Caillois 1991, p. 37. Francesca Yvonne Caroutch, Le livre de la Licorne, Pardès, 1989, 243 p. ISBN 978-2-867-14066-2Compte rendu par Pierre Julien, Mystérieuse et contradictoire licorne Yvonne Caroutch, Le Livre de la Licorne. Symboles, mythes et réalités [compte-rendu] », Revue d'Histoire de la pharmacie, vol. 80, no 292, 1992, p. 89-90 lire en ligne. Francesca Yvonne Caroutch, Le mystère de la Licorne à la recherche du sens perdu, Dervy, 1997, 534 p. ISBN 978-2-850-76845-3 Francesca Yvonne Caroutch, La Licorne Symboles, Mythes et Réalités, Paris, éditions Pygmalion, 4 novembre 2002, 365 p. ISBN 978-2-857-04787-2 ↑ Caroutch 2002, p. résumé éditeur. ↑ a et b Caroutch 1989, p. 150. ↑ Caroutch 1997, p. 39. ↑ a et b Caroutch 2002, p. 8-9. ↑ Caroutch 1997, p. 536. ↑ Caroutch 1989, p. 6. ↑ Caroutch 1989, p. 7. ↑ Caroutch 2002, p. 10. ↑ Caroutch 2002, p. 7. ↑ Caroutch 1997, p. 7-8. ↑ Caroutch 1989, p. 143-168. ↑ Caroutch 1997, p. 35. ↑ a b c d et e Caroutch 1997, p. présentation éditeur. ↑ Caroutch 1989, p. 25. ↑ Caroutch 1997, p. 353. ↑ Caroutch 1997, p. 505. [Jung 1944] Carl Gustav Jung trad. de l'allemand par Henry Pernet et le Dr Roland Cahen, Psychologie et Alchimie, Buchet Chastel, 1944 réimpr. 2 janvier 2004, 705 p. ISBN 978-2-283-02035-7, OCLC 492869228. [Jung 2014] en Carl Gustav Jung trad. de l'allemand, Psychology and Alchemy, Routledge, 2014, 624 p. ISBN 1317533771 et 9781317533771, lire en ligne ↑ Jung 2014, p. 439. ↑ Jung 2014, p. 450. ↑ a et b Jung 1944, p. 548-593. ↑ Jung 2014, p. 438. Autres références psychanalyse et ésotérisme ↑ a et b en Michael Vannoy Adams, The mythological unconscious, Spring Publications, 2010 ISBN 9780882145952, OCLC 689549100, lire en ligne, Dreaming of a unicorn a comparison of Lacanian and Jungian interpretation. ↑ en D. J. Conway, Magickal Mystical Creatures Invite Their Powers Into Your Life, Llewellyn Worldwide, coll. How-to Series », 2001, 259 p. ISBN 156718149X et 9781567181494, p. 22. ↑ Diana Cooper et Tim Whild trad. de l'anglais par Martin Coursol, Le guide des archanges vers l'ascension 55 étapes vers la lumière [ The archangel guide to ascension »], éditions Ada, 2016 ISBN 9782897670818, OCLC 990819344, lire en ligne. ↑ en Diana Cooper, The Wonder of Unicorns, Findhorn Press, 2012, 208 p. ISBN 1844093255 et 9781844093250. ↑ en Adela Simons, A Unicorn in your Living-Room A guide to Spiritual Illumination, Troubador Publishing Ltd, 2014, 224 p. ISBN 1783064641 et 9781783064649, p. 4. ↑ en Steven Farmer, Animal Spirit Guides, Hay House, Inc, 2006, 455 p. ISBN 1401932126 et 9781401932121, p. 389-390. ↑ Hélène Renard, Dictionnaire des rêves, Éditions France Loisirs ISBN 2-7441-2720-5, p. 425. ↑ Serge Leclaire, Le rêve à la Licorne », dans Psychanalyser, Paris, Le Seuil, 1968 ISBN 9782020006361. ↑ Jean-Pierre Lehmann, Destins des traces - Che vuoi ?, Éditions L'Harmattan, 2005, 278 p. ISBN 2747586901 et 9782747586900, lire en ligne, chap. 23, p. 28-30. ↑ Bourniquel 1964, p. 136. ↑ Peggy A. Bulger, The Princess of Power Socializing Our Daughters Through TV, Toys, and Tradition », The Lion and the Unicorn, vol. 12, no 2, décembre 1988, p. 178-192 lire en ligne. Sources de presse ↑ en Tom Kington, Unicorn' found in Tuscany wildlife park », The Guardian, 11 juin 2008 consulté le 27 novembre 2017. Voir aussi it L'unicorno esce fuori dalla fiaba E si trasforma in realtà a Prato », Corriere fiorentino, 13 juin 2008 consulté le 5 aout 2012. ↑ La Corée du Nord affirme avoir trouvé une ancienne tanière de licorne », sur Le Huffington Post, 1er décembre 2012 consulté le 4 décembre 2012 ; Sébastien Falletti, Kim Jong-un et le secret de la licorne », sur Le Figaro, 4 novembre 2012 consulté le 4 novembre 2012 ↑ en Helen Pidd, "Unicorn lair 'discovery' blamed partly on mistranslation" », The Guardian, 5 décembre 2012. ↑ Vincent Ardillière, C'est mon choix », Les Inrockuptibles, nos 431-435, 2004, p. 42. ↑ Comment les licornes sont devenues la métaphore de l’extraordinaire », sur Slate consulté le 23 février 2016. Autres références ↑ a b et c Dudley 2008, p. 94. ↑ Dudley 2008, p. 15-16. ↑ a et b Dudley 2008, p. 16. ↑ Dudley 2008, p. 83-84. ↑ no Torfinn Ørmen, Drager mellom myte og virkelighet [ Dragons between myth and reality »], Oslo, Humanist forlag, 2005, 1re éd. ISBN 9788290425765, p. 252. ↑ en Tong Haowen und Liu Jinyi, The Pleistocene-Holocene extinction of mammals in China, Peking, Dong Wei - Proceedings of the Ninth Annual Symposium of the Chinese Society of Vertebrate Paleontology, 2004, p. 111–119. ↑ Dudley 2008, p. 89-90. ↑ Dudley 2008, p. 90. ↑ Dudley 2008, p. 91. ↑ en Elena Passarello, Animals Strike Curious Poses, Random House, 2017, 256 p. ISBN 1473549493 et 9781473549494, chap. Lancelot. ↑ Jean Lebrun invitant Michel Pastoureau, Les textes illustres du Moyen Âge Les bestiaires et la symbolique animale », sur France Inter, 27 décembre 2017. ↑ Dudley 2008, p. 12-14. ↑ Ctésias n'a en réalité jamais séjourné en Inde ↑ a b c et d en Joni Richards Bodart, They Suck, They Bite, They Eat, They Kill The Psychological Meaning of Supernatural Monsters in Young Adult Fiction, Scarecrow Press, coll. Scarecrow studies in young adult literature » no 43, 2011, 300 p. ISBN 0-810-88227-2 et 978-0-810-88227-0, OCLC 746833535, p. 202-204. ↑ Aristote et Pellegrin 2014, p. 1156-1157 ↑ a et b Bianciotto 1980. ↑ Pierre Racine, Marco Polo et ses voyages, Perrin, 2012, 456 p. ISBN 9782262031329 ↑ Carl von Linné, Systema naturae per regna tria naturae secundum classes, ordines, genera, species cum characteribus, differentiis, sinonimis, locis Regnum animale, t. 1, Leyde, 1735. ↑ a b et c Paul Henri Thiry d'Holbach, Licorne », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, vol. 9, 1751, p. 486 lire en ligne. ↑ a b c et d en Lewis Carroll, Through the Looking-Glass, and What Alice Found There. Traduction française Lewis Carroll trad. Michel Laporte, ill. Natalie Shau, Alice de l'autre côté du miroir, Livre de Poche Jeunesse, 2010, 160 p. ISBN 2013231164 et 9782013231169, VII ». ↑ a et b Dudley 2008, p. 5. ↑ Pour des exemples en langue française, voir, entre autres Vincent Dutrait, Arnaud Crémet, André-François Ruaud et Fabrice Collin, Le grimoire de Merlin et autres créatures fantastiques…, Deux Coqs d'Or, 2012, 176 p. ISBN 2013940106 et 9782013940108, Denis Nerincx, La Licorne de fiel, In Libro Veritas, 129 p. ISBN 978-2-352-09001-4 ; Élodie Loisel, Le souffle de Merlin, vol. 3 de Le secret des druides, Éditions AdA ISBN 2897673745 et 9782897673741 ; Marc Cantin ill. Stan, Vince, Une licorne pour cinq !, Flammarion, 2011, 90 p. ISBN 2081243237 et 9782081243231 ; Cornen, La licorne de Brocéliande, Editions de la Fibule, 2009, 36 p. ISBN 2952362165 et 9782952362160. ↑ Boris Leroy, Modéliser les licornes pour mieux prédire les espèces réelles », sur ↑ en Matti Megged, The Animal that never was in search of the unicorn, New York, Lumen Books, 1992, 162 p. ISBN 0-930-82920-4 et 978-0-930-82920-9, OCLC 803116113. ↑ Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire Naturelle, générale et particulière Supplément, t. 6, Paris, 1782 lire en ligne. ↑ a b et c d'Astorg 1963. ↑ Nadine-Josette Chaline, Amiens, 1900-2000 un siècle de vie, Éd. des Falaises, coll. Mémoires de ville », 2003, 199 p. ISBN 2848110104 et 9782848110103, ISSN 1633-3829, p. 180. ↑ a b et c Peter S. Beagle trad. de l'anglais, La dernière licorne, Denoël, coll. Lune d'encre », octobre 1999, 31 p. ISBN 9782207249598. ↑ René Barjavel, Les Dames à la licorne, Presses de la Cité, 1974, p. 190. ↑ René Barjavel et Olenka de Veer, Les dames à la licorne roman, Presses de la Cité, 1974, 338 p.. ↑ en Craig Graham, Peter's Destiny The Battle for Narnia, HarperCollins, coll. The Chronicles of Narnia Series », 2006, 96 p. ISBN 0060852364 et 9780060852368Voir couverture. ↑ a b et c Nathalie Labrousse, La fantasy, un rôle sur mesure pour le maître étalon », Asphodale, NooSFere, no 2, février 2003 ISBN 2-84727-016-7, lire en ligne » sur le site NooSFere. ↑ Rowling, Les animaux fantastiques Newt Scamander, Gallimard Jeunesse, 29 août 2001, 96 p. ISBN 978-2070549283. ↑ Osamu Tezuka trad. Sylvain Chollet, Unico, vol. 1, Toulon, Soleil manga, 2005, 226 p. ISBN 978-2-84946-124-2 et 2-84946-124-5. ↑ Jean Tulard, Le Nouveau guide des films - Intégrale, Groupe Robert Laffont, 2013, 9658 p. ISBN 2221124863 et 9782221124864, Enfant et la licorne L' ». ↑ en Frank Sacks, Nico The Unicorn, Tom Doherty Associates, 1996, 160 p. ISBN 0812551710 et 9780812551716. ↑ Grégoire Solotareff et Serge Elissalde, U de Grégoire Solotareff et Serge Elissalde », sur consulté le 10 juillet 2012 ↑ en Michael N. Salda, Arthurian Animation A Study of Cartoon Camelots on Film and Television, McFarland, 2013 ISBN 1476606145 et 9781476606149, lire en ligne, p. 100-103. ↑ en Martin Garcon et Masoud Nosrati, Horse Symbolism Review in Different Cultural Backgrounds », International Journal of Economy, Management and Social Sciences, janvier 2013 ISSN 2306-7276, lire en ligne ↑ it Loredana Lipperini, Generazione Pokémon i bambini e l'invasione planetaria dei nuovi "giocattoli di ruolo", Castelvecchi, 2000, 235 p. ISBN 9788882102494, p. 19-20. ↑ en John Wybo II, Unique Unicorns », Dragon TSR, no 190, 1993. Annexes Il existe une catégorie consacrée à ce sujet Licorne. Bibliographie document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Pierre Pellegrin dir. et Aristote, Aristote, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, 2014, 2923 p. ISBN 978-2-0812-7316-0, Histoire des animaux. [Beer 1977] en Rüdiger Robert Beer trad. de l'allemand par Charles M. Stem, Unicorn Myth and Reality, New York, Ash & Grant, 1977 ISBN 9780884055839 et 0-904-06915-X, OCLC 842205280, présentation en ligne Jocelyn Benoist dir. et Véronique Decaix dir., Licornes celles qui existent et celles qui n'existent pas, Paris, Vendémiaire, coll. Retour au Moyen Âge », 2021, 396 p. ISBN 978-2-36358-362-8. [d'Astorg 1963] Bertrand d'Astorg, Le mythe de la Dame à la licorne, Éditions du Seuil, coll. Pierres vives », 1963, 197 p. ISBN 978-2-020-02598-0, OCLC 150415334Compte-rendu par Camille Bourniquel, Le mythe de la licorne », Esprit, no 324, 1964, p. 135–137 lire en ligne, consulté le 12 décembre 2017 [Dudley 2008] en William Dudley, Unicorns, Capstone Press, coll. The mysterious and unknown », 2008 ISBN 1-601-52389-0 et 978-1-601-52389-1, OCLC 868662201 [Einhorn 1998] de Jürgen Werinhard Einhorn, Spiritalis unicornis Das Einhorn als Bedeutungsträger in Literatur und Kunst des Mittelalters, W. Fink, 1998, 2e éd. 1re éd. 1976, 685 p. ISBN 3-770-53143-4 et 978-3-770-53143-1, OCLC 803949697 [Epstein 1997] en Marc Michael Epstein, Dreams of subversion in medieval Jewish art and literature, Penn State Press, 1997 lire en ligne, chap. 5 The horn of His annointed From history to eschatology », p. 96-112 [Giblin 1991] en James Giblin ill. Michael McDermott, The truth about unicorns, HarperCollinsPublishers, 1991, 113 p. ISBN 978-0-060-22478-3 et 978-0-060-22479-0, OCLC 22420172 [Gotfredsen 1999] en Lise Gotfredsen trad. Anne Brown, The Unicorn, Abbeville Press, septembre 1999, 192 p. ISBN 0-789-20595-5 et 978-1-860-46267-2, OCLC 60163909 [Hathaway 1980] en Nancy Hathaway, The unicorn, New York, Avenel, 1980 réimpr. 24 novembre 1987, Random House ISBN 0-517-44902-1 et 978-0-517-44902-8, OCLC 10711105 [Lavers 2009] en Chris Lavers, The Natural History of Unicorns, Granta Books, 2009 ISBN 978-1-847-08062-2, OCLC 263296102 [Pastoureau et Taburet-Delahaye 2013] Michel Pastoureau et Elisabeth Taburet-Delahaye, Les secrets de la licorne, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2013, 141 p. ISBN 978-2-711-86112-5, OCLC 862797760 [Restelli 1992] it Marco Restelli, Il Ciclo dell’unicorno Miti d'Oriente e d'Occidente, Marsilio Editore, coll. Saggi », 1992, 177 p. ISBN 8-831-75532-3 et 978-8-831-75532-0, OCLC 28996406 [Schrader 1978] en Dorothy Lynne Schrader, Le dit de l'unicorne The unicorn story, The Florida State University doctorat de littérature médiévale, 1978 Articles connexes Liste de créatures légendaires Représentation des animaux dans l'art médiéval occidental Liens externes de Pascal Gratz, De Monocerote - Zur Rezeptionsgeschichte des Einhorns », 15 mars 2005 en Aaron J. Atsma, Equus Unicorn [La licorne en Grèce antique] », Theoi Greek Mythology. en Emil G. Hirsch et I. M. Casanowicz, Unicorn », Jewish Encyclopedia, 1906 consulté le 3 décembre 2017 Michel Pastoureau invité de Jean Lebrun, Les textes illustres du Moyen Âge Les bestiaires et la symbolique animale », sur France Inter, 27 décembre 2017. Michel Pastoureau et Mathilde Wagman, Les mystères de la licorne », sur France Culture, 30 août 2015. Ressource relative aux beaux-arts en British Museum
dragon quest 11 roue du dharmal